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26/05/2018

Les raisons d'un abandon

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?” [1]: ces paroles, reprises d’un psaume [2] et que certains chroniqueurs (Matthieu 27:46 et Marc 15:34 [3]) font prononcer à Jésus alors que celui-ci souffre le martyre sur la croix [4], ont longtemps préoccupé Marguerite, surtout dans ces périodes difficiles où elle-même se sentait seule et abandonnée.


Jésus en était arrivé au point de se présenter comme “Dieu fait homme” et de prétendre ne faire qu’un avec le Tout-Puissant (ainsi Jean 14:11: “Croyez-moi: je suis dans le Père et le Père est en moi” [5]). Pour Dieu le Père, cela était inadmissible, intolérable - même si Jésus, d’une certaine manière, n’avait pas tout à fait tort. Une forte tête, ce Jésus. On ne sait pas très bien s’il était tombé sur la tête ou si sa mission lui était montée à la tête (selon une source proche du dossier, les deux thèses ne seraient pas incompatibles), le fait est qu’il s’est pris la tête, qu’il l’a perdue et qu’il s’est mis à délirer. N’est-il pas allé jusqu’à payer une femme (une prostituée de surcroît) pour qu’elle l’asperge de la tête aux pieds avec un parfum précieux, extrêmement coûteux (cf. Luc 7:36-39, Matthieu 26:6-13, Marc 14:3-9, Jean 11:2 et Jean 12:1-8)? Et ne s'était-il pas permis d'affirmer: BdsIO_tIcAAWDLN.jpg• “Je le suis [le Messie, le Christ], moi qui te parle” (Jean 4:25-26) [6]; • “Je suis la lumière du monde” (Jean 8:12 et 9:5); • “Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort (...)»” (Jean 11:25); • “Je suis le chemin, la vérité et la vie (...) (Jean 14:6); • “Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre” (Matthieu 28:18); • “Hors de moi, vous ne pouvez rien faire” (Jean 15:5; traduction en langage populaire: “Sans moi, vous êtes foutus”) [7]. Tout cela n’avait pas été programmé. Dieu, le configurateur de notre univers, se devait d’intervenir pour mettre fin à cette mascarade. Jésus avait voulu s’élever au-dessus de sa condition d’homme pour s’identifier à Dieu [8], se rendant ainsi coupable du plus grave d’entre les crimes: celui de lèse-configurateur. C’est que cela peut être dangereux, pour un configurateur, un esprit humain novateur qui veut rivaliser avec lui. Il s’agissait donc d’écraser publiquement cet agitateur, ce brasseur d’idées, ce prophète à la noix, ce psychopathe avant que tous ne se prennent pour des configurateurs. Car alors les configurateurs en titre (les seuls autorisés, les seuls légitimes) perdraient leur raison d’être et ce serait la fin de l’ordre établi (et, par conséquent, de leurs privilèges).

Il s’agissait, pour Dieu, de mettre fin à ce capharnaüm, de remettre l’idole des foules à sa place, de remettre la synagogue au milieu du village. C’est ainsi que, dans un souci d’ordre, Dieu a laissé tomber Jésus [9] et l’a fait crucifier en public [10]. Ce que Jésus, dans sa douce folie, n’a pas compris car il était persuadé que son Père l’aimait [11] et, qui plus est, que son Père l’aimait tel qu’il était.

Le risque, avec les hommes, c’est qu’ils se prennent facilement pour des dieux, ce qui est sévèrement réprimé par le droit divin. C’est pour avoir ignoré, volontairement ou non, cette règle élémentaire de la bienséance que Jésus a fini par être sacrifié sur l’autel de la raison d’État (l’État étant ici figuré par le Royaume de Dieu).

Ainsi fut écarté Jésus-la-menace, qui s’était mis en tête de devenir l’égal de Dieu et immortel comme lui [12]. Le Père céleste a réglé son cas avec la détermination et l’efficacité dont il avait déjà fait preuve aux origines, lorsqu’il avait sévi à l’encontre d’Adam et Ève en les expulsant du jardin d’Éden parce qu’ils avaient mangé “des fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal” (Genèse 2:15-17 et 3:1-24), signant par là leur arrêt de mort. Le parallélisme est frappant.

Avec le temps, l’être humain a fini par comprendre qu’il était vain de prétendre se hisser à la hauteur de Dieu ou de se révolter contre lui; de tels actes n’entraînaient-ils pas systématiquement une mort violente? Il s’est donc résolu à pactiser avec le Tout-Puissant et à reconnaître sa souveraineté sur l’univers [13]. Marguerite, toutefois, ne semble pas encore prête, pour ce qui la concerne, à accepter cette compromission. [14] En prendra-t-elle quand même le chemin, comme le commanderait la tranquillité de son âme? Pour cela, il faudrait qu’elle soit capable de mettre une croix sur son orgueil [15] et sur sa fierté et qu’elle consente à adopter ce profil bas qui lui permettrait, en s’inclinant avec la déférence convenable, de rejoindre le troupeau [16] des brebis qui paissent sous la protection et dans la paix du Seigneur.

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Malheureusement, pour l’heure, non seulement Marguerite ne manifeste pas la moindre intention d’aller paître dans les verts pâturages du bon berger (cf. Psaumes 23:2 et Jean 10:11) mais elle serait plutôt encline à envoyer paître ledit bon berger... [17]

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[1] Comparer avec: • “L’Éternel m’a abandonné; le Seigneur m’a oublié” (Ésaïe 49:14); • “Il [Dieu] m’a laissé dans l’abandon. Il a bandé son arc et il m’a choisi pour cible de ses flèches. Il m’a transpercé les reins des traits de son carquois. (...) Il m’a brisé les dents avec des cailloux; il m’a plongé dans la cendre” (Lamentations 3:11-16).

[2] “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? Pourquoi restes-tu loin, sans me secourir, sans écouter mes plaintes? Mon Dieu, je crie le jour – et tu ne réponds pas; la nuit – et je ne trouve point le repos” (Psaumes 22:2-3). Du même auteur, dans le même livre et le même ordre d’idées: ◊ “Quand je crie, réponds-moi, ô mon Dieu” (Psaumes 4:1 ou 4:2, selon la numérotation adoptée); ◊◊ “Éternel, ne m’abandonne pas! Mon Dieu, ne t’éloigne pas de moi! Viens en hâte à mon secours, ô Seigneur, mon sauveur!” (Psaumes 38:21-22 ou 22-23, selon la numérotation adoptée; dans le même sens: Psaumes 71:9-12). Dans Ésaïe 38:14 in fine, le roi de Juda Ézéchias, ayant appris qu’il était atteint d’une maladie incurable, s’exclame dans un cantique: “Ô Éternel! je suis dans l’angoisse, viens à mon secours!”. Treize siècles après Ézéchias, le prophète Mahomet et ses compagnons en seront toujours à se poser la question: Quand donc arrivera le secours de Dieu? (Le Coran II:214).

[3] Voir aussi l’Évangile apocryphe de Philippe, logion 60.

[4] “Le peuple se tenait là et regardait. Les magistrats se moquaient de Jésus, en disant: «Il en a sauvé d’autres; qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ, l’élu de Dieu!»” (Luc 23:35).

[5] Dans le même sens: Jean 10:38 (“(...) afin que vous appreniez et que vous sachiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père”), Jean 14:10-11 et Jean 17:21 in initio (ou 17:20 in fine, selon les éditions). Dans un sens analogue: Jean 10:30 (“Moi et le Père, nous sommes un”) et Jean 17:11 in fine.

[6] Confidence faite vers midi à une Samaritaine auprès du puits de Sichar; le stratagème faisait sans doute partie de l’arsenal des dragueurs juifs de l’époque [6.1]; de nos jours, ce genre de baratin aurait peu de chance de donner des résultats.

......... [6.1] Jésus dut prendre goût à ce petit jeu puisqu’il le répéta devant Caïphe [6.1.1] (cf. Matthieu 26:64 et Marc 14:62); mais Caïphe et le Sanhédrin furent moins naïfs que la Samaritaine et ne s’en laissèrent pas conter (cf. Matthieu 26:65-66 et Marc 14:63- 64).
.................. [6.1.1] Caïphe: surnom de Joseph, Grand-prêtre juif de 18 à 36 ap. J.-C. et, à ce titre, Président du Sanhédrin, sorte de conseil suprême du judaïsme (voir Matthieu 26:57-68 et 27:1-2, Marc 14:53-65, Luc 22:54 et 63-71, Jean 18:12-24).

[7] Ce genre de divagations faisait dire à ses proches: “Il [Jésus] a perdu la raison” (Marc 3:21; la Bible du Semeur traduit: “Il est devenu fou”); et aux scribes: “Il [Jésus] est possédé de Béelzébul, (...) le prince des démons [7.1]” (Marc 3:22) ou “Il [Jésus] est possédé d’un esprit impur” (Marc 3:30; dans le même sens: Jean 8:48-52 et 10:19-20). En Jean 7:20, la foule répond à Jésus: “Tu as un démon en toi”.
Il est vrai que Jésus avait de qui tenir; son Père (spirituel) n’avait-il pas affirmé: “À part moi, il n’y a pas de Dieu” (Ésaïe 45:21)? Si tel était bien le cas (c’est-à-dire: s’il n’y avait pas de Dieu à part Dieu), pourquoi le Dieu des juifs et le Dieu des musulmans ne sont-ils pas d’accord avec le Dieu des chrétiens? Le Dieu des protestants avec celui des catholiques? Le Dieu des chiites avec celui des sunnites? Pourquoi tous ces Dieux se font-ils la guerre par être humains interposés? Lequel est plus authentique que les autres? Pour autant qu’il y en ait un d’authentique, bien sûr.

......... [7.1] Béelzébul: terme de mépris pour désigner Satan.

[8] “Voyez, je suis devenu semblable à Dieu” (Edwin A. Abbott, Flatland, une aventure à plusieurs dimensions, Denoël, Présence du futur/110, Paris 1998, p. 150; c’est le Carré qui parle)

[9] “Son coeur s’étant enflé et son esprit enorgueilli à l’excès, il fut renversé de son trône royal et dépouillé de sa gloire” (Daniel 5:20).

[10] Pourquoi avoir opté pour la crucifixion plutôt que pour la pendaison, par exemple [10.1]? Tout bêtement parce que la crucifixion nécessite un marteau et des clous et que Dieu avait en tête le proverbe japonais: “Tout clou qui dépasse doit être enfoncé”. Jésus s’étant comporté en clou qui dépasse, il fallait l’enfoncer publiquement. Il n’est pas difficile, dans cette affaire, de percevoir la dimension symbolique du clou. Surtout quand on connaît la propension du Père à se servir de symboles pour enfoncer ses messages dans le crâne des humains.
À ce sujet, une devise solidement implantée au ciel dit à peu près ceci (si tant est que l’on puisse transcrire dans un idiome terrestre la langue dans laquelle les êtres célestes communiquent entre eux): “Si quelqu’un traverse en dehors des clous, il faut lui river le sien”.

......... [10.1] Nota bene: le docteur Guillotin n’était pas encore né.

[11] • “Le Père aime le Fils” (Jean 5:20), déclara un jour Jésus aux Juifs; • “Le Père m’aime” (Jean 10:17), affirma-t-il un autre jour; • “Tu m’as aimé avant la création du monde” (Jean 17:24), alla jusqu’à se glorifier Jésus en s’adressant au Père éternel (à mettre en relation avec Jean 17:5 : “Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût”; on conviendra qu’il faut posséder une sacrée dose de narcissisme et un ego singulièrement hypertrophié pour songer à tenir de tels propos).

[12] • “Il [Jésus] disait que Dieu était son propre Père, se faisant égal à Dieu” (Jean 5:18); • “Toi qui n'es qu'un homme, tu te fais passer pour Dieu” (Jean 10:33, traduction Bible du Semeur; reproche adressé par les Juifs à Jésus).

[13] • “Car si le meurtrier n’est autre que Dieu, on ne peut que se taire et s’incliner” (Miguel de Cervantès Saavedra, 1547-1616, Don Quichotte de la Manche, traduction d’Aline Schulman, Éditions du Seuil, coll. Points, octobre 1997, p. 200; c’est don Quichotte qui parle); • “En des temps comme ceux-ci, le sage se tait” (Amos 5:13); • “Que personne ne conteste, que personne ne se livre à des reproches!” (Osée 4:4).

[14] • “Puis il [Dieu] dit à l’homme: la crainte du Seigneur, voilà la sagesse” (Job 28:28); • “L'Éternel est dans son saint temple; que toute la terre fasse silence devant lui!” (Habacuc 2:20).

[15] L’orgueil de Marguerite est toutefois sans commune mesure avec celui de Jésus, lequel déclarait à qui voulait l’entendre: • “Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie” (Jean 14:6); • “Je suis la Porte: si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé” (Jean 10:9); • “Je suis le Pain de Vie; celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif” (Jean 6:35; voir aussi Jean 6:41, 6:48, 6:57-58 et 7:37-38); • “Je suis le Pain vivant qui est descendu du ciel; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement” (Jean 6:51); • “Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai le dernier jour” (Jean 6:54) [15.1]; • “Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais” (Jean 11:25-26); • “Celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera” (Matthieu 10:39; dans le même sens: Matthieu 16:25, Marc 8:35 et Luc 9:24, les deux derniers versets mentionnés faisant dire à Jésus “sauvera” et non pas “retrouvera”); • “Vous m'appelez Maître et Seigneur et vous avez raison car je le suis” (Jean 13:13); • “C’est moi la lumière qui est au-dessus d’eux tous; c’est moi le Tout; le Tout est issu de moi et c’est à moi que le Tout est parvenu” (Évangile extra-canonique de Thomas, logion 77). L’orgueil de se croire l’élu de Dieu, de se croire Dieu. Décidément, il avait un gros problème d’ego ce Jésus! Pour autant qu'il ait réellement prononcé ces paroles et que ce ne soient pas les rédacteurs du selon Jean et celui (ou ceux) du selon Thomas qui aient profité du fait qu'il était mort pour les glisser a posteriori dans sa bouche...

......... [15.1] “(...) et moi je le ressusciterai le dernier jour”: on retrouve cette formule (toujours dans la bouche de Jésus) en Jean 6:40 in fine, Jean 6:44 in fine et Jean 6:54 in fine. On a tout de même de la peine à croire que Jésus ait pu être parano au point de proclamer qu’à l’égal du dieu égyptien Osiris, il avait le pouvoir de ressusciter les morts et de leur accorder la vie éternelle. Les gens de l’époque ayant la tête pleine de ce genre de sornettes, les auteurs du selon Jean n’ont eu qu’à surfer sur la vague pour revêtir Jésus des pouvoirs attribués aux dieux antiques.

[16] “Nous sommes le peuple dont il [l’Éternel, notre Dieu] est le berger, le troupeau que sa main conduit” (Psaumes 95:7 [dans le même sens: Psaumes 100:3]; à noter que trois versets plus loin, le psalmiste fait dire à l’Éternel: “C’est un peuple dont le coeur s’égare” [16.1]).

......... [16.1] Il est plus facile de s’en prendre à l’agneau que d’incriminer le loup.

[17]
“Allons, reviens, reviens, ma jolie; même si tu ne t’y plais pas, tu seras plus en sûreté dans la bergerie ou parmi tes compagnes. Si toi, qui es supposée leur servir de guide et de garde, tu t’écartes du droit chemin, que vont-elles devenir?”
(Miguel de Cervantès Saavedra, Don Quichotte de la Manche, p. 556; c’est un chevrier qui parle, s'adressant à l'une de ses chèvres qui s'éloignait du troupeau [traduction, éditeur et collection: voir la note 13 ci-dessus]).

“ - Je veux aller dans la montagne, Monsieur Seguin.
- Mais, malheureuse, tu ne sais pas qu'il y a le loup dans la montagne... Que feras-tu quand il viendra ?...
- Je lui donnerai des coups de cornes, Monsieur Seguin.
- Le loup se moque bien de tes cornes”

(Alphonse Daudet, La Chèvre de Monsieur Seguin; la première publication de cette nouvelle date de 1866).

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Commentaires

C'est curieux: ce billet suscite de nombreuses réactions sur ma page Facebook (où il a également été publié) mais aucune sur ce blog...

Écrit par : Mario Jelmini | 27/05/2018

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En voilà un parmi des millions d'autres que le dieu roi des croyant à oublié. "Giordano Bruno"

""A Rome, les bizarreries continuent. Après le zèle dont il a été fait preuve pour récupérer l’ennemi public, on s’attendrait à une fin expéditive. Le bûcher dans les quinze jours, c’était dans l’ordre du temps. Et bien non. Il y aura d’abord deux ans de procès. Et puis voilà que, quand il ne manque plus que le verdict, on oublie complètement le prévenu, pendant encore trois ans. Puis on l’exhorte à abjurer. Il aura été incarcéré au total pendant huit ans dans les geôles de l’Inquisition.

Et commence cette longue comédie, où Bruno brûle les planches, dans tous les sens du terme, et dont le dernier acte est donné en public, le 16 Février de l’an de grâce 1600, par la mort de Giordano BRUNO, torturé et brûlé vif, par l’inquisition catholique, à Rome, sur le Campo dei Fiori, pour avoir refusé d’abjurer ses idées. On lui refusera l’étranglement avant le bûcher, il brûlera vivant... mais on ne l’entendra pas crier étant donné qu’on lui avait préalablement arraché sa langue blasphématoire pour l’empêcher de proférer des « paroles affreuses ».

VOUS AVEZ PLUS PEUR QUE MOI !
La légendaire réplique de Giordano Bruno à ses juges : « Vous avez plus peur que moi ! » n’a pas été lancée du haut du bûcher mais au tribunal. Sur le bûcher, il n’a rien dit du tout, pour la bonne raison qu’on lui avait coupé la langue. ""

--Lorsque le christianisme et ses adeptes se revendiquent de l'Amour de yésous, il est permis d'en douter.

"Tu ne tueras point" (ton roi)

"Tu aimeras ton prochain (roi) comme toi-même"

Etc.....

Des commandements que j'adore remettre dans le sens religieux.

Il n'y a que le dieu hibou qui donne ou décide la mort c'est écrit dans le ciel selon certains, c'est le principe de l'abolition de la peine de mort votée par les inféodés aux religions, mais des dirigeants inféodés aux croyances ne s'en privent pas.

https://rebellyon.info/17-fevrier-1600-Giordano-Bruno

Trump vient de déclarer à propos de la Corée du nord qu'il priait dieu chaque jour pour ne pas se servir de l'arme atomique !

Au cas ou, c'est pas moi c'est l'autre tout la-haut dans la caberluche.....

Écrit par : Pierre NOËL | 27/05/2018

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“Hors de moi, vous ne pouvez rien faire” (Jean 15:5; traduction en langage populaire: “Sans moi, vous êtes foutus”.

Bien sûr mégalo comme pas possible l'homme-dieu… avec un melon bien pire que le sous-fifre demi-dieu CR7, à l'issue de la C1 à Kiev: «La C1 devrait changer de nom et s'appeler la Ligue des champions CR7».

Faut dire que le second, le "demi", en implorant le "le fils du patron", (pour ne pas dire le fils à papa); l'est quand-même devenu trois fois ballon d'or… comme quoi, y croire ou ne pas y croire, telle est la question.

Écrit par : petard | 27/05/2018

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@Daniel
Je vous transmets ici la réponse à la demande que vous m'avez faite sur le blog de Mario Jelmini, dans le chapitre "Le Pari des douze", où il est systématiquement dévié.
J'espère que Mario nous pardonnera d'accaparer la place nécessaire à cette réponse. Je la divise en 3 ou 4 parties pour rendre la lecture plus digestible pour ceux qui s'y intéresseraient en tombant dessus fortuitement.

Il s'agit du premier texte dont j'ai une trace. Il est postérieur à ma première intervention à propos de l'activité prosélytisme des frères Ramadan. Celle-ci avait pris la forme d'une réponse à une intervention de Hani Ramadan dans la Tribune de Genève, dans laquelle, après avoir dénoncé à sa manière la décadence des moeurs occidentales, et donc celles de sa nouvelle patrie (du point de vue juridique du moins), il prétendait que seul l'Islam pouvait nous apporter la paix.
Comme je l'ai dit, je n'ai pas retrouvé le texte de ma réponse, mais vous pouvez imaginer quelques-uns des arguments (et non des prêches), notamment historiques, que j'ai utilisé.
Vous vous rappelez probablement la dispute autour de la représentation de la pièce de Voltaire "Mahomet ou le fanatisme". Pour ceux qu'un rappel peut intéresser, je cite le début d'un petit article paru récemment dans le Temps et que l'on peut retrouver en tapant dans un moteur de recherche "Voltaire Ramadan".

"Voltaire, Tartuffe et Tariq Ramadan
OPINION. «Le Fanatisme ou Mahomet, le Prophète», célèbre œuvre de Voltaire a connu quelques déboires à Genève en raison notamment de l’intervention d’un certain Tariq Ramadan. Vanessa de Senarclens, spécialiste de littérature française souhaite que Genève rouvre ses portes à une pièce qui dénonce le fanatisme et l’imposture ..."

Le 17 septembre 2008, hommelibre a publié dans son blog un article ou une réponse sur le sujet, dont je n'ai pas le début, mais dont je cite une ou la partie qui m'a poussé à faire une relativement longue intervention. En voici la premières partie:

"Sur le blog de hommelibre, le 17 septembre 2008
J'ajoute que ce débat-ci n'est pas nouveau, mais qu'il repose dans notre époque, avec plus d'éléments de réflexion, la distinction entre deux paradigmes fondamentaux: 

1. D'un côté la croyance en la révélation divine, non discutée, non repensée, venue dans des conditions souvent oniriques ou extraordinaires - ce qui lui confère une aura particulière mais malheureusement intangible, désamorçant l'idée que l'être humain est responsable de son destin, et qui fonctionne soit sur la peur soit sur des réflexes émotionnels et intellectuels du stade de l'enfance; ce qui aboutit à un système fermé et forcément totalitaire puis que l'on ne peut être que croyant ou apostat.

2. De l'autre côté un système ouvert, fondé sur l'évolution de l'humain, valorisant la responsabilité individuelle de nos actes et choix et sur le partage entre humains, se référant à une éthique sans dogme ni croyance (ce qui marche tout aussi bien qu'une éthique religieuse), et qui confère à l'être humains une liberté, une densité de complexité, une poussée évolutive peut-être même de la structure cérébrale, la faisant passer du mode binaire et bipolaire (manichéen entre autres) au mode multipolaire et multiniveau.

C'est un peu le choix entre: la stagnation par la croyance, ou l'extraordinaire aventure de l'intelligence, de la liberté et de la créativité.
Ecrit par : hommelibre | 17 septembre 2008

Bien pensé, bien argumenté, bien écrit. Mais je crois que, hélas, vous rendez trop d'honneur au perroquet savant qu'est Hani Ramadan (j'aime bien garder le terme de "Monsieur" pour les gens estimables ou les inconnus, qui échappent à mon appréciation). "Esprit ... brillant ... disent certains": on nous a assez rebattu les oreilles avec l'expression "intellectuel genevois" appliqué à son frère, qui ne mérite pas non plus autant d'honneur, bien qu'il soit plus subtil dans ses déclarations, pour ne pas ajouter cette insulte aux véritables penseurs de notre tradition culturelle, qui, comme vous le montrez très bien, se caractérise essentiellement, dans ce qu'elle a de meilleur, par la liberté de pensée et non par la soumission aux dogmes et aux dictas. En argumentant avec lui, vous vous trouvez, quel que soit votre talent, dans la position du voyageur tombé dans la vallée des aveugles dans "The Country of the Blind" de H. G. Wells. Ses habitants ont un irrésistible désir de vous crever les yeux pour que vous voyez le monde comme eux. 
Il ne m'échappe évidemment pas que cette métaphore peut être utilisée par les deux parties du débat, chacun étant persuadé d'être le seul à connaître la vérité. Mais Wells ne laisse planer aucun doute sur qui est aveugle, ou aveuglé, dans sa fable, et qui représente, sinon la Vérité, du moins une plus grande vérité ou lucidité. Hani Ramadan n'use pas de la liberté de pensée que cet Occident qu'il abhorre au fond de lui-même lui accorde. Il en abuse. Il est vrai que ma connaissance des pays arabes, berceau de l'Islam qu'il défend, est probablement romanesque et caricaturale. Une des images qu'elle comporte est celle de l'hospitalité respectueuse qui est accordée au visiteur et au voyageur perdu dans le désert, et jamais il ne m'est venu à l'esprit dans mes voyages imaginaires (et jamais je n'ai pratiqué dans mes voyages réels) que cette hospitalité méritait d'être souillée par le manque de respect et d'égards d'un hôte, quel qu'il soit. Or en critiquant explicitement et implicitement les fondements d'un culture à laquelle il a eu accès par naturalisation il y a deux générations, si je ne m'abuse, il se comporte exactement comme ce visiteur indigne.
"

Écrit par : Mère-Grand | 27/05/2018

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@Daniel
Malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à poster la réponse que vous attentiez sur mes interventions concernant les frères Ramadan.
Je me trouve systématiquement renvoyé à l'introduction au blog de Mario Jelmini et à ses divers chapitres.
Désolé, je ne peux que vous inviter à me faire parvenir une adresse e-mail si vous êtes toujours intéressé.

Écrit par : Mère-Grand | 27/05/2018

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A Mère-Grand,

Vous n'avez pas à être désolé, c'est la tdg qui devrait l'être. Je ne connais que trop ce qui vous arrive pour l'avoir moi-même "expérimenté" il a y peu. Mario peut confirmer. Même lui n'a pas pu publier ma (longue) tirade.

Et comme vous le suggérez, je demande ici à Mario de vous transmettre mon adresse courriel sur laquelle nous correspondons.

Écrit par : Daniel | 27/05/2018

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