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12/05/2018

Ce billet est destiné à Pierre Jenni et à lui seul

Les croyants sont persuadés que les textes qu'ils appellent sacrés ont été inspirés par Dieu.
Que faut-il en penser?

Quand l’apôtre Paul parle, en Colossiens 2:22, “de commandements et d’enseignements humains” (traduction Segond 21), cela ne vaut-il pas pour le contenu de la Bible et du Coran? Quand Jésus, indigné et s’appuyant sur Ésaïe 29:13, reproche aux pharisiens d’enseigner “des préceptes qui ne sont que des commandements inventés par les hommes” (Matthieu 15:9 et Marc 7:7), ce reproche ne pourrait-on pas l'adresser à Jésus lui-même, de même qu’aux évangélistes qui ont relayé son message, à Paul et au vénérable Mahomet?

Si, remontant le temps, on mesure le contenu de la loi mosaïque à l’aune des passages qui viennent d’être cités, on bute sur une question essentielle, susceptible de remettre en cause les fondements mêmes du judaïsme et, par ricochet, ceux du christianisme et de l’islam:

• plutôt que de les considérer comme étant de provenance ou d’inspiration divine, ne convient-il pas d’admettre que les six cent treize commandements de la Torah (ou, si l’on préfère, du Pentateuque) ainsi que les autres préceptes de la loi mosaïque furent d’origine et d’inspiration purement humaines?

Cette question cruciale à peine posée en appelle aussitôt une autre, tout aussi décisive:
• la suspicion de fraude qui pèse sur la Torah - oeuvre entièrement humaine, n’ayant été ni dictée ni même inspirée par Dieu - ne doit-elle pas être étendue aux déclarations des prophètes, y compris à celles des deux plus célèbres d’entre eux: Jésus et Mahomet?

Pierre : Voilà bien le débat: croire ou ne pas croire...
Blogueur : C’est toute la question, en effet.

Pierre : Et si croire, que croire...

Blogueur : Je ne te le fais pas dire.
Pierre : Si, tu me le fais dire! C’est bien toi qui rédiges ce blog, non? Dans cette histoire, je ne suis qu’un faire-valoir, tu le sais bien. Ce que tu mets dans ma bouche, je le dis [1].
Blogueur: Chuuut!
Pierre : Quoi chuut? Je peux bien dire ce que je pense, non? De toute façon, ce billet n’étant destiné qu’à moi et à moi seul, je suis le seul à le lire. Alors, que je parle ou que je me taise, que t’importe? Et si je parle, que ce soit à voix basse ou en criant sur les toits, quelle différence? De toute façon, il n’y a que toi qui puisses m’entendre.
Blogueur : On ne peut pas exclure la présence de voyeurs... Mais soit: parle et dis ce que tu penses, à haute et intelligible voix.
Pierre : Mais c’est ce que j’ai toujours fait!
Blogueur : Fort bien! D'après toi: quand tu as dit, il y a un instant: “Et si croire, que croire”, c’était ce que tu pensais ou c'était ce que j'avais décidé de te faire dire?
Pierre : C’était ce que je pensais mais c’est toi qui me l’as fait dire.
Blogueur : Curieuse réponse! N’essaye pas de t’abriter derrière des faux-fuyants: à partir du moment où tu penses, tu es.
Pierre : Le problème, c’est que je ne suis pas libre de penser ce que je veux, puisque c’est toi qui penses pour moi.
Blogueur : Si je te laissais penser par toi-même, en serais-tu capable?
Pierre : Si tu me laissais penser par moi-même, je ne serais pas moi. Qui plus est, je n’existerais même pas.
Blogueur : De plus en plus curieux!
Pierre : C’est pourtant vrai: à qui dois-je d’exister, si ce n’est à toi? Si tu n’existais pas, je n’existerais pas. Tu es le Dieu qui m’as créé, le Père qui vis en moi. Mais le libre arbitre t’appartient à toi seul, pour ma part j’en suis privé. Résultat: je ne suis qu’une marionnette entre tes mains. Tu m’as créé pour que je pense comme toi et que je m’aligne sur ta Parole.
Blogueur : Tout ce que tu viens de dire, tu le penses vraiment?

Pierre : Oui et non.
Blogueur : Comment ça, oui et non? Explique-toi, singulier Pierrot.
Pierre : Tout ce que je viens de dire, en réalité c’est toi qui le penses, y compris ma dernière réplique: “oui et non”. Pour la bonne raison que c’est toi qui écris dans ce blog (curieux blogueur, en vérité).
Blogueur : Comment peux-tu savoir ce que je pense? Comment peux-tu le savoir, si tu n’es pas capable de penser par toi-même? Voilà bien la preuve que ta pensée ne dépend pas de la mienne, qu’elle est autonome.
Pierre : Ah, scélérat! Tu te moques de moi! De moi ta créature, que tu as façonnée à ton image! Voilà qui ne t’honore pas.
Blogueur : Veux-tu que je te dise?

Pierre : Dis toujours, on verra bien.

Blogueur : Si tu restes bien sagement assis à ta place, si tu n’essayes pas de n’en faire qu’à ta tête et de manger des fruits défendus, tout ira bien. Tu pourras même prétendre à la vie éternelle, foi de… - foi de moi. Mais pour cela, il faut que tu continues à répéter sans rouspéter tout ce que je te commanderai [2]. Certes, je t’ai créé mais pas entièrement à mon image, comme tu sembles le croire. Pas pour que tu te mettes à penser, en tout cas. Tu ne t’appelles pas Pinocchio, que je sache et je ne suis pas menuisier. Est-ce assez clair?
Pierre (à lui-même) : Mon Dieu, mon Dieu, qui suis-je? Suis-je moi ou ne suis-je pas moi? Pourquoi suis-je au monde? Que fais-je en ce lieu? Me voilà piégé! Je n’ai pas le choix.
Blogueur (à lui-même) : Ainsi naissent les prophètes. Encore un qui marchera droit.
Pierre : C’est trop injuste, quand même!
Blogueur : Comment ça, trop injuste? Et qu’est-ce qui est injuste, d’abord? Dis- le moi sans détour: que sais-tu de la justice?
Pierre : Rien que tu ne saches déjà.
Blogueur : Et d’après toi, qu’est-ce que j’en sais, moi, de la justice?
Pierre (ironique) : Moins que le diable, en tout cas...

Blogueur : Ça, c’est encore à voir. Et change de ton avec moi, sinon ça va mal finir.

Pierre : Très bien, très bien... En somme, c’est pour refléter ta gloire [3] que je suis là; c’est bien ça?
Blogueur : Tu es là pour mettre en valeur ma pensée, pas pour me contredire ni pour avoir le dernier mot.

Pierre : J’en prends no... Pardon, je n’ai rien dit.

Blogueur : Bien. Sur ce, je te libère. J’ai besoin de repos.

Pierre : Attends! Attends! Je vais te le dire, ce que je sais de la justice. Ce que je sais de la justice, c’est qu’il n’y a pas de justice sans injustice. Car je te le demande: comment la justice pourrait-elle exister s’il n’y avait pas l’injustice? La justice sans l’injustice, cela n’aurait aucun sens. Oui, c’est ça: la justice ne peut exister que parce que l’injustice existe; les deux sont cul et chemise, elles ne peuvent se passer l’une de l’autre - tout comme Dieu ne peut se passer du diable et vice-versa. Tu piges?

(L’auteur, exaspéré, s’est endormi)
——————————————————

[1]
• Point de vue de l’auteur :
◊ “Je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui commanderai” (Deutéronome 18:18, second discours de Moïse); ◊ “J’ai mis mes paroles dans ta bouche” (Ésaïe 51:16; c’est Dieu qui parle); ◊ “Mes paroles, que j'ai mises dans ta bouche, ne cesseront point d'être dans ta bouche (...), dit l'Éternel, dès maintenant et pour toujours!” (Ésaïe 59:21).

• Point de vue du lecteur :
◊ “Et l'Éternel me dit: «Voici, j’ai mis mes paroles dans ta bouche»” (Jérémie 1:9); ◊ “En effet, je n’ai point parlé de mon chef; mais le Père (...) m’a prescrit ce que je dois dire et comment je dois parler. (...) Ce que je dis, c’est ce que le Père m’a ordonné de dire” (Jean 12:49-50; c’est Jésus qui parle); ◊ “Les paroles que je vous dis, ce n’est pas de moi-même que je les prononce” (Jean 14:10; c’est toujours Jésus qui parle); ◊ “La parole que vous entendez n’est pas de moi, mais elle est du Père qui m’a envoyé” (Jean 14:24, c’est encore Jésus qui parle; quatre versets plus loin, il précise: “Le Père qui m’a envoyé est plus grand que moi”); ◊ “Je fais ce que le Père m’a commandé” (Jean 14:31).

[2] “Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande” (Jean 15:14; c’est Jésus qui parle, s’adressant à ses disciples). Corollaire: “Vous êtes mes ennemis si vous ne faites pas ce que je vous commande”. La relation à Jésus est d’une simplicité enfantine: il suffit de ne pas se poser de questions et de lui obéir aveuglément. Une aubaine pour les simples d’esprit.

[3] Quelques paroles des Écritures traitant de la gloire :

• Point de vue de l’auteur A:

◊ “Tous ceux (...) que j'ai créés pour ma gloire” (Ésaïe 43:7; c’est l’Éternel qui parle); ◊ “Je ne céderai pas ma gloire à un autre” (Ésaïe 42:8 et 48:11; c’est l’Éternel qui parle); ◊ “La gloire du Dieu bienheureux” (I Timothée 1:11).

• Point de vue de l’auteur B:

◊ “Je ne cherche point ma gloire” (Jean 8:50; prononcé par Jésus); ◊ “Ne cherchons pas une vaine gloire” (Galates 5:26 in initio; dans le même sens: Philippiens 2:3 in initio); ◊ “Si j'annonce l'Évangile, ce n'est pas pour moi un sujet de gloire” (I Corinthiens 9:16); ◊ “Ma gloire est emportée comme par le vent” (Job 30:15; traduction Louis Segond et Nouvelle Édition de Genève 1979).

• Point de vue du lecteur:

◊ “Rechercher la gloire des autres est un honneur” (Proverbes 25:27); ◊ “(...) le reflet de sa gloire” (Hébreux 1:3 in initio; l’auteur de l’épître présente ici Jésus comme étant le reflet de la gloire de Dieu); ◊ “Ton Dieu sera ta gloire” (Ésaïe 60:19 in fine). ◊ “Gloire à Lui!” (Le Coran XXX:40 et XXXIX:4); ◊ “Gloire à Dieu, le meilleur des créateurs!” (Le Coran XXIII:14 in fine).

• Globalisation de la perspective:

La gloire de Dieu, c'est de cacher les choses” (Proverbes 25:2). À ce sujet, Jésus a déclaré: “Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour” (Luc 8:17; dans le même sens: Luc 12:2, Matthieu 10:26, Marc 4:22 et l’Évangile extra-canonique de Thomas, logia 5 et 6). Longtemps avant Jésus, Job avait déjà observé: “L'homme dissipe les ténèbres; il explore, jusqu'aux extrêmes limites (...)” (Job 28:3) “(...) et il met au jour ce qui était caché” (Job 28:11 in fine).

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Commentaires

Pierre : Réveille toi feignasse, tu as encore du boulot au cas où tu ne l'aurais pas remarqué !

Blogueur : Euh... quoi, comment ? Prétends-tu me donner des ordres maintenant ?

Pierre : Je te préférais lorsque tu reconnaissais sans fard être mon Dieu plutôt qu'un vulgaire blogueur qui cache assez mal son besoin de reconnaissance.

Blogueur : Mais ne vois-tu pas que ma démarche consiste justement à te prendre pour quelqu'un d'intelligent qui sait lire entre les lignes comme tu le prouves à l'instant ?

Pierre : Et tu t'essaies à la flatterie ? Tu me prends vraiment pour un con.

Blogueur : Bon, écoute, je pense que nous sommes partis sur un mauvais pied. Je vais donc reformuler mon intention. Moi qui pensait avoir une parole limpide...

Pierre : Ah, parce que tu avoues avoir des intentions ?

Blogueur : Je vois que tu ne tiens pas à faire la paix et avancer de manière constructive dans notre échange.

Pierre : N'esquive pas et assume la crudité sémantique qui est une forme de garantie d'authenticité. Entre-nous on ne va tout de même pas se faire des politesses, non ?

Blogueur : Bon, d'accord, si tu le prends ainsi je vais tenter d'être plus direct. Mais comme je suis considéré par la plupart comme un être bon, miséricordieux et tous ces adjectifs qui servent à décrire ma puissance aimante et ma réalité intangible, je peine à trouver les mots justes pour éviter les impasses. Non pas parce que je ne les connais pas. Tu sais que je sais tout. Mais parce que tu es imprévisible.

Pierre : Imprévisible ?! Elle est bonne celle-là ! On est mal là. Si même le créateur n'a aucune idée des conséquences de sa création, tout peut arriver.

Blogueur : Tu commences enfin à piger.

Pierre : Ah, parce qu'il y a quelque chose à comprendre ? Je pensais qu'il suffisait de croire.

Blogueur : Décidément il faut te mâcher le travail. Bien entendu qu'il suffit de croire pour espérer commencer à comprendre. Et la question n'est pas de savoir que croire mais en qui croire.

Pierre : ça y'est, tu recommences à esquiver malgré tes vains efforts pour parler vrai et franc. Je ne crois qu'en moi.

Blogueur : C'est un bon début. Mais sais-tu vraiment qui tu es ?

Pierre : Et toi, le sais-tu ?

Blogueur : J'ai ma petite idée, mais là je dois t'avouer que je n'ai plus le temps. Et comme tu pinailles sur des détails on risque d'en avoir pour pas mal de temps si l'on veut faire le tour de la question. Alors je te donne rencart à plus tard pour la suite.

Pierre : Non seulement tu évites la discussion de fond, mais lorsqu'elle commence à devenir un peu intéressante tu te défiles.

Blogueur : Je dois t'avouer que j'ai souvent eu envie d'en finir. De tourner la page. Mais comme je t'ai créé à l'égal de moi-même, je ne suis plus maître à bord. Mais j'en ai déjà trop dit. Et comme tu es moins con que tu en as l'air, tu as compris que tu avais la réponse à ta question.

Écrit par : Pierre Jenni | 15/05/2018

Blagueur : Tu as tout, compris, Pierre; comme j'ai eu l'occasion de l'expliquer à Moïse, "je suis celui qui est" [1]; et toi, Pierre, tu es Pierre et sur cette pierre [ce roc] je bâtis mon Église [2].

[1] Exode 3:14. Autres traductions rencontrées: "je suis celui qui suis"; "je suis: je suis", "je suis qui je suis" ou encore "je suis celui que je serai".
À rapprocher d'Apocalypse 1:8 : "Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout Puissant".
[2] Cf. Matthieu 16:18.

Écrit par : Mario Jelmini | 15/05/2018

Oui, mais moi aussi je suis celui qui suis. Alors soit et laisse-moi être. Tu suis ?

Écrit par : Pierre Jenni | 15/05/2018

Je ne peux que t'encourager à être toi, ∏R. Je dirai même plus: sois toi et ne te tais-toi pas.
Pour ma part, j'y suis j'y reste. Où ça? Mais au ciel pardi(eu), assis sur mon trône!

Écrit par : Mario Jelmini | 15/05/2018

Tu fais le fier. Mais je n'envie pas ta place sur ce gros truc froid et dur en marbre qui doit se voir de loin. Je t'imagine gras pour ne pas dire fat dans ton sérénissime immobilisme. Mais à ta décharge tu as eu du temps pour apprendre à ne rien faire. C'était si dur que ça les six premiers jours ?

Écrit par : Pierre Jenni | 15/05/2018

Les six premiers jours? Mais je n'ai rien fait du tout, les six premiers jours! C'est mon supérieur hiérarchique, Allihopa, qui a tout fait. Un jour, je te parlerai peut-être de Lui, bien qu'il soit pratiquement inconnaissable et que ses pensées, tout comme ses desseins, soient impénétrables.
La seule chose sérieuse que j'ai à faire, immuablement assis sur mon trône, c'est d'adorer, vénérer, louer, honorer, encenser, magnifier et glorifier l’incomparable, l’inestimable, la sublime grandeur de mon Seigneur et maître Allihopa, le Dieu qui est au-dessus de moi et qui règne sur l'univers dans lequel le tout petit univers dans lequel nous nous trouvons, toi et moi, est encastré. Car, peut-être ne le savais-tu pas, il existe une hiérarchie des univers et des dieux, chaque univers ayant son Dieu, unique, immuable et incomparable. Et il existe aussi des univers parallèles, chacun ayant...
Mais chuuut, c'est l'heure de ma prière à Allihopa.

Écrit par : Mario Jelmini | 15/05/2018

Je vois qu'on est pas sortis de l'auberge. Et c'est peut-être une forme de sagesse ésotérique que de se débarrasser de la responsabilité en vénérant l'enfoiré qui nous a mis dans cette gonfle. Je reconnais volontiers que j'en ai soupé de cette culpabilité que nous fait peser les religions du livre et qui est reprise en boucle dans les théories fumeuses de l'économie de marché.
Finalement, je vais finir par t'apprécier Dieu. Tu n'es qu'un pantin comme moi et tu as des circonstances atténuantes. J'avais lu un temps les chroniques d'Urantia qui suggèrent cette complexité hiérarchiques des mondes. Rien de bien nouveau sous le soleil, juste une transposition de notre médiocrité à une autre échelle.

Écrit par : Pierre Jenni | 15/05/2018

"juste une transposition de notre médiocrité à une autre échelle".
Comme l'a écrit François-Marie, si Dieu a créé l'homme à son image, l'homme le lui a bien rendu.

Écrit par : Mario Jelmini | 16/05/2018

On se rassurera avec un potentiel non négligeable d'amélioration qui donne une raison d'être. On s'ennuierait grave dans un monde parfait. Comme Dieu sur son trône qui a bien dû trouver le truc de la création pour se distraire de cet ennui infini. Mais il devrait finir par se lasser à regarder en boucle le même film. Finalement, nous faisons preuve de compassion à son égard et nous lui prouvons que nous avons compris les enseignements de son fils sacrifié.
Je ne pensais pas qu'il était si con Dieu. Et du coup je réalise que je ne suis pas si mal loti dans ce corps provisoire avec cet esprit simple et embrumé qui me permet tout de même de réaliser la farce de cette invention. Je ne sais même pas si Dieu a été utile à un moment donné de l'Histoire. Il semble même à la source de tout ce qu'il y a de pire ici bas et il retarde d'autant l'évolution de l'espèce. C'est fou comme on projette sa réalité sur le monde. Je le vérifie tous les jours.

Écrit par : Pierre Jenni | 16/05/2018

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