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24/05/2018

Profession de foi de l’anti-Marguerite

Dans mon précédent billet, je vous ai présenté Marguerite, cette jeune femme qui a renié le Dieu qu'on lui avait enseigné tout au long de son enfance. Mais j'entends certains d'entre vous grommeler: "et l'anti-Marguerite, vous ne nous la présentez pas?" L’équité commande en effet de lui accorder un temps de parole. L’anti-Dieu (c’est-à-dire le diable) ayant pénétré par effraction dans l'appartement de l'anti-Marguerite alors qu'elle était sortie et s'étant plongé sans vergogne dans la lecture de son journal intime, voici ce qu'il a a pu lire, vautré sur le canapé, avec l’anti-ravissement que l’on imagine.

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22/05/2018

La faim et la soif [1]

Unknown.jpegSans cesse l’homme se trouve confronté à de nouveaux problèmes, à de nouveaux défis. Sans cesse l'homme doit faire face à de nouvelles difficultés. Et de s’interroger: ces problèmes ont-ils un sens? La souffrance a-t-elle un sens?

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21/05/2018

De angelis

Les anges, vous y croyez? Qui sont-ils, au juste? Que peut-on en dire?

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19/05/2018

Dieu, père infanticide

Lu dans la Feuille d’Avis de la Vallée de Joux du 11 mai: “(…) et je terminerai par ce verset bien connu de l’Evangile qui me semble bien résumer le message de la Bible, Parole de Dieu: «Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.» (Jean 3:16)”. Pour la petite histoire, l’auteur de cet article appartient à une secte darbyste ayant pris racine dans le village des Bioux.

Lu sur «http://www.gbm.org.uk/radio/booklets/AimerselonlaBible.pdf»: “Ainsi, un parent qui aime son enfant ne va pas le maltraiter ou le soumettre à une quelconque cruauté” (Ian Flanders, Aimer selon la Bible, page 30, chiffre 5.1 in fine, Société Biblique Internationale, 2000).

Et pourtant, Monsieur Flanders, qu’est-ce qui figure au coeur du Nouveau Testament et du christianisme? Qu’est-ce qui permet de distinguer le Nouveau Testament des autres textes sacrés et le christianisme des autres religions? Ce qui figure au coeur du Nouveau Testament et du christianisme, c’est l’épisode de la crucifixion de Jésus tel qu’il est conté en Matthieu 27:32-56, Marc 15:21-41, Luc 23:26-49 et Jean 19:17-37.

Le Nouveau Testament, fondement du christianisme, se vautre avec délectation dans le sang du plus extravagant des sacrifices humains jamais orchestré: celui de Jésus. Le lecteur y découvre avec stupeur un Dieu “qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré” (Romains 8:32). Et le texte, dont l’authenticité autant que le caractère sacré sont certifiés par les plus hautes instances religieuses, de préciser: “Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné” (II Corinthiens 5:21). Face à de telles révélations, on ne peut que s’indigner. Il faut être sérieusement perturbé dans sa santé mentale pour croire à l’amour d’un Dieu qui, ayant “établi [son propre Fils] comme victime expiatoire” (Romains 3:25), décide de le faire mourir à petit feu “en le clouant sur une croix” (Colossiens 2:14).

La responsabilité de Dieu le Père dans cette sombre affaire d’infanticide avec préméditation est confirmée dans le livre des Actes et dans les épîtres:
• Actes 2:22-23 : “Jésus de Nazareth (...) a été livré entre vos mains conformément à la décision que Dieu avait prise et au projet qu'il avait établi d'avance. Et vous, vous l'avez tué en le faisant crucifier” (traduction Bible du Semeur; c’est l’apôtre Pierre qui parle, s’adressant aux Israélites; comme le précise Actes 3:18 in fine, la décision et le projet de Dieu prévoyaient que “son Messie devait souffrir”);
• Romains 8:32 : “Lui [Dieu] qui n’a pas épargné son propre Fils mais qui l’a livré”;
• II Corinthiens 5:21 : “Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné”;
• Romains 3:25 : “Jésus-Christ, que Dieu a établi comme victime expiatoire”;
• Colossiens 2:14 in fine : “Il [Dieu] l'a détruit [Jésus] en le clouant sur la croix” [1];
• Galates 1:3-4 : “Notre Seigneur Jésus Christ, qui s'est offert lui-même en sacrifice, (...) selon la volonté de Dieu notre Père”.

Les passages du Nouveau Testament qui viennent être cités attestent que c’est bien Dieu qui a crucifié Jésus. D’ailleurs, l’intéressé a implicitement reconnu sa pleine et entière responsabilité lorsqu’il a affirmé: “Moi seul je fais mourir (...) et personne ne peut délivrer de ma main” (Deutéronome 32:39, c’est Dieu qui parle). Ce qui a fait dire à Mahomet: C’est lui [Dieu] qui fait vivre et mourir (le Coran LVII:2).

À noter que le Coran nie la crucifixion de Jésus: Ils [les Juifs] ne l’ont [le Messie, Jésus, fils de Marie] pas tué, ils ne l’ont pas crucifié, cela leur est seulement apparu ainsi. (...) Ils ne l’ont certainement pas tué (sourate IV, verset 157).

La marque de fabrique du christianisme, c’est la glorification d’un Père qui maltraite son Fils en le soumettant à des traitements inhumains et dégradants. Le crucifix, symbole commun à la quasi-totalité des confessions chrétiennes, est là pour le démontrer et pour le rappeler.

Si Dieu a condamné Jésus à souffrir le martyre sur la croix, argumentera-t-on, c’est “pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés” (Actes 5:31; dans un sens analogue et du même auteur: Luc 1:77). Mais quand on se présente comme “le Dieu tout-puissant” (Genèse 17:1 et 35:11; Exode 6:3) et qu’on veut se réconcilier [2] avec son peuple en lui pardonnant ses écarts de conduite, cela doit-il nécessairement passer par la mise à mort d’un innocent? Et cette mort doit-elle survenir au terme d’un rituel aussi cruel que celui de la crucifixion? N’y aurait-il pas de manière plus digne et plus élégante de laisser éclater sa miséricorde et de prouver son amour à son peuple que de torturer publiquement l’un des siens et d’exposer sa dépouille à l’ignominie? Une mise en scène aussi répugnante est indigne d’un dieu qui se respecte. On comprend le peuple d’Israël d’avoir cherché à se mettre sous la protection de dieux moins pernicieux que celui-là.

Le chapitre 5 de l’Évangile selon Matthieu s’achève sur la recommandation suivante: “Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait”. L’être humain qui s’est brouillé avec Dieu mais qui souhaite se raccommoder avec lui doit-il commencer par sacrifier l’un de ses enfants sur l’autel de la réconciliation?
La plupart des non-chrétiens qui ont essayé de s’intéresser au christianisme ont dû rapidement déchanter: un Dieu qui se résout à humilier urbi et orbi son propre enfant jusqu’à ce que mort s’ensuive et qui prétend agir ainsi par amour pour l’espèce humaine ne doit pas s’attendre à inspirer la confiance. La perspective de se retrouver “aimé” par un être capable d’un comportement aussi paradoxal (“j’aime, donc je tue”) a de quoi inquiéter les esprits, même les mieux disposés. Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’une large majorité ait choisi de tourner le dos à des excès aussi rebutants. [3]

Comme l’a écrit un jour dans son journal une ex-paroissienne de mes connaissances: «Je veux bien être sauvée, mais pas au prix du martyre d’un de mes frères. Je préférerais mourir avec lui. Ou mieux: mourir à sa place».

Saisi de tristesse et d’angoisse” (Matthieu 26:37), Jésus aurait tant voulu pouvoir échapper à cette mort cruelle à laquelle son propre Père l’avait condamné. Pour preuve, la supplication qui s’échappa de ses lèvres à l’approche de sa crucifixion: “Mon Père, si cela est possible, que cette coupe s'éloigne de moi!” (Matthieu 26:39). Et pour autre preuve le fait que, sur le point de mourir, Jésus se soit écrié “d'une voix forte: «Eloï, Eloï, lama sabachthani?» – ce qui signifie: «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?»” (Marc 15:34 et Matthieu 27:46 [4])?
Loin de se montrer miséricordieux envers son Fils, Dieu le Père, au contraire, lui fit boire la coupe jusqu’à la lie.

Ainsi, il est inutile de chercher de midi à quatorze heures, comme on l’a fait pendant des siècles, pour savoir si la crucifixion de Jésus est à imputer plutôt à Caïphe [5] et aux Juifs [6] ou plutôt à Pilate et aux Romains: le seul vrai responsable de cette mort inique n’est autre que Dieu le Père [7], qui a manipulé à sa guise tous les acteurs du drame conçu dans les méandres obscurs de son âme perfide.

Dieu n’ayant pas protégé la vie de son Fils unique mais l’ayant au contraire laissé mourir à petit feu sur une croix, qu’est-ce que le pape attend pour excommunier ce mauvais Père? S’il tarde à le faire quelqu’un viendra, qui sciera la branche sur laquelle son saint siège est assis.

Quant aux mythes de la résurrection et de l’ascension au ciel de Jésus, ils ne parviennent à masquer la crue réalité qu’aux yeux des gobe-mouches, enfermés dans les illusions de leurs fausses certitudes.


[1] Concernant le destin réservé aux clous et au pauvre innocent qu’ils avaient servi à fixer sur la croix, on trouve ces intéressantes précisions chez Ésaïe (VIIIe siècle avant J.-C.): “En ce jour-là, dit l'Éternel des armées, le clou planté dans un endroit solide sera ôté; il sera arraché et tombera; et tout ce qui y était suspendu sera détruit. L'Éternel a parlé” (Ésaïe 22:25). Ceux qui interprètent toute une série de passages de l’Ancien Testament comme annonciateurs de la venue de Jésus devraient prêter davantage attention à cette déclaration du Tout-Puissant, attestée par celui qu’on a surnommé «le prophète de l’espérance messianique»: Jésus “sera détruit”, un point c’est tout.

[2] Cf. Romains 5:10 (traduction Bible du Semeur): “Dieu nous a réconciliés avec lui par la mort de son Fils”. On comprend les non-chrétiens de s’étonner que des personnes supposées raisonnables puissent entrer dans une telle logique.

[3] On citera ici le cas peu médiatisé de ce groupe de chrétiens fraîchement convertis, animés d’une foi prometteuse, qui avaient commencé à prier Dieu avec une ardeur et un enthousiasme impressionnants et qui, au bout d’un an, par un souci d’impartialité digne d’éloges, décidèrent de consacrer l’année suivante à prier Satan avec la même foi sincère et passionnée. Au bout de deux ans, ils furent unanimes à déclarer que si la pratique du culte du diable et celle du culte du bon Dieu avaient apporté ici ou là quelques changements dans leur existence (des changements plutôt positifs selon les uns, plutôt négatifs selon les autres), les résultats obtenus n’avaient toutefois pas été influencés par le fait d’adorer Dieu plutôt que Satan ou Satan plutôt que Dieu. Cette expérience, réalisée sous le haut patronage de l’Université de Champignac, qui est confessionnellement neutre, devrait être bientôt répétée à l’Université catholique de Louvain, qui a d’ores et déjà laissé entendre que les résultats seraient foncièrement différents, sans toutefois préciser dans quel sens (on a seulement pu apprendre, grâce à une indiscrétion, que pour cette fois Satan revendiquait à être mis au bénéfice de la première année).
Jésus ayant dit: • “Quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai (...). Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai” (Jean 14:13-14), •• “Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera” (Jean 15:16 in fine ), ••• “En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera” (Jean 16:23) et •••• “Demandez et vous recevrez (...); car quiconque demande reçoit” (Matthieu 7:7-8; dans le même sens: Jean 16:24), les participants à l’expérience qui vient d’être rapportée s’appliquèrent aussi, dans leurs prières, à invoquer le nom de Jésus, que ce soit auprès de Dieu (la première année) ou auprès du diable (la seconde année). Dans un cas comme dans l’autre, les résultats furent franchement décevants: de toute évidence, Jésus était aux abonnés absents. La seule évocation de son nom semblait même provoquer de l’irritation en haut lieu.

[4] Matthieu et Marc, désireux de rattacher les dernières paroles de Jésus à un passage connu de la Bible hébraïque, lui font citer ici Psaumes 22:2 (ou 22:1, selon la numérotation adoptée) [4.1].
Tout aussi soucieux que Matthieu et Marc de faire coïncider les dernières paroles de Jésus à un passage du Tanakh, Luc place dans la bouche du crucifié un autres verset des Psaumes, à savoir 31:6 (ou 31:5, selon la numérotation adoptée): “Père, je remets mon esprit entre tes mains” (Luc 23:46).
Dans le quatrième évangile canonique, Jésus expire (Jean 19:30 in fine) après avoir péniblement articulé: “J’ai soif” (Jean 19:28) [4.2], puis: “Tout est accompli” (Jean 19:30). Ainsi, après avoir comparé les quatre récits de la Passion officiellement reconnus par l’Église, le lecteur intéressé par les dernières paroles de Jésus n’a plus qu’à choisir, parmi les trois versions proposées, celle qui sonne le mieux à ses oreilles. Il peut même s’essayer à en concocter une quatrième, s’il a un peu d’imagination.
–[4.1] En ce qui concerne les similitudes entre les Évangiles de Marc et de Matthieu, on admet généralement que les auteurs du selon Matthieu avaient une imagination particulièrement fertile et qu’un certain nombre de leurs trouvailles ont été reportées après coup dans l’Évangile de Marc, qui est le plus ancien des canoniques et n’avait, à l’origine, pas l’ampleur qu’on lui connaît actuellement.
–[4.2] Comparer avec Psaumes 69:21 in fine (ou 69:22, selon la numérotation adoptée): “(…) et pour apaiser ma soif ils me donnent du vinaigre”.

[5] Caïphe: surnom de Joseph, Grand-prêtre juif de 18 à 36 ap. J.-C. et, à ce titre, Président du Sanhédrin [5.1].
–[5.1] Sanhédrin: sorte de conseil suprême du judaïsme (voir Matthieu 26:57-68 et 27:1-2, Marc 14:53-65, Luc 22:54 et 63-71, Jean 18:12-24).

[6] “Lui [Jésus] que vous avez fait arrêter et dont vous avez été les meurtriers” (Actes 7:52 in fine; paroles prononcées par Étienne devant le Sanhédrin [5.1]).

[7] Aussi appelé Dieu le Perfide, ou encore Dieu le Pervers.

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17/05/2018

Poudre de perlimpinpin

Christologue averti, aumônier aux Hôpitaux Universitaires de Champignac, le père Limpinpin était en train de regarder un dessin animé à la télévision quand il s'est assoupi devant son écran. Au cours de son somme, il s'est trouvé plongé dans un rêve [1]. Plus précisément, le saint homme a rêvé qu'il avait été autorisé à effectuer des recherches dans les archives secrètes du Vatican et qu'il y avait découvert un manuscrit très ancien,images-1.jpeg rédigé en langue grecque et intitulé L'Évangile selon saint Béelzébul [2]. Au chapitre 6, versets 9 à 13 de ce manuscrit, il lit avec stupéfaction ces quelques extraits d'un sermon prononcé par Jésus:

>> Voici donc comment vous devez prier:
>> Père illégitime qui squattes les cieux,
>> Que ton nom soit honni;

>> Que ton règne s’éteigne;

>> Que ton ignominieuse volonté soit ignorée de tous, sur la terre comme au ciel;

>> Épargne-nous chaque jour ton pain de misère;
>> Reçois nos offenses avec reconnaissance car tu les mérites, toi qui ne cesses de nous mépriser et de nous tyranniser;

>> Abandonne-nous à la tentation de te renier et délivre-nous de ton bien , qui nous empoisonne la vie;
>> Car c’est à toi qu’appartiennent la honte, l’injustice et toutes les misères du monde - aux siècles des siècles. Amen!

Le père Limpinpin, qui n'en croit pas ses yeux, se réveille en sueur.
Dieu merci, ce n'était qu'un cauchemar!


[1] • “Alors, il [Jacob] eut un songe” (Genèse 28:12); • “Joseph eut un songe” (Genèse 37:5); • “Il [Joseph] eut encore un autre songe” (Genèse 37:9); • “Le Pharaon eut un songe” (Genèse 41:1); • “Dieu apparut en songe à Abimélec pendant la nuit” (Genèse 20:3); • “Dieu apparut la nuit en songe à Laban” (Genèse 31:24); • “L’Éternel apparut en songe à Salomon” (I Rois 3:5); • “J’ai fait un songe” (Genèse 41:15; Juges 7:13); • “J’ai eu un songe! J’ai eu un songe!” (Jérémie 23:25); • “J’ai eu un songe, mon esprit est troublé” (Daniel 2:3); • “J’ai fait un songe qui m’a rempli d’effroi” (Daniel 4:2 ou 4:5, selon la numérotation adoptée); • “Daniel (...) eut un songe et des visions se présentèrent à son esprit” (Daniel 7:1); • “Alors le secret fut révélé à Daniel dans une vision pendant la nuit” (Daniel 2:19); • “J’eus une vision pendant la nuit” (Zacharie 1:8; autre traduction: “Dans une vision nocturne, je vis (...)”). “Un ange du Seigneur lui apparut en songe [à Joseph]” (Matthieu 1:20); • “Un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph” (Matthieu 2:13); • “Un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Égypte” (Matthieu 2:19); • “Et vos vieillards auront des songes” (Actes 2:17).
“Gilgamesh fait un songe” (L’épopée de Gilgamesh [1.1], traduction et adaptation d’Abed Azrié, Albin Michel 2015, page 69); • “Gilgamesh raconte ses rêves à sa mère [la déesse Ninsoun]” (ibid., page 45); • “Au milieu de la nuit, Enkidou est réveillé par un songe” (ibid., page 91); • “J’ai eu un songe cette nuit” (ibid., bas page 97; c’est Enkidou qui parle, s’adressant à Gilgamesh).
“Pendant que je dormais, je fis un rêve” (Edwin A. Abbott, Flatland, une aventure à plusieurs dimensions, Denoël, Présence du futur/110, Paris 1998, p. 167; c’est le Carré qui raconte).

– [1.1] L’épopée de Gilgamesh [1.1.1] est un ensemble de poèmes épiques rassemblés en un récit unique vers le dix-huitième siècle avant J.-C. Il s'agit de l’un des plus anciens documents écrits connus, un texte majeur de l’histoire de l’humanité. Il contient un récit du déluge antérieur d’au moins cinq cents ans à la rédaction du Pentateuque.
––[1.1.1] Gilgamesh: roi légendaire d’Ourouk (cité antique de la basse Mésopotamie, sur la rive gauche de l’Euphrate), qui aurait vécu vers 2600 ou 2700 av. J.-C.

[2] Matthieu 12:24, Marc 3:22 et Luc 11:15 appellent Béelzébul le prince des démons, ou (selon les traductions) le chef des démons. Au temps de Jésus, c'était l'un des noms employés pour désigner le diable. On le retrouve, utilisé par Jésus, en Matthieu 12:27 et Luc 11:18-19.

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