UA-119481582-1

13/05/2018

Bénie entre toutes les femmes

images-1.jpegEn cette journée où les mères sont fleuries et honorées, si nous nous intéressions un peu à celle parmi les mères que les chrétiens considèrent comme bénie entre toutes les femmes, à savoir Marie de Nazareth?

Si l'on admet que Marie avait (au moins) quinze ans quand elle mit Jésus au monde et que Jésus avait (au moins) trente-trois ans quand il fut mis en croix, on doit considérer que la première nommée avait une cinquantaine d’années quand elle assista à la crucifixion du fruit béni de ses entrailles (Jean 19:25-27 atteste en effet de la présence, "près de la croix", de Marie mère de Jésus). Curieusement, après le départ de Jésus pour d’autres cieux, on n’entend plus parler de sa mère, elle qui avait pourtant été glorifiée et déclarée "bénie entre les femmes" (Luc 1:42; la Bible du Semeur traduit: "bénie plus que toutes les femmes"). En particulier, on ignore quand, où et dans quelles circonstances elle serait décédée. Aucun livre du Nouveau Testament images.jpeg(qu’il s’agisse des Évangiles, des Actes des apôtres [1] ou de l’une quelconque des vingt-et-une épîtres canoniques) ne s’intéresse plus à elle, comme si, après avoir été portée aux nues et célébrée comme un modèle de pureté, de vertu, d’humilité et de piété, la Mère du Messie était devenue quantité négligeable. Combien de temps Marie a-t-elle survécu à la disparition de son rejeton [2]? Est-elle morte de vieillesse? De chagrin? De honte? D’une maladie? A-t-elle été victime d’un accident? Fut-elle assassinée? S’est-elle suicidée? On n’en sait rien, toutes les conjectures sont permises. On peut juste supposer qu’elle avait plutôt des allures de petite vieille ratatinée que d’innocente jeune femme quand elle est montée au ciel.

L'Église catholique professe que Marie, au terme de sa vie terrestre, est entrée directement dans la gloire du ciel, âme et corps, sans connaître la mort et la corruption physique qui s’ensuit (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Assomption_de_Marie).
Cet événement donne lieu à une fête liturgique célébrée chaque année le 15 août. Non seulement il ne repose sur aucune base biblique mais il n’apparaît que dans des écrits apocryphes tardifs liés à la tradition populaire. Ce qui n’a pas empêché l’Église catholique d’en faire un dogme infaillible [3], conçu dans le prolongement de la virginité perpétuelle de Marie, crânement demeurée pucelle jusqu’à sa mort (autrement dit, jusqu’à son immaculée assomption). À propos de cette doctrine, ceux qui se demandent si Marie est restée vierge depuis qu’elle a gagné le ciel où elle file le parfait bonheur devraient avoir honte de soulever une telle question: le Vatican ayant décrété qu’il s’agissait d’une virginité perpétuelle, sa position ne saurait être ignorée au paradis. Autrement dit: le Saint-Siège ayant la science infuse, ses prises de position ne se discutent pas, au ciel comme sur la terre. Si le pape le dit, c’est qu’il a raison. Ou, pour le moins, qu’il a de bonnes raisons... Conclusion: le Vatican a toujours raison, même quand ses raisons heurtent la raison.

Peut-être certains lecteurs se demandent-ils comment Marie a-t-elle bien pu rester vierge jusqu'à la naissance de Jésus, voire bien au-delà. En d'autres termes: comment le Saint-Esprit s'y est-il pris pour féconder la jeune fille? Tout d'abord, une question mérite d’être posée: pourquoi Dieu a-t-il jeté son dévolu sur Marie plutôt que sur une autre femme? Il faut croire qu’il en était arrivé à la conclusion que l’appareil génital de la jeune fille, idéalement enfoui sous une broussaille de poils couleur ébène et protégé par un hymen intact, offrirait à l’embryon de Jésus les meilleures chances de se développer harmonieusement. Sur la question de savoir comment le Saint-Esprit allait procéder pour introduire la petite graine dans le ventre de Marie sans déchirer son hymen, Dieu faisait confiance à l'ange Gabriel, son fidèle associé, auquel il avait pris l'habitude de confier le rôle du Saint-Esprit: il trouverait bien une solution. Et sur la question de savoir comment ferait Jésus pour sortir du ventre de sa mère en lui épargnant l'embarras de la défloration, alors là il faut quand même dire la vérité, même si elle n’est pas bonne à entendre. La vérité (la vérité vraie, crue, nue, ultime, divine et sublime), c’est que Dieu n’en avait strictement rien à foutre de la virginité de Marie. Par contre, les bouffonneries de l’ange Gabriel dans son habit de fou du Roi l’amusaient beaucoup, surtout quand son protégé descendait sur terre pour se payer la tête des humains, abusant de leur bonne foi et se jouant de leur crédulité sans borne. Le jeu était si plaisant que Dieu avait surnommé Gabriel "mon ange farces et attrapes". Qui ne se souvient, au ciel, de l’hilarité générale provoquée par Gabriel quand il fit gober à Mahomet que Jésus (alias Îsâ, ou Hissa) parlait déjà comme un adulte alors qu’il n’était encore qu’un petit bébé (cf. Le Coran III:45-46, V:110 et XIX:29-33). Un autre éclat de rire retentissant est celui qui se produisit à la vue de la tête que faisait Zacharie après que Gabriel lui eut dit: "Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu; j'ai été envoyé pour te parler et pour t'annoncer une bonne nouvelle. Voici: tu vas devenir muet et tu ne pourras plus parler" (Luc 1:19-20). Pour les bonnes nouvelles, avec la Bible et le Coran on est vraiment gâté.

C'est pourtant l'islam, explicité par Wikipédia, qui fournit gracieusement les éclaircissements souhaitables à propos de la subite - mais ô combien glorieuse - grossesse de Marie: ”(…) la tradition musulmane affirme que ʿĪsā [Jésus] est directement créé par la Parole de Dieu «kun» («Sois» en arabe), l'«impératif divin» manifesté par un rûh [4] de Dieu, souffle divin intemporel insufflé en Maryam [Marie], le même souffle qui anime Adam et transmet la révélation aux Messagers, notamment à Mahomet"
(https://fr.wikipedia.org/wiki/ʿĪsā#cite_ref-9). Et paf! Autant dire, après cette démonstration à couper le souffle, que si quelque sceptique doublé d’un récalcitrant et triplé d’un pinailleur [5] avait encore l’audace de venir mettre en doute la conformité de la grossesse mariale avec les lois de la nature et de l’univers, sa place se trouverait dans un asile psychiatrique aux côtés de ceux qui nient la résurrection christique. Car il n’y a rien, absolument rien d’anormal ou de mystérieux dans le fait que Marie soit tombée enceinte. N’était-elle pas nubile?

Comme on le voit, dans l'islam comme dans le christianisme, mariologie et magie font bon ménage. Pour ceux qui ne le sauraient pas, la mariologie est la branche de la théologie chrétienne qui étudie et réfléchit sur la place de Marie, mère de Jésus-Christ, dans le mystère du salut du monde. Certaines facultés de théologie (comme celle de l'Université catholique de l'Ouest, à Angers) possèdent une chaire de mariologie.

Et c'est parce que j'étais destiné à devenir mariologue que mes parents, conseillés par l'ange Gabriel, m'ont affublé du prénom de Mario.



[1] Pour être exact, Luc mentionne une ultime fois Marie en Actes 1:14, où il rapporte qu’après l’Ascension de Jésus, "tous [les apôtres] persévéraient d'un commun accord dans la prière, avec les femmes, avec Marie mère de Jésus et avec les frères de Jésus".

[2] Quand les prophètes de l’Ancien Testament prédisent la venue d’un Messie, ils parlent de lui comme d’un "rejeton" (cf. Ésaïe 11:1, 11:10 et 53:2). Romains 15:12 et Apocalypse 5:5 reprennent ce terme pour l’appliquer directement à Jésus. Dans Apocalypse 22:16, Jean de Patmos fait dire à Jésus: "Je suis le rejeton de la racine de David et son descendant, l'étoile brillante du matin".

[3] “Le 11 octobre 1954 le Pape Pie XII a proclamé l'Assomption corporelle de Marie en tant que dogme officiel de l'Église Catholique Romaine, devant être reconnu comme tel par tous les fidèles” (source: «http://www.bibliste.com/Mariolat.html»).

[4] Vérification faite, c’est bien rûh (ou ruh) qu’il faut lire, et non pas rut.

[5] Pinailleur : quand il est utilisé dans le sens de "coïter de façon velléitaire et désordonnée" (définition donnée par Jacques Cellard et Alain Rey dans leur Dictionnaire du français non conventionnel, Hachette 1980), le verbe pinailler est dérivé de piner, qui signifie "faire l’amour, posséder charnellement" («http://fr.wiktionary.org/wiki/piner»). Quant au substantif correspondant à piner, à savoir pine (nota bene: qui est du genre féminin), il s’agit d’un terme d’argot ayant le sens de "membre viril, pénis, verge" («http://fr.wiktionary.org/wiki/pine»). Contrairement à ce qu’affirment certains malotrus, le fait que le mot "pine" soit présent dans le mot copine au même titre que le mot "pain" est présent dans le mot copain ne permet pas de deviner ce que partagent avec leurs copines ceux qui partagent leur pain avec leurs copains.

05:21 | Commentaires (17) |  Facebook | | |

Commentaires

D'où le fait que la Bible, entre autres, est une vaste fumisterie écrite pour les imbéciles ignares.

Écrit par : Duchenal | 13/05/2018

Répondre à ce commentaire

Enfin, Monsieur Mario Jelmini, en lisant vos conditions affichées concernant le fait d'être ou non publié sur votre blog... après ce que vous vous êtes permis à mon égard par le moyen des blogs il ne m'a pas été possible de retenir un imperceptible sourire... le curare apporté par le serpent de la Genèse est celui du doute avec pour conséquence que si Adam et Eve sont chassés du paradis le serpent, lui, y demeure quoique rampant

on pourrait voir par la démarche de ce serpent la jalousie d'un aîné concernant des nouveaux arrivés... l'autre curare, le votre me concernant, vous regarde

mais l'annonce de prochains échanges sur le religieux entre vous et Monsieur Jenni promet à vos lecteurs l'approche d'un sacré tandem...

Des proches, sans s'être concertés m'ont posé, l'un, la question de savoir si Corto passait par moi pour atteindre mon père ou passait pas mon père pour m'atteindre moi

et l'autre, si Monsieur Jenni laissait passer le pire concernant mon père pour atteindre mon père ou par mon père, moi!?

Contrairement à Monsieur Jenni je redoute en tout l'IA vu que l'on pourra, ce, sur commande... fabriquer des monstres, tels les robots, par exemple, monstres tueurs... parlant transhumanisme.

Nous sommes constitués d'un cerveau reptilien, puis limbique, cortes et néocortex
et ensuite... plus rien, pourquoi... forcément plus rien!?

l'intelligence naturelle est amour pur ce que ne sera jamais une intelligence "artificielle"!

Mes vœux, au vu de ce qui précède, les premiers paragraphes, sont-ils infondés?
J'ai parlé d'une force inspiratrice... s'agissait-il pour vous de l'accord longtemps attendu pour ce blog d'une "seconde chance"?

La réponse ne peut être que la vôtre.

Adieu, Monsieur Mario Jelmini.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13/05/2018

Répondre à ce commentaire

Mme Belakovsky vient de me dire adieu.
Elle a tourné le dos à mon blog.
Il ne sert donc à rien que je lui réponde puisqu'elle ne me lira pas.
Car c'est une femme de parole: comme la suite le démontrera, elle ne s'exprimera plus sur ce blog. Son éclairage va-t-il nous manquer?
Aux internautes auxquels elle va manquer de se manifester!

Écrit par : Mario Jelmini | 13/05/2018

Répondre à ce commentaire

"Comme on le voit, dans l'islam comme dans le christianisme, mariologie et magie font bon ménage."

Très mauvaise idée que de boire un café en vous lisant Monsieur Jelmini.

Je suis bon pour racheter un nouveau clavier pour mon PéééCééé.

Écrit par : Chuck Jones | 13/05/2018

Répondre à ce commentaire

Chers amis lecteurs,
Contre toute attente, Myriam Belakovsky vient de me faire parvenir un nouveau commentaire. Comme on est en démocratie, je lance un sondage. La question qui vous est soumise:
- Êtes vous pour ou contre la publication du nouveau commentaire de Mme Belakovsky, qui venait de faire à ce blog des adieux déchirants?
Si cela peut vous aider à prendre position, sachez que ce commentaire tient en une ligne et demi.

Écrit par : Mario Jelmini | 13/05/2018

Répondre à ce commentaire

Un télégramme ?

Un tweet ?

Un SMS ?

Un pouls ?

Écrit par : Chuck Jones | 13/05/2018

Répondre à ce commentaire

@ Chuck Jones
Et si, au lieu de ces quatre interrogations, vous aviez répondu directement s u r c e t t e p a g e à la question posée, à savoir: êtes-vous pour ou contre la publication du dernier commentaire de Myriam?

Écrit par : Mario Jelmini | 13/05/2018

Eh bien ... j'ai bien quelques raisons de lire en vertical la plupart des commentaires de Myriam, ... mais après mon accoutumance il y a déjà fort longtemps au sentiment de la désorientation (ça arrive lorsque vous osez vous dire à vous-même ... "Je suis perduuuuu-uuuu-uuuu!"), et un entraînement fort utile et même amusant acquis lors de nombreuses courses d'orientation auxquelles j'ai eu loisir de participer, ... et curieux de savoir s'il existe encore une révélation qui peut tenir en une "ligne et demi", ... eh bien, ... cher Mario, ... je suis ... POUR.

Madame Myriam Belakovsky, vous avez toute mon attention ...

Écrit par : Chuck Jones | 13/05/2018

Répondre à ce commentaire

À la demande unanime de Chuck, voici le tout dernier commentaire posté par Mme Myriam Belakovsky sur mon blog:

"Mario Jelmini,
C'est souvent bien après leur passage ici bas que l'on apprécie certains... rarement sur le moment."

J'en ai évidemment déduit que j'avais encore quelque petite chance d'être apprécié par Mme Belakovsky après ma mort. Merci à elle pour ces propos à la fois consolateurs et porteurs d'espérance.

Écrit par : Mario Jelmini | 13/05/2018

Répondre à ce commentaire

"C'est souvent bien après leur passage ici bas que l'on apprécie certains... rarement sur le moment."


On sent bien dans cette ligne et demie l'équilibre entre l'éternel et l'éphémère, à mi-chemin entre ciel et terre.

Ca me rappelle l'horizon au-dessus de la mer. Un bel horizon ouest.

Aimez-vous la mer, Monsieur Jelmini ? Ou peut-être plutôt l'océan ?

Écrit par : Chuck Jones | 13/05/2018

Répondre à ce commentaire

Don't go talking too loud, you'll cause a landslide, Mr. Jones.

Oui, j'aime le mer, l'océan. Et les grandes traversées en bateau.

Écrit par : Mario Jelmini | 14/05/2018

Répondre à ce commentaire

Je ne sais que dire...

Disons que... Mme Belakowsky n'a pas vraiment toute ma compassion pour les injures et volées de bois vert qu'elle se prend sur le blog de P. Jenni…

Tout comme je n'ai pas de compassion pour mon voisin qui se paie à vélo, les Mosses, le Pillon et le col de la Croix le samedi matin…

Je sais que ce n'est pas très charitable, mais… au lieu de s'inspirer du viril propos d'Edouard Balladur: “Je vous demande de vous […]…”; Myriam B. persiste en se référant sans doute à une citation attribuée à son idole, lors d'un meeting ou un trekking sur le plateau du Golan… (Matthieu 5, 38-42): «Vous avez appris qu'il a été dit: Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien! moi je vous dis de ne pas riposter au méchant; mais si quelqu'un te giffle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre […]

Y'a pas à dire, c'est du lourd... parce que même ceux qui se disent "évangéliques", c'est-à-dire les "encartés" au quatuor Matthieu, Marc, Luc, Jean; qui de surcroît pour nombre d'entre-eux sont persuadés que la terre est plate; z'arrivent pas à se contenir avec les méchants... c'est con, non ?

Pour en revenir à Myriam B., je comprends qu'elle veuille venir se mesurer ici verbalement avec le Vrai Diable... pour s'entraîner et entretenir sa Foi. Attention quand-même, c'est casse-gueule et l'abus d'alcool est mauvais pour le foie.

Écrit par : petard | 14/05/2018

Répondre à ce commentaire

Je rejoins Chuck Jones pour dire que Madame Myriam Belakovsky me manquera (j'espère que cela se changera en "manquerait") aussi, ne serait-ce que pour son obstination (au sens positif) à parler de choses essentielles.

Écrit par : Mère-Grand | 14/05/2018

Répondre à ce commentaire

Touchée non par les flatteurs mais par les aimables gens.
Minute, je dois éteindre la cuisinière.

Le judaïsme n'a pas enseigné qu'œil pour œil qui signifierait que tu m'as crevé un œil c'est mon droit de t'en crever un (œil)

mais

œil pour œil, enseigné par les rabbins, émission TV, sûr de sûr, le coupable assumera le prix des soins à la victime soit "œil pour œil"

et s'il s'agissait des deux yeux, le fautif devrait assumer non seulement les frais médicaux et rééducation mais également, si nécessaires, canne et chien d'aveugle.

Merci aux douces gens.

Myriam.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 14/05/2018

Répondre à ce commentaire

Et si tu m'as cassé une dent, tu devras payer la facture de mon dentiste.
Et si tu m'as cassé toutes les dents, tu devras me payer un dentier.
À l'époque, cela ne coûtait rien: il n'y avait ni dentistes pour remplacer les dents cassées, ni dentiers. Donc le coupable s'en sortait sans frais et la victime n'était pas indemnisée.

Idem pour les yeux: à l'époque, il n'y avait ni ophtalmologues pour soigner les yeux crevés, ni chirurgiens aptes à recoudre des yeux crevés ou à les remplacer par des yeux de verre. Ni chiens d'aveugle. Ni programme de rééducation. Donc crever des yeux n'entraînait aucun frais et les victimes n'étaient pas indemnisées.

Mais l'important, dans le commentaire de Myriam, c'est qu'elle n'ait pas oublié d'éteindre sa cuisinière.

Écrit par : Mario Jelmini | 14/05/2018

Ouais et le meurtrier devait assumer les frais de résurrection.

Écrit par : Caiphe | 14/05/2018

« assumer les frais de résurrection »

Allez-y, suggérez cette hypothèse à notre ministre des assurances sociales... Aïe !

Il y a de fortes chances qu'il abandonne sur le champ la lutte anti-tabac et l'alcool au volant... en sachant qu'il y aura forcément des résurrections plus difficiles que d'autres. L'hypothèse de ressusciter après une demi douzaine de trépas dûs à des cancers carabinés risque en effet de faire plonger le budget de la santé dans plus rouge que rouge...

Y aurait p'têtre un joli business dans les assurances couvrant les frais de résurrection. Mais c'est là que les primes prendraient l'ascenseur avec les options d'Ascencion ou d'Assomption...

Difficile d'imaginer que la résurrection sera un jour à la portée du défunt lambda...

Écrit par : petard | 14/05/2018

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.