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13/06/2018

Mais où Dieu loge-t-il donc?

Le roi Salomon, qui entretenait des relations privilégiées avec Dieu, entreprit de le faire enfermer, comme il convient de tout individu représentant un danger pour la collectivité. À cet effet, il fit construire à Jérusalem, de 960 à 953 avant J.-C., une prison de luxe appelée “le Temple” (cf. I Rois 8:13 et II Chroniques 6:2: “J’ai achevé de bâtir une maison qui sera ta résidence, ô Dieu, une demeure où tu habiteras éternellement”). Mais l’édifice fut détruit en 587 avant J.-C. par les armées babyloniennes de Nabuchodonosor et Dieu en profita pour prendre la clé des champs. Un second Temple, érigé au début du sixième siècle avant J.-C., après le retour de la captivité, fut remplacé par un troisième, dont la construction, décidée par Hérode le Grand, roi de Judée, débuta aux alentours de 20 avant J.-C. Hélas, comme chacun sait, le nouveau Temple fut rasé par les Romains en 70 après J.- C., en même temps que le reste de la ville. Depuis lors, privé de sanctuaire (le Temple, en effet, n’a jamais été reconstruit [1]), Dieu mène la vie errante des fugitifs et des latitants, prenant mille et une formes et autant de visages, trouvant abri par-ci, asile par-là [2] et refuge par ailleurs, dormant un jour dans une synagogue, le lendemain dans une église et le jour suivant dans une mosquée [3]. Certains, s’appuyant sur I Chroniques 17:3-5 (“La parole de Dieu fut adressée à Nathan en ces mots: «(...) Je n’ai fait d’aucun temple ma demeure, mais j’ai été de tente en tente»”), pensent même que le Seigneur a repris ses anciennes habitudes et qu’il hante les terrains de camping et de caravaning. Bien des gens sont à sa recherche mais personne ne sait à quoi il ressemble, ni qui il est vraiment. La plupart fouillent dans des endroits sombres et lorsqu’on leur demande pourquoi, ils répondent: parce que “l’Éternel a déclaré qu’il habiterait dans l’obscurité” (I Rois 8:12 et II Chroniques 6:1) [4]. Une chose est sûre: “En vérité, tu es un Dieu qui te caches, Dieu d'Israël” (Ésaïe 45:15) [5]. De temps en temps, quelqu’un affirme: «J’ai trouvé Dieu»; mais quand on vérifie, il n’y a que du vent, ou alors une ombre insaisissable. Ce qui a conduit Salomon à s’exclamer: “Mais quoi! Est-il vrai que Dieu habite sur la terre?” (I Rois 8:27) [6]. Or, Salomon “était plus sage qu’aucun homme” (I Rois 4:31) – du moins si l’on en croit son biographe, qui fut sans doute grassement rétribué pour écrire cette énormité [7]. Enhardis par l’interrogation de Salomon, certains sont allés plus loin en se posant sérieusement la question: “Mais quoi! Est-il vrai que Dieu est vivant?”. Pis: d’affreux incrédules, prenant leurs noirs désirs pour des réalités, n’ont pas hésité à proclamer haut et fort: “Dieu est mort!” [8]. Or, le nombre élevé de personnes qui persistent à croire en lui montre à l’évidence que Dieu n’est pas mort et que, dans ce domaine, tout reste à faire.

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[1] On dispose pourtant de plans détaillés en vue de l’édification d’un nouveau Temple. Exposés par Ézéchiel aux chapitres 40 et ss. de son livre, ces plans offrent l’avantage de répondre en tous points à la volonté du Dieu très saint. Celui-ci a d’ailleurs indiqué, commentant ce projet grandiose: “Voici l’emplacement de mon trône, l’endroit où se posera la plante de mes pieds. C’est là que j’habiterai pour toujours, au milieu des enfants d’Israël” (Ézéchiel 43:7, qui complète Ézéchiel 37:27 : “Ma demeure sera parmi eux [les enfants d’Israël]; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple” [1.1).La question reste d’actualité: à quand - et par qui - la réalisation de cette nouvelle - et ultime - maison du Seigneur? Car l’intéressé a fait savoir qu’étant las de la vie de bohème et aspirant à prendre sa retraite - une retraite aussi éternelle que méritée, faut-il le préciser -, il désirait passer le reste de sa vie en savourant, dans les murs de son palais, la joie, le romantisme et la simplicité des holocaustes et autres sacrifices de taureaux, de boucs, de béliers et d’agneaux (cf. Ézéchiel 43:19, 43:22-23, 43:25, 45:18, 45:21-25, 46:4-7 et 46:13) qui faisaient jadis ses délices, allant jusqu’à désigner à l’avance les prêtres qui seraient autorisés, tout “de lin” vêtus (y compris les “caleçons”, cf. Ézéchiel 44:17-18), à le “servir” (Ézéchiel 44:15-16), à effectuer les aspersions de sang (cf. Ézéchiel 43:18 in fine) et à lui “offrir la graisse et le sang” (Ézéchiel 44:15 in fine) des bêtes abattues. Tout cela devant avoir pour cadre cette bonne vieille ville de Jérusalem (Jérémie 3:17 : “En ce temps–là, on appellera Jérusalem «Le trône de l’Éternel»” [1.2]) [1.3].

Il ne faudra pas s’étonner si, un de ces jours, l’Éternel pique une de ces colères dont il a le secret parce qu’on ne lui aura pas encore reconstruit le home, sweet home que, par la voix du prophète, il réclamait déjà il y a deux mille six cents ans et qui fut plusieurs fois détruit au cours des siècles, en dernier lieu par les Romains [1.4]. À moins, bien entendu, que les visions d’Ézéchiel, de Jérémie et de Jean l’Apocalypsien, loin d’être d’inspiration divine, n’aient été que le fruit de leur imagination délirante.

......... [1.1] Un peu plus d’un demi-siècle après la mort de Jésus, Jean l’Apocalypsien confirmera le prophète Ézéchiel: • “J'entendis une voix forte venant du ciel, qui disait: «Voici le tabernacle [1.1.1] de Dieu parmi les hommes! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux»” (Apocalypse 21:3); • “Le trône de Dieu et de l'Agneau [lire: Jésus] sera dans la ville [lire: Jérusalem]; ses serviteurs lui rendront un culte et verront son visage” (Apocalypse 22:3-4).

.................. [1.1.1] Dans de nombreuses traductions (Traduction Oecuménique de la Bible / 2010, Conferenza Episcopale Italiana, Nueva Versión Internacional, La Palabra, World English Bible, Revised Standard Version, etc.) on trouve “la demeure” en lieu et place de “le tabernacle”.

......... [1.2] Trente chapitres plus loin, le même prophète affirme que Jérusalem portera le nom de "«L'Éternel est notre justice»" (Jérémie 33:16).

......... [1.3] À moins que l’équipe de pasteurs et de théologiens dirigée par l'exégète Frédéric Godet (1812-1900) n’ait vu juste en situant le nouveau Temple quelques dizaines de kilomètres au nord de Jérusalem: “Il nous paraît hors de doute que la situation de la contrée de Silo et Béthel répond seule aux conditions de l'emplacement désigné. Il suffit d'un coup d'oeil sur la carte de la Terre Sainte pour se convaincre que cette localité est le centre topographique du pays (tel qu'Ezéchiel l'a délimité), aussi bien dans la direction du nord au sud que dans celle de l'ouest à l'est” («http://www.levangile.com/Bible-Annotee-Ezechiel-48.htm#notes», note ad versets 15 à 19). Ézéchiel 48:35 précise que “le pourtour de la ville fera neuf kilomètres et, dès ce jour, le nom de la ville sera «l'Éternel est ici»”.

......... [1.4] On s’en voudrait de ne pas mentionner ici un épisode assez mal connu. Soixante ans après la destruction du Temple de Jérusalem par les armées de Titus, un juif nommé Siméon Ben Koziva, plus connu sous son surnom de Bar Kokhba
(qui signifie “Fils de l'Étoile”), se mit en tête, avec quelques autres, de reconstruire le Temple. Il organisa une armée, instaura un état juif indépendant en terre de Judée et livra bataille aux Romains, anéantissant avec ses hommes une légion entière. Il fallut aux Romains trois ans (132 à 135) et le recours à douze légions (certaines venues de Bretagne et du Danube) pour venir à bout de la révolte (source: «http://www.marianne.net/Les-plus grandes-erreurs-de-l-histoire_a230294.html»). “À la suite de l'écrasement de cette révolte, l'empereur Hadrien ordonne la destruction de la totalité de Jérusalem, celle-ci est rasée et le gouverneur romain passe symboliquement une charrue sur son espace. Hadrien fait bâtir une ville grecque sur ces ruines, d'une dimension plus petite que l'ancienne cité de Jérusalem et la nomme Colonia Aelia Capitolina. Il fait construire des temples païens sur les lieux de pèlerinage. Les Juifs sont alors interdits de cité dans la ville et dans ses environs, sous peine de mort, jusqu'à l'empereur Antonin le Pieux” («http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_de_Jérusalem», état au 5 août 2013; Antonin le Pieux régna de 138 à 161, alors que l’Empire romain était à son apogée) [1.4.1]. Cet épisode est révélateur de la mentalité du Tout-Puissant: d’un côté, il réclame la construction d’un Temple où il puisse venir définitivement s’installer au milieu de son peuple et de l’autre, quand ses fidèles décident de s’atteler à la tâche, il les en empêche en faisant s’abattre sur eux tous les malheurs de la terre.
Il faudrait qu’il sache ce qu’il se veut, le vieux.

.................. [1.4.1] Comme on le sait, Jérusalem fut conquise en 638 par des armées venues d’Arabie et la Mosquée Al-Aqsa fut érigée sur les ruines du temple juif.

[2] On imagine ce pauvre Éternel faisant du porte à porte et quémandant: “Pitié, mon bon seigneur! Je suis sans logis! Dieu n’a-t-il pas dit, en Ésaïe 58:7 : «Offre l’hospitalité aux malheureux sans asile»?”.

[3] On relèvera, en passant, que lorsque “David avait dit: «L’Éternel, le Dieu d’Israël, (...) demeurera à Jérusalem pour toujours»” (I Chroniques 23:25; dans le même sens: Psaumes 132:13-14), ce n’est pas seulement le doigt qu’il s’était fourré dans l’oeil jusqu’à l’omoplate, mais un fétu gros comme une poutre. Comme quoi les hommes, prophètes compris, seraient bien inspirés de ne jamais dire “pour toujours”, ou “éternellement”, ou “à jamais”.

[4] Psaumes 97:2 confirme, en parlant de l’Éternel, que “des nuées sombres et l'obscurité l’environnent”. De son côté, I Timothée 6:16 affirme que Dieu “habite une lumière inaccessible” [4.1]. Certains en ayant déduit que le Seigneur était lui-même inaccessible, ils ont cessé de le chercher. Ce qui a le don d’exaspérer les obscurantistes et complique la tâche de ceux qui cherchent à y voir clair.

......... [4.1] Ainsi Dieu, qui “habite une lumière inaccessible” (comme le dit Paul), habite en même temps “dans l’obscurité” (I Rois 8:12 et II Chroniques 6:1). Si pour un non croyant, cela peut paraître incohérent, un croyant vous expliquera que tout devient clair quand on prend connaissance des versets suivants: • “Les ténèbres ne sont pas obscures, la nuit brille comme le jour, les ténèbres sont pareilles à la lumière” (Psaumes 139:12; corollaire: la lumière est pareille aux ténèbres, le jour est aussi sombre que la nuit et la lumière n’est pas claire); • “La lumière est semblable aux ténèbres” (Job 10:22); • “Malheur à ceux (...) qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres” (Ésaïe 5:20); • “La lumière luit dans les ténèbres” (Jean 1:5); • “La lumière sera obscurcie par d’épaisses nuées” (Ésaïe 5:30 in fine); • “Il [l’Éternel] la réduira [la lumière] en obscurité profonde” (Jérémie 13:16).
Si l’on admet, comme l'enseigne Matthieu 20:16, que "les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers" [4.1.1], il n’est pas difficile de prévoir que la lumière sera les ténèbres et que les ténèbres seront la lumière. C’est ainsi que Méphistophélès, Prince des Ténèbres, sera promu au rang de Prince de la Lumière, tandis que l’actuel Dieu de lumière (cf. I Jean 1:5) sera plongé à son tour dans les ténèbres. Déjà, on entend s’élever la clameur populaire: “Vive Lucifer au plus haut des cieux, l’Ange de lumière a terrassé Dieu!” (variante: “nous a délivrés de Dieu”). Et il ne se trouvera plus personne pour vendre son âme au diable puisque tout le monde la lui offrira de bon coeur.

.................. [4.1.1] Une perspective qui rend fort aise le lièvre de la fable, dont on connaît la devise: “Rien ne sert de partir à point, ni d’ailleurs de courir”. De se hâter, même lentement, dame tortue a eu grand tort; ce péché d’orgueil lui vaudra mille morts. Car, comme chacun sait, le tort tue.

[5] Dans Ésaïe 57:17, le Très-Haut (57:15) confirme: “Dans mon indignation, je me suis caché” (ou: “j’ai caché ma face”).

[6] Dans II Chroniques 6:18, on trouve cette formulation encore plus explicite: “Mais quoi! Est-il vrai que Dieu habite avec l’homme, sur la terre?”. Selon II Chroniques 2:6 (dans le même sens: I Rois 8:27 et II Chroniques 6:18), Salomon aurait ajouté: “Les cieux, même les cieux des cieux, ne sauraient le contenir” [6.1]. Et de se demander (II Chroniques 2:6): “Qui suis-je, pour lui construire un temple?” .

......... [6.1] C’est sans doute en raison de cette impossibilité pratique que le Psaume 113 situe la divine demeure au-delà des cieux: “Il habite dans des lieux très hauts, et il s’abaisse pour voir le ciel et la terre” (versets 5-6) [6.1.1]. Il paraît donc acquis que l’Éternel a planté sa tente au-dessus du ciel [6.1.2] et qu’il sera difficile d’aller l’y déloger. Quant à savoir, à ces hauteurs inatteignables pour l’être humain, s’il fait clair ou s’il fait sombre, les avis divergent. Le roi David était de l’opinion que, pour Dieu, “les ténèbres ne sont pas obscures, la nuit brille comme le jour, les ténèbres sont pareilles à la lumière” (Psaumes 139:12); mais cette théorie ne résout pas le problème puisqu’elle est aussitôt neutralisée par son corollaire, qui s’impose avec la même douteuse évidence: la lumière est pareille aux ténèbres, le jour est aussi sombre que la nuit et la lumière est loin d’être claire. Quant à la célèbre réplique de Rodrigue: “cette obscure clarté qui tombe des étoiles” (Pierre Corneille, Le Cid, acte IV, scène 3), elle n’a pas contribué à éclaircir le débat.
Psaumes 148:4 permet de se faire une idée plus concrète de l’habitat occupé par l’Éternel en orientant les recherches vers les “eaux qui [sont] au-dessus des cieux” (ou, selon une traduction plus libre, les “océans suspendus au-dessus des cieux”). Il ne s’agit point là d’une théorie farfelue imaginée par le psalmiste mais d’une émanation de Genèse 1:6-8, qui enseigne: “Dieu dit: «Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux». Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au-dessus de l'étendue. Et cela fut ainsi. Dieu appela cette étendue «cieux»” [6.1.3]. La question qui se pose dès lors est: Dieu ayant établi son campement au-dessus de “l’étendue” (c’est-à-dire au-dessus des cieux, donc dans l’eau), est-il amphibie [6.1.4] ou bien a-t-il simplement les pieds dans l’eau? [6.1.5] Logiquement, la réponse à cette question devrait aussi valoir pour ses anges. Le fait qu’on n’ait jamais vu ou entendu parler d’anges munis de nageoires ou de branchies constitue assurément un indice. Mais qui est vraiment désireux (et surtout: n’a pas peur) de découvrir la vérité doit prendre encore davantage de hauteur; c’est alors qu’une solution se dessine: celle d’un univers composé d’un empilement où chaque couche “eaux” serait suivie d’une couche “cieux”, indéfiniment [6.1.6]. Avec, par-ci par-là, des bouts de “terre” émergeant des eaux (cf. Genèse 9-10). Mais alors, se sont interrogés certains, que viennent faire, dans tout ça, les nuages qui obscurcissent le ciel? La Bible, comme toujours, donne la réponse: “Les nuées sont la poussière de ses pieds” (Nahum 1:3 in fine). Ainsi, les nuages étant constitués de particules d’eau très fines, on en conclut que quand Dieu marche, il marche sur l’eau. Une preuve indéniable de la filiation divine de Jésus puisque celui-ci se plaisait à traverser les lacs à pied [6.1.7], faculté qui fait cruellement défaut au commun des mortels [6.1.8].

.................. [6.1.1] On mesure à quel point il était puéril et illusoire de vouloir faire tenir Dieu dans un tabernacle ou l’enfermer dans un Temple. Luc, s’appuyant sur Ésaïe 66:1, le déclare d’ailleurs formellement en Actes 7:48-49 : “Le Très-Haut n'habite pas des édifices construits par la main de l’homme; comme dit le prophète: «Le ciel est mon trône et la terre mon marchepied. Quel genre de maison pourriez-vous me bâtir, dit le Seigneur (...)?»”. Et saint Paul de confirmer: “Dieu, qui a fait le monde et tout ce qui s'y trouve, et qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite pas dans des temples bâtis de mains d'hommes” (Actes 17:24).

.................. [6.1.2] “Au-dessus du ciel (...) apparaissait une forme de trône, semblable par son aspect à un saphir, et sur cette forme de trône apparaissait quelqu’un dont l’aspect ressemblait à celui d’un homme” (Ézéchiel 1:26; deux versets plus loin, on comprend que le trône dont parle le prophète est celui de l’Éternel).

.................. [6.1.3] À en croire la Genèse, les eaux ont donc précédé les cieux. Voilà qui permet de dégager au moins une certitude: à la question «où Dieu logeait-il au premier jour, avant qu’il ne crée les cieux (le deuxième jour [6.1.3.1]) et la terre (le troisième jour [6.1.3.2])?», une seule réponse possible: «dans l’eau» [6.1.3.3]. C’était l’époque de Dieu-poisson, dont le souvenir donne lieu, chaque premier avril, aux joyeuses célébrations que l’on sait. Car le premier avril est une fête religieuse, il convient de ne pas l’oublier.
Genèse 3:19 (prolongé, entre autres, par Psaumes 22:16, 90:3 et 104:29, par Job 10:9, par Ecclésiaste 3:20 et 12:7 [ou 12:9, selon la numérotation adoptée], ainsi que par de nombreux versets du Coran) affirme que l’homme est issu de la poussière (ou: de la terre) et qu’il retournera à la poussière (ou: à la terre). À partir de là certains non-conformistes, à la fois non-juifs, non-chrétiens et non-musulmans, convaincus que le dieu des juifs, des chrétiens et des musulmans n’était ni éternel, ni immortel, ni quoi que ce soit, se sont crus autorisés à affirmer que Dieu, né de l’eau et dans l’eau, était destiné à y retourner pour y affronter sa propre mort. Affaire à suivre, comme on dit.
........................... [6.1.3.1] Cf. Genèse 1:6-8.
........................... [6.1.3.2] Cf. Genèse 1:9-13.
........................... [6.1.3.3] L’existence de cette eau primordiale permet de mieux comprendre cette assertion de l’épistolier: “Ils [les cieux et la terre] périront mais toi [Dieu], tu subsistes” (Hébreux 1:11; là où l’on trouve généralement “tu subsistes” ou ”tu demeures”, la Bible Martin a choisi de traduire “tu es permanent”). Car l’eau est inépuisable. Petite question: à supposer que l’eau soit changée en sang, Dieu continuera-t-il à subsister?

.................. [6.1.4] Cette hypothèse a été vigoureusement critiquée. Selon ses détracteurs, si Dieu était amphibie, alors l’homme le serait aussi puisque Dieu, le sixième jour, l’a créé à son image. Or chacun sait que si la grenouille, par exemple, est amphibie, l’homme, lui, ne l’est pas. À partir de ce double constat et puisque personne ne prétend que la grenouille a été créée à l’image de Dieu, force est d’admettre que celui-ci n’est pas amphibie. Certains ont cru bon de faire remarquer que l’homme avait inventé le scaphandre, ce qui le rend amphibie à volonté. Mais cela ne prouve pas que Dieu soit scaphandrier à ses heures. Car non seulement Dieu n’est pas à l’image de l’homme mais surtout il est tout-puissant. Il n’a donc pas besoin de scaphandre pour être amphibie. Et qu’on ne vienne pas insinuer que Dieu, créature aquatique à l’origine, se serait ensuite adapté à la vie céleste en vertu de la théorie de l’évolution des espèces.

.................. [6.1.5] Il faut mentionner ici le début du troisième verset du Psaume 104, qui est d’interprétation difficile; selon la traduction adoptée par la Bible des Témoins de Jéhovah, Dieu “bâtit ses chambres hautes avec des poutres dans les eaux”. Jéhovah ferait cela les doigts dans le nez mais beaucoup pensent que ses Témoins de Jéhovah se fourrent le doigt dans l’oeil.

.................. [6.1.6] • On voudra bien imaginer cet empilement comme étant courbe, au point d’être circulaire sur un plan et sphérique dans l’espace [6.1.6.1]. • Selon Le Coran II:29 et LXXI:15, le ciel serait organisé en sept cieux superposés. À noter que l’univers comportait déjà sept cieux dans la cosmologie babylonienne.

........................... [6.1.6.1] Thalès de Milet (~625-~547 av. J.-C. [6.1.6.1.1]) s’imaginait la terre comme un disque plat (ou à peu près plat) [6.1.6.1.2], posé sur l’eau. C’est en accord avec cette antique conception qu’Ésaïe 40:22 parle de Dieu comme de “Celui qui trône sur le disque de la terre” (autres traductions rencontrées: “Celui qui est assis au-dessus du cercle de la terre”, “Celui qui siège au-dessus de l’horizon terrestre”). De même, si Zacharie 9:10 in fine et Michée 5:4 in fine (ou 5:3 in fine, selon la numérotation adoptée) ont évoqué les “extrémités de la terre” [6.1.6.1.3], c’est qu’ils croyaient que celle-ci était un disque plat.
.................................... [6.1.6.1.1] Pour mémoire, la captivité des Juifs à Babylone commence en 587 et s’achève en 538.
.................................... [6.1.6.1.2] La sphéricité de la terre ne sera reconnue qu’à partir de Platon (~427-348/347) et surtout d’Aristote (384-322). À noter que depuis Newton (1642-1727) la terre n’est plus tout à fait ronde puisqu’elle est boursouflée à l’équateur et aplatie aux pôles.
.................................... [6.1.6.1.3] Selon les traductions, on rencontre “limites” ou “confins” au lieu de “extrémités”. La Vulgate traduit la fin de Zacharie 9:10 par “ad fines terrae” et la fin de Michée 5:3 ou 5:4 par “ad terminos terrae”.
Dans la traduction Louis Segond de la Bible, l’expression “extrémités de la terre” apparaît trente-neuf fois, dont quatre dans le Nouveau Testament: Matthieu 12:42 et Luc 11:31 (Vulgate: “a finibus terrae”), ainsi que Actes 1:8 in fine (Vulgate: “ad ultimum terrae”) [6.1.6.1.3.1] et Actes 13:47 in fine (Vulgate: “ad extremum terrae”).
............................................. [6.1.6.1.3.1] Dans ce verset, la personne qui fait référence aux “extrémités de la terre” n’est autre que Jésus, fils de Dieu et Dieu lui-même aux yeux des chrétiens.

.................. [6.1.7] Beaucoup pensent que si Jésus marchait sur l’eau, c’est qu’il ne savait pas nager. Mais cela n’explique pas comment il s’y prenait pour se déplacer à la surface des flots. En fait, l’explication est simple: Jésus avait tellement multiplié les poissons que le lac en était rempli à ras bord; d’où cette impression que le Nazaréen marchait sur l’eau alors qu’en réalité il marchait sur des poissons. Et pour peu que deux gros poissons se présentent sous ses pieds, il était en mesure de se faire conduire d’une rive à l’autre sans même avoir à faire un pas. La question de savoir pourquoi Pierre commença à s’enfoncer quand il essaya de rejoindre Jésus sur les flots (cf. Matthieu 14:27-32) fait l’objet de controverses. Matthieu 14:30 donne deux indices: “le vent était fort” et “Pierre eut peur”. Dans ces circonstances on peut supposer que Pierre, n’ayant ni les aptitudes ni l’entraînement de Jésus, communiqua sa frayeur aux poissons qui le supportaient. Ceux-ci se mirent alors à faire des écarts, ce qui se traduisit par une instabilité accrue sous les pieds de l’apôtre, lequel fut pris de panique au point d’appeler son Maître au secours, perdant de vue que celui-ci ne l’aurait jamais invité à le rejoindre s’il y avait eu le moindre risque. Il y a tout lieu de penser que si n’importe quel autre disciple se trouvant dans la barque (cf. Matthieu 14:22) avait été à la place de Pierre, il se fût montré moins craintif et plus dégourdi et n’aurait pas eu besoin de réclamer de l’aide. D’ailleurs, la Bible ne dit pas que les autres disciples n’ont pas marché sur l’eau, elle dit seulement que Pierre ne s’est pas montré à son avantage dans cet exercice [6.1.7.1].

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Si l’on considère le fait de marcher sur l’eau comme un miracle, est-ce qu’un paquebot qui fluctuat nec mergitur en transportant trois mille passagers n’en constitue pas un, lui aussi? Et que dire de la faculté qu’ont les sous-marins de se déplacer sous l’eau aussi bien qu’en surface? Que dire encore de ces avions de ligne survolant les océans avec trois cents personnes à bord? Et de ces hommes qui sont allés marcher sur la lune? Et de ces robots, conçus et fabriqués sur terre, qui sillonnent la surface de Mars? Comme si tout cela allait de soi. Les hommes ont parfois une curieuse manière de s’étonner de telle ou telle chose et de considérer telle ou telle autre comme naturelle.
Si Prométhée avait eu le pouvoir de marcher sur les eaux, il en aurait disposé comme il le fit du feu: en en faisant cadeau aux hommes. Mais n’est pas Prométhée qui veut. À la décharge de Jésus, il faut admettre que les hallucinations de ses disciples et les hyperboles de certains rédacteurs des Évangiles ne lui sont pas imputables. Le lecteur avisé ne s’y est d’ailleurs pas trompé: si les apôtres ont pu avoir l’impression que Jésus venait à leur rencontre en marchant sur les flots, c’est que:
- une équipe de costauds avait ramé ferme dans une autre barque pour permettre à Jésus de rattraper ses compagnons partis avant lui [6.1.7.2];
- au moment où la seconde barque arriva à la hauteur de la première, Jésus se tenait debout (il s’était logiquement levé puisqu’il s’apprêtait à changer d’embarcation);
- l’obscurité et la hauteur des vagues [6.1.7.3] cachaient la seconde barque aux yeux des occupants de la première, laissant à peine entrevoir Jésus debout. Cela s’appelle une Illusion d’optique (selon Marc 6:49 et Matthieu 14:26, les disciples crurent qu’ils avaient affaire à “un fantôme”). Et le fait que Pierre se soit mis à couler quand il voulut rejoindre le boss s’explique de lui-même.
Les hommes d’Église ne croient pas un instant à l’histoire de Jésus marchant sur les eaux. Et pourtant, ils laissent leurs paroissiens y croire. Cela s’appelle un mensonge par omission.
Les bouddhistes sont plus honnêtes. Ils appellent une légende une légende: “Une légende bouddhiste, bien antérieure à la naissance du Christ, raconte qu'un moine qui se rend chez son maître traverse une étendue d'eau en pensant au Bouddha. Lorsqu'au milieu de sa traversée il cesse d'y penser, il commence à couler; il réactive alors la pensée du Bouddha et parvient à l'autre rive” («http://www.ieschoua.org/matthieu%20V/marche_sur_eau.htm»).
Le dernier mot à Nhat Hanh, moine bouddhiste vietnamien né en 1926: “Le miracle n'est pas de marcher sur l'eau, il est de marcher sur la Terre verte dans le moment présent et d'apprécier la beauté et la paix qui sont disponibles maintenant” (La Paix en soi, la paix en marche, éditions Albin Michel, 2006).

........................... [6.1.7.1] On comprend mieux maintenant pourquoi Jésus avait donné le nom de Pierre à son disciple (qui se prénommait en réalité Simon) [6.1.7.1.1]: il le savait prédestiné, si ce n’est à couler à pic, du moins à s’enfoncer dans l’eau comme un vulgaire caillou.
.................................... [6.1.7.1.1] Cf. Marc 3:16, Luc 6:14 et Jean 1:42.

........................... [6.1.7.2] Ici, une question se pose: pourquoi les disciples étaient-ils partis avant Jésus? Marc 6:46 et Matthieu 14:23 expliquent que Jésus était allé sur la colline pour y prier à l’écart. Voyez comme le bon Dieu a bon dos! En réalité, Jésus s’était rendu sur les hauts de la ville pour y chercher l’inspiration auprès d’une égérie exerçant le plus vieux métier du monde [6.1.7.2.1]. C’est pour cette raison, d’ailleurs, qu’il était venu de ce côté-ci (à l’est) du lac; et c’est sans doute aussi pour cette raison que Luc a préféré ne pas souffler mot de cette histoire dans son Évangile.
Cela dit, une autre question vient se greffer sur la première: pourquoi Jésus a-t-il menti aux apôtres en leur faisant croire qu’il allait prier sur la colline? Comme bien on s’en doute, c’était avec une intention louable. On peut même dire que ce fut par pure bonté d’âme, de sorte qu’il est fortement exagéré d’accuser Jésus de mensonge dans cette affaire (ou alors, il faudrait parler d’un pieux mensonge). Car si le Maître préférait rester discret au sujet de certaines de ses fréquentations, il avait une excellente raison: éviter que l’apôtre Jean ne pique une de ces crises de jalousie dont il avait le secret, lui qui revendiquait le statut de “celui que Jésus aimait” (Jean 13:23, 20:2, 21:7 et 21:20). Or Jésus, c’est bien connu, aimait son prochain comme lui-même, sans distinction de sexe, de race ou de religion.
.................................... [6.1.7.2.1] C’est l’occasion de dire que Jésus, fils d’une vierge patentée, n’est certainement pas lui-même demeuré vierge jusqu’à sa mort, sinon les auteurs néo-testamentaires (Matthieu et Luc en tête) n’auraient pas manqué de le clamer sur les toits et le Vatican d’en faire un dogme.

........................... [6.1.7.3] Cf. Jean 6:17-18 : “Il faisait déjà nuit et Jésus ne les avait pas encore rejoints. Le vent soufflait avec violence et le lac était agité” (sans doute les esprits étaient-ils aussi agités que le lac). Matthieu 14:25 et Marc 6:48 situent l’épisode “à la [ou vers la] quatrième veille de la nuit”, c’est-à-dire après trois heures du matin.
Mais c’est probablement Jean 6:21 qui livre le fin mot de l’histoire: Jésus marchait non pas sur l’eau mais bien sur la rive (peut-être avait-il les pieds dans l’eau) puisqu’ “au même moment [c’est-à-dire au moment où ils crurent voir Jésus marcher sur l’eau], ils [les disciples dans leur barque] touchèrent terre à l'endroit où ils voulaient aller” (traduction Bible du Semeur). Jésus avait tout simplement loué une autre embarcation, plus rapide, pour traverser. Comme il était arrivé à destination avant ses compagnons, il entreprit de les attendre sur le rivage [6.1.7.3.1]. Et quand enfin il vit poindre leur barque, il se mit à marcher dans la direction où ils allaient débarquer.
.................................... [6.1.7.3.1] Comme il est écrit en Jean 21:4, dans un contexte à la fois comparable et non moins rocambolesque: “Déjà le jour commençait à se lever, et voici: Jésus se tenait debout sur le rivage” (traduction Bible du Semeur).

.................. [6.1.8] On trouve “des épisodes miraculeux de marche sur les eaux dans différentes religions, en particulier dans des textes bouddhistes, des légendes hindoues, la légende de Huang-Po, les légendes d’Orion, l’Énéide de Virgile et plusieurs mythes d’origine américaine” (tiré de «https://en.wikipedia.org/wiki/Walking_on_water», état au 28 mars 2013). Jésus semble donc n’avoir été ni le seul, ni le premier à avoir trouvé le truc.

[7] Il vaut la peine de reproduire ici le passage dans son entier, pour montrer à quel point un biographe peut être amené à caresser son commanditaire dans le sens du poil: “Dieu donna à Salomon la sagesse, une très grande intelligence et une étendue d’esprit aussi vaste que les plages de sable qui sont sur le bord de la mer. La sagesse de Salomon surpassait la sagesse de tous les Orientaux et toute la sagesse des Égyptiens. Il était plus sage qu’aucun homme, plus sage que (...)” (I Rois 4:29-31). En résumé, “la sagesse de Dieu était en lui pour le diriger” (I Rois 3:28). Mais Salomon, malgré toutes ses belles qualités, n’était pas immortel. Son biographe non plus. Aussi n’y a-t-il pas lieu de s’étonner si I Rois 12:1-4 et II Chroniques 10:1-4 rapportent qu’aussitôt Salomon passé de vie à trépas, le peuple se rassembla pour se plaindre de ce que le défunt les avait “chargés d’un joug pesant” et maintenus dans une “rude servitude” [7.1]. À l'image du Dieu adopté par les juifs et repris (moyennant quelques retouches) par les chrétiens et les musulmans, qui maintient les hommes dans la servitude en leur imposant son joug pesant...

......... [7.1] Toute analogie avec des poids lourds de l’histoire moderne ne ferait que confirmer le vieil adage: “il n’y a rien de nouveau sous le soleil” (Ecclésiaste, chapitre 1, verset 9).

[8] • “L'insensé dit en son coeur: «Il n'y a point de Dieu!»” (Psaumes 14:1 et 53:1 ou 53:2, selon la numérotation adoptée); • “Il n’y a pas de Dieu!... Voilà toute sa pensée” (Psaumes 10:4).

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Commentaires

Dieu loge dans les coeurs de ceux qui croient en lui.

Écrit par : Anna | 13/06/2018

Anna vous n'avez pas le monopole du cœur.

Écrit par : Pierre NOËL | 13/06/2018

Pour en revenir au titre du sujet, les Pharaons et leurs traîtres de prêtres ont transformé le soleil en dieu, les musulmans vénérant la Lune, qu'ils y restent.

Les moines ont travaillé et travaillent encore à refaire l'histoire en faveur des fables des rois et ainsi à tromper le petit peuple zinzin avide du paradis.

La judéo-chrétienté à transformé tous ce bazar par une spiritualité sans fond ni fondement. Tout a été prétexte de mettre un dieu dans la cafetière des gamins afin de les soumettre à une appartenance religieuse.

Les adeptes du chemin de Compostelle ne savent pas qu'ils marchent sur une terre sphérique, vieille de 4,5 milliards d'années. Quoique depuis Copernic et Galilée, la mafia royale a dû se plier aux réalités scientifiques.

"" Aujourd'hui, on sait que si le Système solaire a commencé à se former rapidement il y a 4.567 milliards d'années, la formation de la Terre n'a dû prendre que quelques dizaines de millions d'années.""

https://www.futura-sciences.com/planete/

[8] • “L'insensé dit en son coeur: «Il n'y a point de Dieu!»”

L'ignorant croat du verbe croasser qu'un dieu existe: voilà tout son savoir. (Psaume de PN.)

Il marche vers dieu, il marche sur la tête (Psaume II PN)

Etc.......

Écrit par : Pierre NOËL | 13/06/2018

Dieu est annoncé omnipotent, omniscient et omniprésent.

Il est donc en chacun de nous hommes, femmes, animaux, vermines… OVNIs désormais PAN

En un ravissant petit missel blanc, livre de messe, donc, il y avait une coquille (faute de frappe): Venez, divin "pou" (pour époux) de mon âme.

l'enfant ayant trouvé ce missel dans une armoire de ses grands-parents plus tard épousa un… correcteur (de fautes de frappe, de "coquilles")… aussi coquille de saint Jacques de Compostelle … épousa donc un correcteur d'imprimerie et d'éditions.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 14/06/2018

«Venez, divin "pou" (pour époux) de mon âme»

Je ne pense pas qu'il se soit agi d'une coquille. À mon avis, la formulation employée dans le missel en question faisait référence à Psaume 105:31 :
"Il [Dieu] dit, et parurent (...) les poux sur tout leur territoire" (traduction Louis Segond).
À partir du moment où c'est Dieu qui fit apparaître les poux, ceux-ci sont nécessairement divins. Il est donc logique d'appeler Dieu "pou de mon âme". De même, tout pou mérite l'appellation de "Dieu de mon âme".

Écrit par : Mario Jelmini | 14/06/2018

"L'ignorant croat du verbe croasser qu'un dieu existe: voilà tout son savoir. (Psaume de PN.)"
"Il marche vers dieu, il marche sur la tête (Psaume II PN)"


Monsieur Noël, peut-on s'en servir et le resservir et le reresservir sans devoir payer un droit d'auteur, sans jamais recevoir un avis de poursuite, sans jamais se faire interdire de l'utiliser, et sans jamais se faire dire comment l'utiliser ?

Écrit par : Chuck Jones | 14/06/2018

"Il est donc logique d'appeler Dieu "pou de mon âme"."

Dieu ... suceur d'âmes ?

Écrit par : Chuck Jones | 14/06/2018

Extraits de «https://poux.ooreka.fr/comprendre/vie-du-pou»:
• "Le pou peut vivre jusqu'à cinq à six semaines. Il vit dans la chaleur et l'humidité du cuir chevelu. Toutes les trois à six heures, il suce le sang et injecte de la salive.
Bon à savoir: le pou est gris, mais il devient rouge quand il vient juste de manger."
• "Le pou du corps ressemble au pou de tête, cependant il est plus grand et moins répandu que ce dernier. Il se développe et se reproduit comme le pou du cheveu en se nourrissant de sang."
• "Avec la migration des populations et les échanges de partenaires beaucoup plus fréquents de nos jours, l'infestation des poux du pubis ne cesse de s'accroître.
◊ Le pou du pubis ou morpion se niche dans les régions pubienne et périnéale. Cependant, il peut vivre sous les aisselles, les moustaches ou encore les cils ou les sourcils.
◊ L'œuf est déposé sur le poil pour ensuite se transformer au bout de 8 jours en nymphe.
◊ Il devient un pou adulte au bout de trois stades qui durent entre 4 et 7 jours. Sa durée de vie est d'un mois.
◊ Le pou du pubis adulte ne peut pas vivre plus de 24 heures et les lentes pas plus de 8 jours, s'ils ne sont pas nichés dans les poils."

Maintenant, Chuck, que dit la Bible? La Bible affirme: " l'âme de la chair est dans le sang" (Lévitique 17:11; traduction Louis Segond, Vulgate, Conférence épiscopale italienne, La Nuova Diodati, Darby Translation, etc.). Donc l'âme de l'homme est dans son sang, de sorte que quand un pou suce le sang de l'homme, il suce son âme. Or, Dieu étant un pou divin (le Pou par excellence), cela signifie que c'est un suceur de sang. Et, puisque l'âme de l'homme est dans son sang, il s'ensuit - pour répondre à votre question, Chuck - que Dieu est bel et bien un suceur d'âmes.
CQFD.

Nota bene: le genre de raisonnement ci-dessus est celui constamment utilisé par les gens d'Église (pasteurs, curés, etc.) dans leurs sermons. Il permet de démontrer n'importe quoi, y compris que Dieu est amour.

Écrit par : Mario Jelmini | 14/06/2018

"Dieu ... suceur d'âmes ?"

Dieu: Tu montes chéri ?

Écrit par : Chuck Jones | 14/06/2018

Vous avez raison, Chuck. Dieu, qui nous chérit (Dieu est amour), nous appelle à monter vers lui, à nous élever jusqu'à lui pour mieux pouvoir nous baiser.
Son appel s'adresse indistinctement aux femmes, aux hommes, aux petits garçons et aux fillettes. Ceux qui répondent à son appel ont peu de chances d'en réchapper: ils sont pris dans les mailles du filet. Ce qui explique le nom de "poissons" qu'on leur donne parfois.

Écrit par : Mario Jelmini | 14/06/2018

"Là où est ton coeur, là est ton trésor"… enseignement évangélique.
"Là où est l'amour, là est Dieu." Léon Tolstoï

Léon est également le cri du paon.
Paon, image de la vanité.

"Tour est vanité": enseignement évangélique.

Le paon qui fait la roue, gymnastique parlant, évoque nos jeunes années...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15/06/2018

"tout est vanité et poursuite du vent" (Ecclésiaste 1:14, 2:11 et 2:17).

Vous avez raison, Myriam: Dieu n'est que vanité et poursuite du vent. Sa vanité éclate quand il prétend se faire louer, adorer, vénérer, encenser, magnifier, glorifier, implorer et supplier par les êtres humains qu'il a créés à son image.
Comme il sont pathétiques, les besoins narcissiques de ce Dieu d'opérette!

Dieu n'est pas amour, il est vanité.

Vous citez Léon Tolstoï, qui a été excommunié le 24 février 1901 par un décret du Saint Synode de l'Église orthodoxe parce qu'il ne reconnaissait pas la divinité du Christ et parce qu'il soutenait que tous les dogmes, mystères et rites de l'Église sont nuisibles au plus haut degré.
Pour ma part, je ferai appel à un autre écrivain de renom:
"La religion était à ses yeux [aux yeux d'Émile Zola] un conte de bonne femme, prolongé pendant des siècles, et la théologie un attrape-nigauds" (Léon Daudet, Quand vivait mon père, 1940, p. 37").

L'enseignement évangélique est un attrape-nigauds.

Écrit par : Mario Jelmini | 15/06/2018

@ Myriam Belakovsky, qui met en avant cette pensée de Tolstoï:
"Là où est l'amour, là est Dieu."

Vous rendez-vous compte, Myriam, que cela revient à dire:
"Là où est Corto, là est Dieu"?
Car Dieu aime Corto. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la Bible quand elle proclame:

• “Ceux qui font le mal sont bien vus de l'Éternel, c'est en eux qu'il prend plaisir”
(Malachie 2:17 in fine);
• “Il [le Très Haut] est bon pour les ingrats et les méchants”
(Luc 6:35 in fine; c'est Jésus qui l'affirme);
• “Voilà comment sont les méchants: toujours tranquilles, ils accumulent les richesses. C'est donc en vain que j’ai gardé mon coeur pur et lavé mes mains en signe d'innocence. Car tous les jours, je subis des coups, chaque matin je suis châtié”
(Psaumes 73:12-14);
• “Ô Éternel, (...) j’ai une plainte à t’adresser concernant ta justice: pourquoi les méchants réussissent-ils dans leurs entreprises? et pourquoi tous les perfides vivent-ils en paix?”
(Jérémie 12:1);
• “(...) au jour du désastre le méchant est épargné, et au jour de la colère il échappe au châtiment”
(Job 21:29-30);
• "Je dirai à Dieu: (...) Peux-tu te plaire à accabler, à repousser l’oeuvre de tes mains et à favoriser les desseins des méchants?”
(Job 10:1-3).

L'histoire le montre: ceux qui prêchent et font le bien, Dieu les punit en les faisant crucifier (Jésus) ou en leur faisant trancher la tête (Jean le Baptiseur).

Non seulement le Dieu de la Bible aime Corto mais il vous déteste, Myriam. Comment avez-vous pu atteindre l'âge qui est le vôtre sans vous en être rendu compte?
Comment des gens peuvent-ils être aveugles au point de soutenir que Dieu (celui de la Bible, je précise bien) est amour?
Comment avez-vous pu vous laisser séduire par un père aussi indigne et cruel que ce Dieu qui a condamné son propre fils à mourir crucifié dans d'atroces souffrances?
Tout attachement à un tel Dieu est morbide.

Dieu est amour? Je crains que vous ne vous soyez inventé un Dieu à votre convenance, Myriam. Un Dieu idéal, étranger à celui des Écritures. Un Dieu remodelé en fonction de vos besoins affectifs inassouvis.
Pourquoi pas, après tout. Mais ne confondez pas votre Dieu personnel avec celui des Écritures, qu'il s'agisse du Tanakh, du Nouveau Testament ou du Coran. Car ce Dieu-là est une plaie.

Écrit par : Mario Jelmini | 15/06/2018

Mario Jelmini,

On nous a appris, Mario Jelmini, que Dieu serait omniscient, omnipotent et omniprésent.

Qui se permettrait d'affirmer que Dieu n'a pas sa place quelque part au fond du coeur de Corto!?

Les sadducéens enseignaient un dieu local et non personnel.
Les pharisiens un Dieu universel et individuel.

Mario, je vous dirai l'expérience d'une jeune fille catholique qui communiait sans jamais rien "ressentir". Cependant comme tous les fidèles elle demandait à Dieu: "Augmente en moi la charité."!

Aimant l'ambiance de la paroisse et l'intériorité qu'elle ressentait comme maternelle de l'église elle se rendait chaque jour à une messe matinale.

Il n'y avait que très peu de monde… et, sans le vouloir, la camarade qui l'accompagnait et elle ne passaient pas inaperçues.

Les prêtres de la paroisse disaient la messe chacun à leur tour.

L'un de ces prêtres n'"attirait" pas franchement.

La camarde qui accompagnait la jeune fille décida qu'elle ne viendrait pas à la messe le lendemain matin jour du prêtre en question mais l'autre jeune fille ressentit en son coeur que si elle ne s'y rendait pas le prêtre, qui s'en rendrait compte vu le peu de personnes présentes aurait de la peine ou perdrait encore un peu plus confiance en lui (alcoolique, notamment).

Elle assista donc à la messe et au moment de la présentation de l'hostie consacrée éprouva enfin... une joie indicible au fond de son coeur.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15/06/2018

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