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08/06/2018

Élucubrations

On aimerait comprendre mais on ne comprend pas. On cherche des explications, des solutions, mais on n’en trouve pas. Alors que fait-on, du profond de son ignorance, pour ne pas se sentir trop perdu, trop seul, trop abandonné? On imagine, on échafaude et, faute de trouver l’origine, la cause, le pourquoi, le comment, on s’invente des réponses [1], si possible rassurantes. Le plus simple, le plus pratique, c’est de se représenter un personnage fabuleux grâce à l’existence duquel tout s’éclaire, tout devient possible; de concevoir un être supérieur, une puissance surnaturelle qui permette de tout comprendre et de tout expliquer [2], y compris (et surtout) l’inexplicable. Un tel cadre élaboré, il n’y a plus qu’à faire référence à cette puissance supérieure, à cet être fantastique, à ce monstre sacré pour que, ô miracle, tous les mystères - ceux du ciel comme ceux de la terre - soient résolus. Et c’est là, précisément, que la Bible intervient. Dès le premier verset, elle nous révèle la clé de tous les mystères: “Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre” (Genèse 1:1). En adoptant cette clé (commune au judaïsme, au christianisme et à l’islam), celui qui cherche, qui essaye de comprendre, a tôt fait de se rendre à une évidence: toutes les questions qu’il se pose ont la même réponse: Dieu.

Ah la belle astuce, le beau leurre! Qui ne voit qu’on ne fait que repousser le problème?

Exemple.
• Première question:
- qui a créé le ciel et la terre?
Réponse (invention du niveau 1):
- Dieu a créé le ciel et la terre.
• Deuxième question:
- qui a créé Dieu? [3]
Réponse (autre invention, cette fois du niveau 2):
- un autre Dieu, de niveau supérieur à Dieu.
• Troisième question:
- qui a créé l’autre Dieu, de niveau supérieur à Dieu?
Réponse (autre fiction, cette fois du niveau 3):
- encore un autre Dieu, de niveau supérieur à celui qui a créé Dieu.

On vous le disait, tout s’explique! Il suffit d’un peu d’imagination. Une remarque s’impose, toutefois: dans le fond, ce Dieu qui a créé les cieux et la terre, ce n’est qu’un tout petit Dieu de rien du tout (un sous-fifre d’opérette, en quelque sorte), puisqu’il est du niveau le plus inférieur. Ça, on nous l’avait caché... Et si - tragique méprise - nous n’adorions pas le bon? Si ce Dieu - présumé éternel, immuable, omnipotent, omniscient, omniprésent, toute sagesse, toute justice et tout amour - n’était en réalité qu’une grenouille qui voudrait se faire aussi grosse qu’un boeuf? Ou une vessie qu’on voudrait nous faire prendre pour une lanterne?

Qui lui a remis le gouvernement de la terre? Qui lui a confié l’univers?” (Job 34:13), demandait Élihu. Si l’on prend la liberté de remplacer “lui” par “à Dieu” plutôt que par “à l’homme”, on reconnaîtra à Élihu le mérite d’avoir (involontairement) posé les bonnes questions. Un autre qui a soulevé le problème, c’est celui qui a rédigé les chapitres 40 à 66 du livre d’Ésaïe: “Qui a configuré l’esprit de l’Éternel? Qui l’a éclairé de ses conseils? [4] Qui l’a instruit? Qui lui a enseigné la sagesse et fait connaître le chemin de l’intelligence?” (Ésaïe 40:13-14). Oui, qui? Qui?

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Le Carré de Flatland (Edwin A. Abbott, Flatland, une aventure à plusieurs dimensions, Denoël, Présence du futur/110, Paris 1998) ne connaît que la longueur et la largeur. Être bidimensionnel se mouvant sur un plan, il vénère la Sphère de Spaceland, qui est pourvue d’une hauteur et se meut dans un espace à trois dimensions. Cela n’empêche pas le Carré de faire remarquer à la Sphère, avec beaucoup de lucidité et de sagesse (page 159):
“Si vous, qui combinez plusieurs Cercles en Un, vous êtes supérieur à toutes les formes de Flatland, il est certain que trône au-dessus de vous Quelqu’un qui combine plusieurs Sphères en Une Existence Suprême et surpasse jusqu’aux Solides de Spaceland”.

flatland.png


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Quand surgit une question difficile, du genre “qui a créé le ciel et la terre?”, est-il préférable de lui donner une réponse illusoire ou de la laisser (provisoirement) sans réponse? En d’autres termes: un mensonge plein vaut-il mieux qu’une vérité vide? En d’autres autres termes: un ensemble de contrevérités peut-il combler le vide d’une connaissance qui se dérobe?
“On ne s’égare point parce qu’on ne sait pas, mais parce qu’on croit savoir” (Jean-Jacques Rousseau, Émile ou De l’éducation).

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Axiome: Dieu est incréé [5].
S’il est incréé, c’est donc que Dieu est une non-créature, un non-être. Conséquence logique: il n’existe pas.
Mais non, vous n’y êtes pas. Dieu est une donnée de base, transcendante: il a toujours existé et il existera toujours, sans avoir eu besoin d’être créé ou engendré par qui ou par quoi que ce soit. Incréé, inengendré, Dieu a décidé un beau jour de créer l’homme pour se sentir moins seul et pour faire joujou avec lui [6]. Il l’a créé et l’a doté, à son image, de la faculté de raisonner logiquement. Une faculté qui conduit inexorablement l’homme, lorsqu’il l’utilise, à douter de l’existence (pour ne pas dire: à conclure à l’inexistence) du Dieu d’Abraham, de Moïse, de Jésus, de Paul, de Mahomet, de Joseph Smith et de Philippulus [7], pour ne citer que quelques zélateurs attitrés. Qu’est-ce que cela signifie? Est-ce que Dieu cacherait quelque chose d’essentiel à ses créatures? “Les choses cachées appartiennent à l'Éternel, notre Dieu”, concède le dernier verset de Deutéronome 29. “La gloire de Dieu, c'est de cacher les choses”, renchérit Proverbes 25:2. De son côté, parlant de “la sagesse de Dieu” (I Corinthiens 2:7), Paul la qualifie de “mystérieuse et cachée” (ibid.). À ce sujet, l’Ingénu de Voltaire déclare: “C’est une absurdité, c’est un outrage au genre humain; c’est un attentat contre l’Être infini et suprême de dire: Il y a une vérité essentielle à l’homme, et Dieu l’a cachée”. Conclusion: l’Être infini et suprême c’est une chose, Dieu c’en est une autre. Dieu n’est pas celui que l’on croit. Dieu n’est pas Dieu.

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Axiome de rechange: Dieu s’est créé lui-même. Dans ce cas, il manque à l’homme une case pour comprendre. Et s’il lui manque une case, cela signifie qu’on lui a menti lorsqu’on lui a affirmé que Dieu, qui est parfait, avait créé l’homme à sa ressemblance. Ou alors, si on ne lui a pas menti sur ce point, c’est qu’il manque aussi une case à Dieu et que, par conséquent, celui-ci n’est pas parfait. Dans ce cas, l’homme a été trompé lorsqu’on lui a affirmé que Dieu était omnipotent, omniscient et omniprésent. Ventripotent peut-être, mais pas omnipotent.
Quant à ces quatre lettres: «omni», qu’on les garde pour désigner un “objet mathématique non identifié”. Aborder le concept «Dieu» sous l’angle «omni» s’avérerait sans doute plus fécond qu’éplucher les Écritures.

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[1]
“L’imaginaire naquit un jour de l’ignorance et engendra des contes merveilleux, voire surréalistes...” (Pierre Mestdagh, «http://evangilethomas-pmestdagh.be/index.htm», sous le titre marginal Jésus et la Bible et le sous-titre Jésus et son enseignement; nota bene: citation hors contexte).
Un peu plus loin (même auteur, même titre marginal, sous-titre L’ancien et le nouveau):
“En s’attachant à des vérités imaginaires l’homme s’est enivré, a perturbé sa conscience et s’est paré d’un savoir illusoire”.
Plus loin encore (sous-titre Considérations finales):
“Une grande majorité parmi les êtres humains sera toujours bien plus sensible à des rêves illusoires ou des contes merveilleux qu’à un réel enseignement existentiel, qui confronte chaque conscience personnelle à sa réalité intérieure”.

[2] Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu (Le Coran V:116 in fine; parole adressée par Jésus à Dieu).

[3] Sachant qu’ “on ne lui connaît ni père, ni mère, ni généalogie, ni commencement de jours, ni fin de vie” (Hébreux 7:3, à propos du prêtre Melchisédek).

[4] Repris par Paul en Romains 11:34 et I Corinthiens 2:16.

[5] Extraits du Quicumque, aussi appelé Symbole d'Athanase ou Credo d’Athanase (ce texte en latin, d’auteur incertain, aurait été composé au début du VIe siècle en Gaule méridionale):
“Incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit; (...) tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit” (début du troisième paragraphe);
“Le Père n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni engendré” (début du quatrième paragraphe) [5.1].

........... [5.1] Comparer avec Le Coran CXII:3 : Il (Dieu) n’a pas été engendré (autre traduction: Il n’est pas enfanté).

[6] “Tout a été créé par lui [le Dieu invisible] et pour lui” (Colossiens 1:16 in fine). On se permet d’insister sur la préposition “pour”. Car non seulement Dieu a créé l’homme mais il en a expliqué le pourquoi: Je n'ai créé les djinns [6.1] et les hommes que pour qu'ils M'adorent (Le Coran LI:56). S’agissant des récalcitrants, il leur promet: Ceux qui, par orgueil, refusent de M'adorer entreront bientòt, humiliés, dans l'Enfer (Le Coran XL:60). Quant à la Bible, elle contient notamment cette injonction: “Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu”.
Autres citations en rapport:
• Dans Matthieu 4:10, Jésus - s’inspirant de Deutéronome 6:13 - réplique à Satan en ces termes: “Il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul”;
• Dans Jean 4:23, ce même Jésus loue “les vrais adorateurs”, “les adorateurs que le Père demande”;
Je suis votre Seigneur! Adorez-moi donc! (Le Coran XXI:92; c’est Dieu qui parle [6.2]);
Ton Seigneur t’ordonne de n’adorer que Lui (Le Coran XVII:23 in initio, traduction Tawhid);
Adore-moi donc! (Le Coran XX:14; l’injonction émane de Dieu et s’adresse à Moïse).
Adorez Dieu! (Le Coran IV:36, V:72, V:117, VII:59, XVI:36, XXIII:23, XXVII:45, XXIX:16, LXXI:3; dans le même sens: Le Coran II:21, III:51, X:3, XV:99, XIX:36, XXXIX:2, LIII:62).

........... [6.1] Djinn: “[Dans le Coran et les légendes musulmanes] Être intelligent, généralement malfaisant, créé de feu, entre l'homme et l'ange, qui peut apparaître sous différentes formes (d'apr. Encyclop. de l'Islam, Paris, A. Picard, t. 1, 1908, p. 1076)” (source: «http://www.cnrtl.fr/definition/djinn»).

........... [6.2] Ce Dieu qui n’aspire qu’à être admiré, adulé; ce Dieu qui implore ou ordonne: Adorez-moi”; ce Dieu incapable de se suffire à lui-même - comme il est pathétique! comme il est pitoyable!

[7] Philippulus: personnage de L’Étoile mystérieuse, dixième album de la série des aventures de Tintin), éd. Casterman 1974; auteur: Hergé, pseudonyme de Georges Rémi. À la page 20, on apprend que Philippulus “est un fou qui s’est échappé de l’asile”.

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Commentaires

Vos élucubrations me rappellent les divagations en zigzag de mon vieux qui les signait "Déjantet".
Je ne résiste pas à rebalancer une de ses phrase favorite pour expliquer à quel point la question de Dieu est déplacée.
"L'imperfection fait partie de la perfection de la création à laquelle elle donne le mouvement".
Si nous trouvions un jour réponse à la question de la création, il y a fort à parier que nous n'aurions plus de but ultime et que nous perdions la dernière motivation.

C'est pourquoi cette question ne m'intéresse pas. Elle ne m'a d'ailleurs jamais vraiment intéressé. Je suis trop terre à terre. Je conçois le monde et ma vie de manière utilitariste et j'essaie de développer une certaine forme de rationalité, forcément relative, pour optimiser mon bien être. Ou limiter les conséquences de mes erreurs.

J'ai bien jeté un oeil sur les différentes théories philosophiques, mais j'ai vite compris que toutes ces pointures avaient raisons dans leur logique. Tout n'est que point de vue, au sens géographique du terme. Et puis je les trouve terriblement bavards, tous tant qu'ils sont. Avec une tendance à se prendre au sérieux, ce qui n'est pas marrant.

Aujourd'hui, à 60 balais, j'avoue que j'ai passablement perdu la motivation de faire. Et pourtant, je suis bien obligé de mettre ce corps en route tous les matins et remplir mes journées. Quand j'en parle à des proches ils ne comprennent pas. Ils n'ont pas une minute et je me plains de mon oisiveté.
En fait je ne m'en plains pas mais j'avoue une préoccupation qui doit avoir quelque chose à faire avec la quête de sens. Je n'arrive pas encore à me débarrasser de cette idée un peu naïve que nous devons bien être ici pour quelque chose. C'est un peu con quand on y pense car cela suggère justement un plan et donc un architecte.

Je continue donc à observer ce qui se passe dans ma tête et j'avoue que ça m'occupe passablement. Je suis un peu comme au cinéma et ma capacité d'émerveillement semble intacte. J'ai même l'impression qu'elle se développe de manière inversement proportionnelle à la disparition progressive de mes acquis, des certitudes qui m'ont permis de me construire une personnalité.

Bref, j'ai l'impression d'être de plus en plus largué et ça ne me pose pas de problème majeur. Pour l'entourage en revanche, ça devient plus compliqué. Alors je m'habitue à rester seul et j'y prends goût. Je dois juste me gaffer de ne pas devenir complètement sauvage et éviter l'autisme.

J'espère que ce n'est qu'un passage. Car au final j'ai le sentiment que ce qui semble définir au mieux notre condition d'homme c'est l'échange, la communication. Tout le reste entre dans le cadre banal de la survie sans véritable valeur ajoutée.

C'était ma petite contribution du jour à vos élucubrations.

Écrit par : Pierre Jenni | 08/06/2018

Je vais encore vous révéler un secret, Mario: le Grand Patron n`est pas soumis aux memes lois de causalité que vous et meme (si, si) moi. Ainsi, les questions du genre "qui a créé Dieu" n`ont tout simplement pas de sens. Devriez relire la citation de notre excellent ami l`imam Dhou n'Noun Al Misri, en haut a droite de la page.

Écrit par : Ignaz, le moyne des sables | 08/06/2018

"Quoi que tu imagines dans ton esprit, Dieu est différent de cela"

Croyez-le bien, Ignaz des sables: je suis souvent amené à me remémorer cette citation, surtout quand j'en arrive à penser que Dieu n'est qu'un gros tas de m...

Écrit par : Mario Jelmini | 15/06/2018

Mes élucubrations nocturnes ont fait surfacer la question de la dénomination de Dieu. Ou d'Elohim. Puisqu'aucun nom ne peut désigner ce pitre phénoménal. De quoi s'endormir (plus efficace que compter les moutons). Ai fissa décidé d'aller vaquer à mes occupations.

Écrit par : divergente | 08/06/2018

@ Pierre Jenni, qui a écrit:
"Je n'arrive pas encore à me débarrasser de cette idée un peu naïve que nous devons bien être ici pour quelque chose. C'est un peu con quand on y pense car cela suggère justement un plan et donc un architecte."

Intrigué par vos propos, j'ai consulté à Marguerite (qui est un peu ma Pythie à moi) et voici ce qu'elle a déclaré:

– Chaque âme est une partie de la divinité. Chaque être fait partie d’un seul Être et révèle une facette unique et momentanée de l’Être.

Puis elle a mis fin à la consultation en empruntant au romancier John Steinbeck cette pensée, fleurie dans “Les raisins de la colère” [*]:

– On n’a pas chacun une âme, on a chacun un petit morceau d’une grande âme qui est à tout le monde.

Je vous livre cet oracle pour ce qu'il vaut. Tout comme la Pythie et comme Myriam Belakovsky, Marguerite donne souvent l'impression de répondre à côté de la plaque.

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[*] Le livre en question, publié en 1939, devait valoir à son auteur le prix Pulitzer en 1940. En fait, la phrase citée de mémoire par Marguerite ne provient pas du livre mais des dialogues du film réalisé en 1940 par John Ford à partir du roman de Steinbeck.

Écrit par : Mario Jelmini | 09/06/2018

Marguerite me semble largement plus cohérente que MB...
Je rajouterais qu'au lieu de Steinbeck, autant aller chez C.G Jung et la notion d'inconscient collectif. Sachant que le cerveau des bébés dans le ventre de leur mère suit les mêmes courbes d'EEG qu'elle quand elle rêve, on comprend qu'il est possible qu'il y ait transmission continue depuis le début de l'humanité. Le langage, véhicule de la pensée, n'étant pas le même, il faut le décrypter. C'est ce qu'a tenté de faire Jung avec les symboles qui étaient les ancêtres de nos mots...
Pour le reste, en complet accord avec Marguerite.

Écrit par : Géo | 09/06/2018

Répondre à côté de la plaque permet de dire des choses pas forcément inutiles telles qu'un résumé des ouvrages d'Arthur Janov, par exemple.

En revanche, quelqu'un apporte des citations telles, à n'en plus finir... que parfois, l'un ou l'autre de ses proches lecteurs observe que cette personne prend le risque de n'être lue que plus que partiellement voir encore moins

et je connais quelqu'un à qui cette pléthore de références ôta l'envie de lire le livre de Mario Jelmini.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 09/06/2018

Chère Madame Belakovsky,

Que font les pasteurs, que ce soit au cours de leurs sermons ou dans leurs publications? Ils nous abreuvent de citations bibliques en nous livrant leurs interprétations (pas toujours concordantes, d'ailleurs).
Je fais la même chose qu'eux, où est le mal?

La seule différence entre eux et moi, c'est que je suis un ministre de Dieu dièse alors qu'eux, ce sont des ministres de Dieu bémol, ce Dieu anachronique et ringard qui a causé tant de mal à l'humanité. Un Dieu qu'il convient de jeter aux oubliettes de la mythologie, ce à quoi je m'emploie.

Je préfère dire la vérité et ne pas être lu plutôt qu'être lu en proférant des mensonges.

Écrit par : Mario Jelmini | 09/06/2018

Eh oui Mario, il lui arrive de ne pas raconter que des aneries, a cette brave Margot. Ene fait, elle en sait bien plus que ce que ses allures de fille a matelot des étoiles ne laissent entendre.

Écrit par : Ignaz, le moyne des sables | 09/06/2018

Ah ben ça alors, Géo valide le concept d'âme !...
Je n'ai pas fini de m'émerveiller devant le caractère impénétrable des voies du seigneur.

Écrit par : Pierre Jenni | 09/06/2018

Il vieillit, sans doute...

Écrit par : Tigellinus | 09/06/2018

À propos de l'âme et de Jung, je recommande à tous cet excellent article:
http://eden-saga.com/lame-selon-jung.html
Géo nous dira peut-être ce qu'il en pense.

Écrit par : Mario Jelmini | 09/06/2018

« Sachant que le cerveau des bébés dans le ventre de leur mère suit les mêmes courbes d'EEG qu'elle quand elle rêve… »

Euh… rappelons que l’EEG mesure l’activité électrique du cerveau. Bien utile pour le diagnostic de certains syndromes (épilepsie par exemple) ou pour confirmer la mort cérébrale avant prélèvement d’organes…

Expliquez-moi comment poser des électrodes sur le scalp du fœtus in utero…c’est possible lors de l’accouchement, après rupture des membranes. Avant le terme, ce serait de la médecine mengelienne (de feu ce bon docteur d’Auschwitz)…

On peut éventuellement mesurer par IRM une augmentation de l’afflux sanguin lorsqu’une zone cérébrale est activée, concomitamment avec celle de la mère. De toute manière, aucun neurologue ne se risquera à affirmer qu’il a observé une pensée consciente dans notre cerveau : des milliards de neurones qui s’activent par seconde, ce n’est pas la pensée qu’on visualise, mais des sous-produits physiologiques.

Écrit par : Gislebert | 09/06/2018

IRM fonctionnelle (IRMf).
http://cervenad.blogspot.com/2015/11/activite-cerebrale-chez-le-ftus.html

Écrit par : Tigellinus | 09/06/2018

Monsieur Jelmini,

Les écrits évangéliques nous invitent à ne pas juger, non pas à ne pas avoir d'opinion ou de ressenti mais à ne pas condamner.

Suggéré à des personnes croyantes mais écoeurées par ce qui se passe en leurs paroisses ou leurs églises comparées à des jardins.

S'agissant de personnes croyantes, encore une fois.

Si Dieu se promenant en nos jardins intérieurs et vies n'appréciait pas ce qu'il s'y trouve, pensées, paroles actions, et, comme nous faisons pour nos paroisses ou nos églises désertait nos vies ou nos jardins intérieurs?

"Là où est ton coeur là est ton trésor":
"Là où il y a l'amour là il y a Dieu!"

Il va de soi que des personnes ne fréquentant plus leurs paroisses le font parfois pour raisons de santé.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 09/06/2018

Myriam Belakovsky a écrit:
"Les écrits évangéliques nous invitent à ne pas juger, non pas à ne pas avoir d'opinion ou de ressenti mais à ne pas condamner."

Fort bien, Mme Belakovsky. Conformons-nous à la position des Évangiles et abstenons-nous de juger et de condamner les prêtres pédophiles. Laissons ce soin à Dieu et à Jésus. Quant à nous, faisons comme Ponce Pilate: lavons-nous en les mains.

Cette une belle morale que vous propagez là, Mme Belakovsky.

Écrit par : Mario Jelmini | 09/06/2018

"Là où est ton coeur là est ton trésor" [*]:
"Là où il y a l'amour là il y a Dieu!"

Les paroles que vous nous rapportez, Mme Belakovsky, expriment très bien ce que les prêtres pédophiles ressentent et chantent en leur for intérieur en guise de louange à leur Seigneur dans ces moments de jouissance ineffable qu'ils connaissent quand leur organe génital en érection pénètre insidieusement l'orifice anal de leur victime (vous l'aurez remarqué: dans l'adverbe «insidieusement», il y a l'anglicisme «inside» et il y a «dieu»).
Car pour ces représentants de Dieu sur terre que sont les prêtres, cette pénétration est un moment béni où le coeur, le trésor et l'amour de leur Dieu bien-aimé habitent réellement leur bite. La version ecclésiastique de la pédophilie n'enseigne-t-elle pas qu'au moment de l'acte, l'esprit du Seigneur se fait chair dans leur pénis (une forme de transsubstantiation, en quelque sorte)?

Très touchant tout ça, Mme Belakovsky. Heureusement pour vous, personne n'a jamais tenté de procéder à des attouchements sur votre personne.

[*] Citation exacte: "Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur". On ne met pas de guillemets, Mme Belakovsky, quand on n'est pas sûr de citer exactement.

Écrit par : Mario Jelmini | 09/06/2018

Gislebert@ Cette information est assez vieille, plus de trente ans. Des psychiatres ont affirmé que les bébés rêvaient vraisemblablement les rêves de leur mère, et je l'ai tenu pour acquis. C'est probablement moi qui ai interprété trop loin en parlant d'EEG...
Je n'ai aucune référence scientifique à vous offrir. Et vous, vous seriez capable de les trouver ?

Écrit par : Géo | 09/06/2018

En réaction au dernier commentaire de Tigellinus (qui voudra bien transmettre mes respects à Néron).

La question de l'activité cérébrale avant la naissance en appelle une autre, bien plus vaste: celle de l'activité cérébrale avant la conception. J'ignore si cette dernière activité, antérieure aux autres, a donné lieu à des études publiées mais à première vue il faudrait envisager séparément deux cas d'école: celui des maculées conceptions (de loin les plus fréquentes) et celui des immaculées conceptions (sans doute plus riches en enseignements du point de vue métaphysique).

S'agissant plus particulièrement des immaculées conceptions, une question vient aussitôt à l'esprit: existait-il déjà une activité cérébrale embryonnaire au cours de la période qui a précédé le big-bang?

Quelqu'un souhaite-t-il s'exprimer à ce sujet? Madame Belakovsky peut-être?

Écrit par : Mario Jelmini | 09/06/2018

Non Géo, je n’ai pas de documentation récente sur ce sujet, mais le lien apporté par Tigellinus explique fort bien le développement et la croissance du fœtus, relié par le cordon et le placenta et qui partage avec sa mère les nutriments nécessaires et protecteurs, mais aussi les hôtes indésirables (bactéries, virus), toxines, alcool, hormones de son stress diverses et variées.

L’interconnectivité cérébrale est indubitablement stimulée par le son de la voix de la mère, par la musique (du classique à préférer au hard rock…), le toucher et l’ouïe entrent en jeu, mais elle ne transmet pas ses rêves, sauf si ce sont des cauchemars qui génèrent les médiateurs du stress, le fœtus en ressentira les conséquences, mais pas le contenu du rêve. c'est peut-être ce que les chercheurs de l'époque voulaient exprimer. On n’a pas trouvé la molécule.

Bien à vous.

Écrit par : Gislebert | 09/06/2018

Mario Jelmini,

Vous discutez publiquement sur moi sans me connaître.

Concernant les prêtres pédophiles j'en ai parlé dans des commentaires en dénonçant leur solitude s'ils ne sont pas mariés, par exemple, mais non sans connaître la position de l'Eglise catholique romaine selon laquelle le "célibat des prêtres n'a rien à voir avec la pédophilie parce que les prêtres pédophiles sont mentalement atteints".

Les fidèles du catholicisme romain connaissent ce problème depuis des siècles et, en cas de dénonciation, l'air stupéfait des autorités religieuses est un mensonge, une imposture.

J'estime que les fidèles catholiques sont complices car, dégoûtés, sans parler du célibat imposé aux prêtres, ils devraient rejoindre les rangs des Réformés qui respectent la femme, ne se mêlent pas de la contraception et accordent aux femmes d'être pasteures si telle est leur vocation.

Je ne puis me défendre contre Corto me traitant de pédophile de manière cyclique
et ne puis empêcher le blog Jenni de publier de telles scandaleuses et récurrentes accusations.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 09/06/2018

Je ne discute pas publiquement de vous sans vous connaître, Mme Belakovsky, je commente - en m'en tenant à leur lettre - les commentaires que vous nous livrez.

Dans votre précédent commentaire, celui que j'ai commenté et auquel vous venez de réagir, vous nous disiez textuellement (je vous cite, je n'invente rien):
"Les écrits évangéliques nous invitent à ne pas juger, non pas à ne pas avoir d'opinion ou de ressenti mais à ne pas condamner."

Et maintenant, dans votre dernier commentaire, celui auquel je suis en train de répondre, voilà précisément que vous portez des jugements et des condamnations, cela à l'encontre des prêtres pédophiles. Vous rendez-vous compte des contradictions dans lesquelles vous vous enfermez, Mme Belakovsky? Dans un premier commentaire, vous prônez le respect des Évangiles et dans le commentaire suivant vous vous empressez d'adopter une position contraire à ce que prônent ces mêmes Évangiles! Comment voulez-vous, avec un tel schéma de comportement, qu'on vous accorde la moindre crédibilité?

Je vous en prie, faites un effort Mme Belakovsky. Réfléchissez à deux fois avant de poster des commentaires sur mon blog. Relisez-les d'abord et banissez-en si possible les incohérences, qui n'indisposent pas que moi.

Écrit par : Mario Jelmini | 09/06/2018

Mario Jelmini,

Je ne puis admettre la pédophilie.
On comprend parfaitement qu'il faut laisser travailler en nous les textes évangéliques présentés comme une semence.
J'ai commenté le mot juger car on connaît l'objection: on a un cerveau, une intelligence, on ne peut pas ne pas avoir une opinion.
Des parents, doués de flair, se sont rendu compte à temps qu'il y avait un problème de pédophilie les uns pour leur enfant dans un collège catholique, les autres pour le leur dans un club sportif.
Ils ont retiré leur enfant du collège, pour les uns, et du club sportif pour l'enfant des autres.

Si on veut chercher la petite bête, Monsieur Jelmini, on trouve toujours et quant aux calomnies contre lesquelles on ne peut pas se défendre il y avait coincée dans une cheminée une fouine comme fouineurs sont les êtres calomniateurs ou diffamateurs et je vous avouerai que dans les locaux du centre en question la fouine exhalait une puanteur, une odeur de charogne.

Dommage que certains teneurs de blogs, heureusement rarissimes, acceptent que l'on fasse de leurs blogs de véritables dépotoirs.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 09/06/2018

Dans ce commentaire, Mme Belakovsky, vous nous faites part de votre position par rapport à la pédophilie: vous ne l'admettez pas. Tout en précisant aussitôt que vous considérez les textes évangéliques comme une semence qu'il faut laisser travailler en nous.
À partir de là, permettez-moi de vous poser une question: si vous aviez été victime d'un prêtre pédophile, lui pardonneriez-vous?

Écrit par : Mario Jelmini | 10/06/2018

J'aimerais revenir, Mme Belakovsky, sur cette semence évangélique dont vous nous avez parlé et que vous avez manifestement laissé travailler en vous.

Dans les cas d’adultère, l'islam prévoit cent coups de fouet (Le Coran XXIV:2, applicable aux hommes comme aux femmes; c'est donc le tarif applicable à Tariq Ramadan puisque celui-ci a reconnu, dans le cadre des procédures pénales suivies contre lui en France, qu'il avait commis un adultère).

Le judaïsme, lui, prévoit la lapidation. Les pharisiens ayant présenté à Jésus une femme adultère, il prit la défense de celle-ci en leur assénant: “Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle” (Jean 8:7).

À votre avis, si les pharisiens avaient présenté à Jésus un pédophile, leur aurait-il déclaré: “Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre lui”?
Et s'ils lui avaient présenté un ou une homosexuel(le), que leur aurait-il dit?

Je suis d'autant plus intéressé à connaître votre opinion sur ces questions, Mme Belakovsky, que je n'aurai probablement jamais l'occasion de les soumettre directement à Jésus, à moins que celui-ci ne revienne rapidement sur terre comme certains oracles l'annoncent avec fracas.

Écrit par : Mario Jelmini | 10/06/2018

Mario Jelmini,

Si l'un de mes enfants avait été victime de pédophilie le jugement et le châtiment du coupable ne guérirait pas cet enfant.
Je le confierai aux soins d'un/e psy.

Mais Françoise Dolto exigeait des enfants remis à ses soins qu'ils fassent preuve de leur accord en bonne intelligence en apportant des petits signes tels que dessins, timbres, un ou deux centimes, etc.

Jésus n'était pas grec mais nous savons que la Grèce que Jésus pouvait connaître aussi bien par culture que par fréquentation avait d'autres visions que nous sur l'amour adulte/enfant.

"Ce que vous aurez fait à ces petits" évoque aussi bien les enfants que, pour parler comme M. Macron et ses proches, ces minus sociaux également "petits" des évangiles.

Jésus se présente comme un médecin.
Que faut-il entendre par là.

Le paralytique de la piscine de Bethesda apporte une lumière.
Après l'avoir guéri Jésus lui dit que s'il retombait dans son péché il retomberait plus malade encore.

Jésus, tel le regretté Dr Paul Tournier de Genève (qui vénérait Elisabeth Kübler-Ross) établissait donc un rapport entre la santé physique et la santé morale.

Les personnes qui souffrent d'un mal physique tout en se rendant en même temps chez un psy sont à la recherche d'un ou plusieurs traumatismes de leur passé.
Par rapport à un traumatisme ou plusieurs traumatismes ces personnes sont donc malades et potentiellement victimes.
Le paralytique de la piscine de Bethesda apparaît, selon Jésus, malade "non victime mais par péché/ coupable"... il y plus de vingt siècles passés.

Si nous disons: si tu retombais dans ton péché ou ta faute: retomber évoque une chute.

Quad on fait une chute, on tombe.
Par ailleurs ne dit-on pas que l'on "tombe" amoureux?

Mais, un instant, Mario Jelmini.

Vous apprenez on ne sait comment que j'ai été exclue d'une activité catéchétique.
Vous pourriez discrètement le garder pur vous en faisant preuve de bienveillance.
Non. Vous vous faites un plaisir, par le moyen de votre blog, de le faire savoir à la cantonade.

Je viens d'agir dans le sens même du pouvoir du Christ tel que compris par des mystiques de l'Inde soit… renvoyer l'homme à lui-même.

A vous-même, Mario Jelmini.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10/06/2018

"Vous apprenez on ne sait comment que j'ai été exclue d'une activité catéchétique.
Vous pourriez discrètement le garder pour vous en faisant preuve de bienveillance.
Non. Vous vous faites un plaisir, par le moyen de votre blog, de le faire savoir à la cantonade."

Je vais vous dire comment je l'ai appris, Mme Belakovsky: c'est vous-même qui avez fait état de cette exclusion dans un commentaire que vous avez posté sur un autre blog, il y a déjà un certain temps déjà (sur le blog de Pierre Jenni, sauf erreur). Si vous teniez à ce que cela ne se sache pas, il ne fallait pas nous le dire.

Écrit par : Mario Jelmini | 10/06/2018

Je vous ai posé une question claire, simple et précise:
"Si vous aviez été victime d'un prêtre pédophile, lui pardonneriez-vous?"
Comme d'habitude, vous réagissez en vous lançant dans des considérations tous azimuts qui tournent plus ou moins autour du sujet mais vous ne répondez pas à la question posée.

De même, je vous ai demandé:
"À votre avis, si les pharisiens avaient présenté à Jésus un pédophile, leur aurait-il déclaré: «Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre lui»?
Et s'ils lui avaient présenté un ou une homosexuel(le), que leur aurait-il dit?"
Là aussi, vous tournez plus ou moins autour du pot sans répondre aux deux questions soulevées.

Une fois de plus, je constate qu'il est impossible d'entretenir avec vous un dialogue construit. Vous vous dérobez constamment en contournant ou en détournant le sujet.

Écrit par : Mario Jelmini | 10/06/2018

« [...] le fœtus en ressentira les conséquences, mais pas le contenu du rêve [...] »

... mmh ! ... m'est avis qu'il est de toute façon trop petit pour comprendre... on peut dès lors sans autre, écarter cette hypothèse.

Écrit par : petard | 10/06/2018

" [...] le fœtus en ressentira les conséquences, mais pas le contenu du rêve [...] »... mmh ! ... m'est avis qu'il est de toute façon trop petit pour comprendre... on peut dès lors sans autre, écarter cette hypothèse."
Vous n'en savez rien, ni l'un ni l'autre. On peut recevoir des images d'un rêve sans les comprendre, cela m'arrive toutes les nuits et j'ai 66 ans d'expérience.
Et Gislebert : pour les mêmes raisons que vous m'opposiez. J'en reste donc pour l'instant sur l'hypothèse des psychiatres d'il y a trente ans. Qui a le mérite d'expliciter la théorie fortement documentée de l'inconscient collectif de Jung.
Une transmission de ces grands symboles par les gènes paraît nettement moins probable. Les grands imbéciles de la biologie en sont même à prétendre que les races n'existent pas, et que quotidiennement on peut voir des pygmées mettre au monde des géants vikings...

Écrit par : Géo | 10/06/2018

"cela m'arrive toutes les nuits et j'ai 66 ans d'expérience."

Justement, cela fait 66 ans et plus que vous n'êtes plus un foetus... Vous avez un vécu, un SNC complètement développé (même si à nos âges, il convient de ne pas se bercer d'illusions...) et vos aires cognitives dans leur interconnexions peuvent élaborer à partir de votre expérience pendant votre sommeil vos rêves les plus échevelés... Le foetus est sensible à son environnement, aus sons et au milieu intérieur de sa mère, il ne partage pas ses pensées intimes, ou alors ses émotions indirectement par des voies physiologiques (médiateurs humoraux ou nerveux).

Écrit par : Gislebert | 10/06/2018

Mario Jelmini,

Comprenez-moi bien: Il ne m'est pas possible de parler de ce que je n'ai pas connu personnellement fillette: un abus sexuel qu'un prêtre aurait commis à mon endroit d'autant plus que même si c'était le cas à mon ressenti un blog public n'a pas pour vocation de se faire l'écho de tels problèmes.

En revanche par confidence à propos de la pédophilie commise par un prêtre telle a dit : "Mais, sans ces bras autour de moi qu'est-ce que je serais devenue... sans amour de la part de mes parents, sans tendresse, sans attention…!"

Au MLF nous avons travaillé sur ce dossier et une maman nous a raconté qu'en donnant son bain à son petit garçon elle a appris que le parrain auquel elle et son mari le confiait quand ils sortaient abusait de lui.
L'enfant voyant la tête de sa mère, soudain, lui a dit: "Mais, maman, mais c'est "super" ce qu'on fait."!

En aucun cas... plaidoyer en faveur de la pédophilie, évidemment.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10/06/2018

J'ai voulu soulever la problématique du pardon en prenant un exemple fort: celui d'un enfant sexuellement abusé par un adulte. Il m'intéressait de savoir comment vous vous positionniez par rapport à ce sujet délicat: doit-on pardonner, comme une certaine morale chrétienne le voudrait, ou a-t-on le droit de se révolter et de condamner l'auteur des abus tout en restant chrétien?
La question est difficile. Vous y avez en partie répondu et je vous en remercie.

Écrit par : Mario Jelmini | 10/06/2018

Essayez le gaz Mario Gelmini.

Écrit par : Pierre-Alain | 15/06/2018

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