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16/05/2018

Le Pari des Douze

Dans son dernier commentaire sur mon billet du 12 mai intitulé Ce billet est destiné à Pierre Jenni et à lui seul, Pierre Jenni parle de "l'enfoiré qui nous a mis dans cette gonfle". Or il se trouve - grâce aux relations privilégiées que j'entretiens avec l'ange Gabriel - que je suis en possession d'informations confidentielles quant aux circonstances qui sont à l'origine de la m... dans laquelle nous nous trouvons tous. Ces informations, chers lecteurs, j'ai décidé de les partager avec vous dans le cadre du charme discret de ce blog.

Once upon a time, il se produisit un événement qui devait s’avérer lourd de conséquences pour Pierre Jenni et l’ensemble de l’humanité. Ce soir-là le Grand Contemplé (qui a reçu le nom d'Allihopa dans les hautes sphères), configurateur de notre univers (connu sous le nom de Sonic dans les hautes sphères), crut malin de conclure un pari aussi stupide qu’ignominieux avec les configurateurs de deux univers situés juste derrière Allégoric et Symbolic. Or, ce qui aurait dû n’être qu’une facétie parmi tant d’autres jalonnant la vie des configurateurs célestes allait prendre une tournure dramatique.

De quoi s’agit-il? Lors d’une agape (qui avait dégénéré, comme d’habitude, en beuverie) en compagnie du
- Grand Concasseur, configurateur et administrateur de Panic (ses ouailles l’appellent Fracasse) et du
- Grand Convexé, configurateur et bon berger de Bourric (ses brebis l’appellent Odaddy, que l’on traduira par Compère),
chacun avait défié les deux autres en prétendant qu’il saurait mieux que quiconque configurer et programmer l’une de ses planètes de manière à rendre la vie de ses occupants aussi détestable et cruelle que possible. Après avoir topé là, les trois dignitaires s’étaient tournés vers le Grand Condescendant (c’est-à-dire vers le configurateur de rang immédiatement supérieur au leur, en charge de l’univers de niveau +1 dans les entrailles duquel sont logés Sonic, Panic et Bourric) pour lui demander de bien vouloir officier comme arbitre. Ayant acquiescé, celui-ci leur avait imparti un délai d’une année cosmique pour faire leurs preuves, à la suite de quoi il désignerait le vainqueur.

Peu de temps après, ayant entendu parler de ce pari extravagant, sept autres configurateurs du niveau zéro demandèrent à pouvoir relever le défi, ce qui fut accordé à quatre d’entre eux - à savoir:
- au Grand Contortionnaire, régisseur de l’univers Tragicomic (où il est adulé sous des noms aussi variés qu’Olrik, Zantafio, Bulgroz ou docteur Kilikil), dont le casier judiciaire contenait, à l’époque, pas moins de quarante-neuf inscriptions non radiées;
- au Grand Concocteur, seigneur et maître de l’univers Empiric (où il est aimé et respecté sous les noms de Gargamel, Panoramix et comte de Champignac), éminent spécialiste ès potions magiques & drogues en tous genres;
- au Grand Confabulateur, seul maître à bord de l’univers Agnostic (où il est craint et respecté sous le nom de capitaine Haddock), coutumier des délires éthyliques; et
- au Grand Comploteur, ou Conpeloteur (on trouve les deux orthographes), monarque éclairé de Schmilblick (où il est célébré sous les noms de Pandira, Maisonneuve et Juanito), connu pour être un grand séducteur ainsi qu’un menteur et un tricheur invétéré.

Par contre, les trois autres candidats désireux de se joindre au groupe des parieurs ne furent pas agréés. Il s’agissait:
- du Grand Convaincu, responsable de l’univers Pathologic (où on l’appelle Gaspard dans les Rhodes-Intérieures, Melchior dans les Rhodes-Extérieures et Balthazar dans les Rhodes-Intermédiaires), connu pour ses tendances masochistes;
- du Grand Contesté, responsable de l’univers Pathétic (où on l’appelle Sepphoris dans les Rhodes-Inférieures, Gischala dans les Rhodes-Supérieures et Zefat dans les Rhodes-Médianes), fiché pour impéritie; et
- du Grand Conquipue, responsable de l’univers Merdic (où on l’appelle Pisse-Parmi dans les Rhodes-Pipi, Chie-Parmi dans les Rhodes-Caca et Cloac dans les Rhodes-Mitoyennes), tenu à bonne distance par ses pairs en raison de son incontinence et, d’une manière générale, de son laisser-aller (il faut dire qu’à l’époque, il n’existait pas encore de couches-culottes pour configurateurs).

Tous les détails au sujet de ce pari pourri ainsi que le règlement complet ont été consignés dans le «Registre des paris soumis par des configurateurs d’un même niveau à l’arbitrage d’un ou de plusieurs configurateurs d’un niveau supérieur», publié chez Péter-les-Plombs dans la collection Suspects, pour laquelle le Grand Conpétant, de l’univers Aromatic, qui est l’éditeur responsable, a choisi cette devise au charme discret, fleurant bon les gaz à effet de serre: «Que les pets des Connards soient avec vous».
C’est dans le contexte de ce pari dit «des Douze» [1] qu'Allihopa, ayant jeté son dévolu sur la Terre [2] et déployant une imagination digne de louange au service d’un engouement macabre [3] pour les guerres [4], les génocides, les actes de terrorisme et les crimes contre l’humanité, a conçu et programmé [5] la chute d’Adam et Ève (Genèse, chapitre 3), le meurtre d’Abel (Genèse 4:1-8), le déluge (Genèse 6:5 à 8:22), la pulvérisation du veau d’or [6], la défaite des Madianites [7], les tribulations de Job [8], l’exil [9], “l’épée, la famine, les bêtes féroces et la peste” (Ezéchiel 14:21) [10], la lèpre [11], le choléra, les ulcères [12], le massacre des Innocents (Matthieu 2:16-18), la crucifixion [13], l’exil (bis) [14], les Croisades, l’Inquisition, le massacre de la Saint-Barthélemy, l’incendie du Reichstag [15], l’Holocauste, le 11 septembre 2001 [16] et bien d’autres divertissements terrestres qui ont contribué à asseoir sa réputation dans les cieux [17]. Le Grand Contemplé sait bien que s’il continue ainsi, sur sa lancée, à “frapper la Terre de toutes sortes de plaies” (Apocalypse 11:6) [18 A + 18 B], il aura de bonnes chances de remporter le pari des Douze [19], et que s’il remporte le pari des Douze, cela lui vaudra non seulement un succès de prestige mais très certainement une promotion au niveau supérieur. Or chacun est conscient, dans le milieu, que le configurateur de Sonic n’aspire qu’à une chose: gravir le plus rapidement possible les échelons qui mènent aux sphères les plus élevées du pouvoir cosmique.


[1] Cf. les douze dieux de l’Olympe, les douze travaux d’Hercule, les douze fils de Nélée, les douze fils d'Acca Larentia, les douze fils d’Ismaël, les douze fils de Jacob, les douze tribus d’Israël, les douze apôtres, les douze compagnons d’Odin, les douze salles du paradis, les douze portes de la cité céleste, les douze mains de Skanda, les douze adityas, les douze dévas, les douze signes du zodiaque, les douze mois de l’année, les douze coups de minuit/midi, les douze pouces du pied, les douze hommes en colère, les douze salopards, les douze saveurs de fermions élémentaires dans le modèle standard (physique des particules; lire http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_particules#Fermions_.28spin_demi- entier.29), etc.

[2] • “La Terre tombera en lambeaux comme un vêtement et ses habitants périront comme des mouches” (Ésaïe 51:6; c’est l’Éternel qui parle, annonçant ainsi la couleur); • “Habitants de la Terre, l’épouvante, la fosse et le filet vont vous atteindre. Celui qui fuira devant les cris d’épouvante tombera dans la fosse; et celui qui remontera de la fosse se prendra au filet” (Ésaïe 24:17-18; dans un sens plus restreint: Jérémie 48:43-44); • “Tu m’as jeté dans une fosse profonde, dans les ténèbres, dans les abîmes. (...) Je suis enfermé et ne puis sortir” (Psaumes 88:6-8 ou 88:7-9, selon la numérotation adoptée; le psalmiste s’adresse à celui qu’il appelle ingénument “Éternel, Dieu de mon salut” [88:1 ou 88:2]).
• “Aux yeux de l’Éternel, toutes les nations sont comme rien; il les compte pour moins que le néant et le vide” (Ésaïe 40:17); • “Tous les habitants de la Terre ne comptent pour rien” (Daniel 4:35).

[3] • “L’Éternel (...) a dit: «(...) J’accumulerai sur eux tous les maux; je lancerai contre eux toutes mes flèches. Ils seront consumés par la faim, dévorés par la fièvre et par une peste meurtrière. J’exciterai contre eux la dent des bêtes sauvages, ainsi que le venin des reptiles rampant dans la poussière. L’épée au dehors, la terreur au-dedans feront des victimes, frappant le jeune homme comme la jeune fille, l’enfant à la mamelle comme le vieillard aux cheveux blancs!»” (Deutéronome 32:19-20 et 23-25; extrait du cantique de Moïse); • “C’est lui [l’Éternel] qui dispense les maux, sans jamais révoquer ce qu’il a décrété” (Ésaïe 31:2); • “Ainsi parle l'Éternel: «Voici, je vais faire fondre sur eux des maux auxquels ils ne parviendront pas à échapper»” (Jérémie 11:11).

[4] • “Fais-lui la guerre” (Deutéronome 2:24; c’est l’Éternel qui donne cet ordre à Moïse); • “Va, frappe les Amalécites et voue à l’interdit tout ce qui leur appartient. Tu seras pour eux sans pitié; tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, boeufs et brebis, chameaux et ânes” (I Samuel 15:3; l’Éternel des armées parle à Saül, roi d’Israël, par l’intermédiaire du Juge Samuel); • “Le septième jour, la bataille s’engagea; les Israélites battirent les Syriens et leur tuèrent en un jour cent mille hommes” (I Rois 20:29); • “Cette nuit-là, l'ange de l'Éternel sortit et frappa dans le camp des Assyriens cent quatre-vingt-cinq mille hommes. Et quand on se leva le matin, voici, c'étaient tous des corps morts” (II Rois 19:35; dans le même sens: Ésaïe 37:36); • “Quand ton peuple ira faire la guerre à ses ennemis, sur le chemin où tu l’enverras, (...)” (II Chroniques 6:34; paroles adressées par le roi Salomon au Dieu d’Israël); • “Abija [roi de Juda] et Jéroboam [roi d’Israël] se firent la guerre. Abija entra en campagne avec une armée de vaillants guerriers, comprenant quatre cent mille hommes d’élite; et Jéroboam rangea en bataille contre lui huit cent mille hommes d’élite, vaillants guerriers” (II Chroniques 13:3); résultat des courses: “Dieu les livra [les fils d’Israël] aux mains des Judéens. Abija et son peuple en firent un grand carnage: cinq cent mille hommes de l’armée d’Israël tombèrent, frappés à mort” (II Chroniques 13:16-17); • “Tout cela venait de Dieu, qui avait résolu de livrer les hommes de Juda entre les mains de l’ennemi [Israël]” (II Chroniques 25:20); cette fois-là, contrairement à la précédente, “Juda fut battu par l’armée d’Israël” (II Chroniques 25:22). duponddieu.jpg
Peuple de Juda contre peuple d’Israël, catholiques contre protestants, sunnites contre chiites, musulmans contre chrétiens: soutenant tantôt les uns, tantôt les autres, Dieu se pose en régisseur de guerres fratricides où ses partisans s’entre-déchirent jusqu’à ce que mort s’ensuive.

[5] Du ciel, il [Dieu] dirige toutes choses sur la Terre (Le Coran XXXII:5).

[6] “Il [Moïse] leur dit [aux Lévites]: «Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël: Que chacun de vous mette son épée au côté. Parcourez tout le camp, allez d’une tente à l’autre, et que chacun tue son frère, son ami, son parent!». Les Lévites obéirent à Moïse; et il périt ce jour-là, dans le peuple, environ trois mille hommes” (Exode 32:27-28). Ce résultat médiocre constitua certainement une déception pour l’Éternel, puisqu’à peine un demi pour cent de la population masculine trouva la mort [6.1]. Si les Lévites, au nombre de vingt-deux mille (cf. Nombres 3:39), mirent aussi peu d’empressement à exécuter les ordres, c’est sans doute qu’ils avaient mal “digéré” la destruction du veau d’or (cf. Exode 32:1-24). “Digéré” est le terme exact puisque Moïse, après s’être emparé du “veau qu’ils avaient fabriqué, le brûla au feu et le broya jusqu’à ce qu’il fût réduit en poussière; puis il répandit cette poussière à la surface de l’eau, et il fit boire cette eau aux enfants d’Israël” (Exode 32:20. La formule “enfants d’Israël”, qui revient souvent dans la Bible, désigne les descendants de Jacob, auquel Dieu attribua le patronyme d’Israël. Quant au terme de “Lévites”, il s’applique aux descendants de Lévi, qui fut l’un des douze fils de Jacob, lui-même fils d’Isaac et petit-fils d’Abraham, le patriarche).
[6.1] Le peuple d’Israël comptait en effet, à ce moment-là, six cent trois mille cinq cent cinquante hommes âgés de vingt ans et plus, comme l’attestent Exode 38:26 et Nombres 1:46, 2:32 et 11:21. À noter que lors d’un recensement ultérieur, on ne dénombra plus (si l’on en croit Nombres 26:51, en lien avec Nombres 26:1-2) que six cent un mille sept cent trente hommes âgés d’au moins vingt ans, ce qui s’explique entre autres par le fait que, dans l’intervalle, vingt-quatre mille Israélites avaient trouvé la mort pour s’être attachés au dieu moabite Baal-Peor, l’infidélité de ces vingt-quatre mille écervelés ayant (ainsi qu’il ressort de Nombres 25:1 à 9) enflammé la colère de l’Éternel et entraîné de sa part une réaction de jalousie et de vengeance aussi indispensable et vigoureuse que saine et salutaire.

[7] Cf. Nombres 31:1-18. “L'Éternel parla à Moïse et lui dit: «Exerce contre les Madianites la vengeance des enfants d’Israël»” (Nombres 31:1). Ensuite de quoi, Moïse ordonna aux Israélites de s’armer et d’attaquer les Madianites, “afin d’exercer sur eux la vengeance de l’Éternel” (31:3). “Douze mille hommes armés pour le combat (...) livrèrent bataille aux Madianites, ainsi que l’Éternel l’avait commandé à Moïse, et ils tuèrent tous les hommes” (31:5-7). Puis, Moïse fit tuer “tout mâle parmi les petits enfants” (31:17) et “toute femme ayant connu un homme en couchant avec lui” (31:17). Par contre, il épargna la vie de “toutes les filles vierges” (31:18), ces dernières étant au nombre de “trente-deux mille” (31:35). S’agissant de ces bienheureuses, l’impression générale qui se dégage du chapitre 31 incite à gager qu’elles ne restèrent pas vierges très longtemps; ce d’autant plus - fait remarquable, mais qui ne semble étonner personne - qu’aucun guerrier israélite ne fut tué au combat (cf. 31:49 : “il n’en manque pas un seul” )...
On fait grand cas, dans l’histoire du christianisme, de ce qu’on a appelé “le massacre des Innocents”, perpétré sous le règne d’Hérode Ier sur le territoire de Bethléhem; mais il est pratiquement certain que ce massacre, dont l’historicité est plus que douteuse (Matthieu 2:16 en est la seule trace dans la littérature), fit moins de victimes que celui des Madianites, perpétré par les Israélites sur ordre de l’Éternel.

[8] Lire Job 1:1 à 42:17. • “Dieu m’a jeté dans la boue” (Job 30:19); • “Il [Dieu] m'a assailli dans un tourbillon, il a multiplié sans motif mes blessures. Il ne me permet pas de reprendre haleine, me remplissant d'amertume” (Job 9:17- 18); • “Tu es devenu cruel envers moi; tu me fais la guerre avec toute la force de ton bras” (Job 30:21; propos adressés à Dieu par un Job terriblement meurtri); • “Il [Dieu] exécutera jusqu’au bout ce qu’il a décidé contre moi, et il a dans l’esprit d’autres desseins semblables à celui-ci” (Job 23:14).

[9] 587 av. J.-C.: prise de Jérusalem par Nabuchodonosor II, destruction du Temple et déportation des juifs à Babylone. II Chroniques 36:20 décrit ainsi le sort infligé par Dieu à son peuple: “Alors l'Éternel fit monter contre eux le roi des Chaldéens, et tua par l'épée leurs jeunes gens dans la maison de leur sanctuaire; il n'épargna ni le jeune homme, ni la vierge, ni le vieillard, ni l'homme aux cheveux blancs, il livra tout entre ses mains. Nabuchodonosor emporta à Babylone tous les ustensiles de la maison de Dieu, grands et petits, les trésors de la maison de l'Éternel, et les trésors du roi et de ses chefs. Ils brûlèrent la maison de Dieu, ils démolirent les murailles de Jérusalem, ils livrèrent au feu tous ses palais et détruisirent tous les objets précieux. Nabuchodonosor emmena captifs à Babylone ceux qui échappèrent à l'épée; et ils lui furent assujettis, à lui et à ses fils”. En ce qui concerne plus particulièrement la destruction du Temple de Jérusalem, le livre des Lamentations désigne sans équivoque le coupable: “Le Seigneur a pris en dégoût son autel et en horreur son sanctuaire” (2:7 in initio); “Il [le Seigneur] a dévasté sa propre demeure comme on dévaste un verger; il a ravagé son sanctuaire [9.1]. L’Éternel a aboli, dans Sion, les fêtes solennelles et le sabbat” (2:6). D’ailleurs, avant de passer à l’acte, l’auteur de ce gâchis sans précédent avait annoncé: “Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: «Voici, je vais profaner mon sanctuaire»” (Ézéchiel 24:21). Quand des pulsions masochistes s’associent aux pulsions sadiques, on entre de plain-pied dans le sadomaso.
[9.1] Il ressort de Lamentations 2:20 in fine que “les prêtres et les prophètes ont été massacrés jusque dans le sanctuaire du Seigneur” (traduction: version synodale, huitième revision, Lausanne 1956).

[10] Comparer avec Apocalypse 6:8 : “(...) pour en faire périr les habitants par l’épée, par la famine, par la peste et par les bêtes féroces de la Terre”. Voir aussi ◊ Jérémie 14:12: “Je vais les détruire par l’épée, par la famine et par la peste” (c’est l’Éternel qui parle; dans le même sens: Jérémie 21:9, 24:10, 27:8, 27:13, 29:17-18, 32:24, 32:36, 34:17, 38:2, 42:17, 42:22 et 44:11-14, ainsi qu’Ézéchiel 5:17, 6:11-12 et 7:15) et ◊◊ Jérémie 12:12: “Le glaive de l'Éternel dévore le pays d'un bout à l'autre; il n'y a de paix pour aucune chair”. Certes, l’Éternel ne manquera pas de justifier ses actes de cruauté massive en faisant valoir que son prophète bien-aimé lui avait adressé, à l’encontre d’un peuple de Juda complètement réfractaire à ses discours, l’ardente prière que voici: “Livre leurs enfants à la famine, précipite-les par le glaive; que leurs femmes soient privées d’enfants, qu’elles deviennent veuves et que leurs maris soient enlevés par la peste; que leurs jeunes gens soient tués par l'épée dans le combat! Qu'on entende des cris sortir de leurs maisons quand, soudain, tu feras fondre sur eux des bandes armées!” (Jérémie 18:21-22; comparer avec les imprécations de David dans Psaumes 109:9-20); mais ces belles paroles ne sauraient occulter le fait que le Seigneur avait arrêté son plan dévastateur bien avant que le prophète ne vienne apporter de l’eau à son moulin [10.1].
• La Bible compte une cinquantaine de références à la peste; en voici six exemples supplémentaires: ◊ “Je le frapperai de la peste et je le détruirai [le peuple d’Israël]” (Nombres 14:12; c’est l’Éternel qui parle. Dans le même sens: Deutéronome 28:21); ◊◊ “L’Éternel fit donc sévir la peste parmi les Israélites, depuis le matin jusqu’au temps qu’il avait fixé. Et de Dan [extrême nord d’Israël] à Béer-Séba [extrême sud], le peuple perdit soixante-dix mille hommes. L’ange étendait sa main sur Jérusalem pour la ravager” (II Samuel 24:15-16, confirmé par I Chroniques 21:14-15: “L’Éternel fit sévir la peste en Israël, et il périt soixante-dix mille Israélites. Puis Dieu envoya un ange à Jérusalem pour la ravager”); ◊◊◊ “Je frapperai les habitants de cette ville [Jérusalem], les hommes et les bêtes, et je les ferai mourir d’une peste affreuse” (Jérémie 21:6; c’est l’Éternel qui parle); ◊◊◊◊ “Un tiers d’entre vous mourra de la peste ou sera consumé par la famine dans tes murs” (Ézéchiel 5:12 in initio; dans ce passage, l’Éternel fait part aux habitants de Jérusalem des dispositions qu’il a arrêtées à leur endroit); ◊◊◊◊◊ “J’ai envoyé parmi vous la peste, comme autrefois en Égypte” (Amos 4:10; c’est l’Éternel qui parle); ◊◊◊◊◊◊ “Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des pestes et des famines; il y aura des phénomènes terribles et de grands signes dans le ciel” (Luc 21:11; c’est Jésus en personne qui annonce cette bonne nouvelle).
• À propos famines, voici quelques exemples: ◊ “Il [l’Éternel] appela la famine sur le pays” (Psaumes 105:16); ◊◊ “Il y eut une grande famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner; car la famine était grande dans le pays [de Canaan]” (Genèse 12:10); ◊◊◊ “Il y eut une nouvelle famine dans le pays, après celle qui avait sévi du temps d’Abraham” (Genèse 26:1); ◊◊◊◊ “La famine était grande par toute la Terre” (Genèse 41:57); ◊◊◊◊◊ “Il y eut, du temps de David, une famine qui dura trois ans” (II Samuel 21:1); si cette famine ne dura pas plus longtemps, c’est que dans sa légendaire mansuétude, “Dieu se laissa fléchir en faveur du pays” (II Samuel 21:14 in fine); et si Dieu se laissa fléchir, c’est que le roi David avait consenti à sacrifier sept êtres humains pour l’apaiser: “il [David] les livra [les sept, tous descendants de Saül] aux Gabaonites, qui les pendirent sur la montagne, en présence de l’Éternel. Ils périrent tous les sept ensemble; on les mit à mort dans les premiers jours de la moisson” (II Samuel 21:9); ◊◊◊◊◊◊ “Car l’Éternel a fait venir la famine; déjà elle arrive dans le pays pour le ravager pendant sept ans” (II Rois 8:1; c’est le prophète Élisée qui parle); ◊◊◊◊◊◊◊ “Ainsi parle l'Éternel des armées: «Voici, je vais les punir: les jeunes hommes mourront par l'épée, leurs fils et leurs filles mourront par la famine; aucun d'eux n'échappera»” (Jérémie 11:22-23); ◊◊◊◊◊◊◊◊ “Ils périront par l’épée et par la famine, et leurs cadavres serviront de pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la Terre” (Jérémie 16:4 in fine; l’Éternel informe le prophète des décisions qu’il a prises).
• À propos bêtes féroces, on citera: ◊ “L’homme de Dieu partit et il rencontra sur son chemin un lion, qui le tua” (I Rois 13:24; I Rois 13:26 précise: “Et l’Éternel l’a livré au lion, qui l’a terrassé et l’a fait mourir”); ◊◊ “Et l’Éternel envoya contre eux des lions qui les dévoraient” (II Rois 17:25); ◊◊◊ “Le lion de la forêt les dévore; le loup du désert les détruit; la panthère est aux aguets devant leurs villes et tout homme qui en sortira sera mis en pièces” (Jérémie 5:6).
• À propos épée, on relèvera: ◊ “J'enverrai contre eux [les Israélites] quatre sortes de fléaux, dit l'Éternel: l'épée pour les tuer, les chiens pour les déchiqueter, les oiseaux du ciel et les bêtes de la Terre pour les dévorer et les détruire” (Jérémie 15:3); ◊◊ “L’épée dévore, elle se rassasie et s’enivre de leur sang; car le Seigneur, l’Éternel des armées, immole des victimes dans le pays du Nord” (Jérémie 46:10); ◊◊◊ “Un tiers de tes habitants (...) tombera par l’épée dans tes alentours” (Ézéchiel 5:12; dans ce passage, l’Éternel fait part à Jérusalem des dispositions qu’il a arrêtées à son endroit); ◊◊◊◊ “Tu diras au pays d'Israël: «Ainsi parle l'Éternel: me voici, je m’en prends à toi, je vais tirer mon épée de son fourreau et j'exterminerai du milieu de toi le juste et le méchant. Parce que je veux exterminer du milieu de toi le juste et le méchant, mon épée sortira de son fourreau pour frapper toute chair, du midi au septentrion. Et toute chair saura que moi, l'Éternel, j'ai tiré mon épée de son fourreau. Elle n'y rentrera plus»” (Ézéchiel 21:3-5 ou 8-10, selon la numérotation adoptée); ◊◊◊◊◊ “L'épée! L'épée! Elle est aiguisée, elle est fourbie. Elle est aiguisée pour massacrer, elle est fourbie pour jeter des éclairs. (...) On l'a donnée à fourbir pour que la main la saisisse; elle est aiguisée, l'épée, elle est polie, pour armer la main de l’égorgeur [10.2]” (Ézéchiel 21:9-11 ou 14-16, selon la numérotation adoptée); ◊◊◊◊◊◊ “Que les coups de l’épée soient doublés, soient triplés! C’est l’épée du carnage, l’épée du grand carnage, l’épée qui va les presser [le peuple d’Israël] de toute part. C’est pour jeter l’effroi dans les coeurs, pour multiplier les victimes, que devant toutes leurs portes j’ai brandi l’épée menaçante. Ah! elle est prête à lancer l’éclair, elle est aiguisée pour égorger! Rassemble tes forces, frappe à droite! Tourne-toi, frappe à gauche, frappe de tous les côtés où tu diriges ton tranchant! Et moi aussi je frapperai de mes deux mains et j’assouvirai ma fureur. C’est moi, l’Éternel, qui parle” (Ézéchiel 21:14-17 ou 19-22, selon la numérotation adoptée; passage un peu longuet, certes, mais tellement poétique); ◊◊◊◊◊◊◊ “Ils [les ennemis babyloniens, chaldéens et assyriens de Juda] te traiteront avec fureur. Ils te couperont le nez et les oreilles et ce qui restera de toi tombera par l’épée. Ils prendront tes fils et tes filles et ce qui restera de toi sera dévoré par le feu. Ils te dépouilleront de tes vêtements et s’empareront des bijoux dont tu te pares” (Ézéchiel 23:25- 26; dans ce passage, “le Seigneur, l’Éternel” [verset 22] a la courtoisie d’informer la population de Jérusalem des dispositions qu’il a arrêtées à son endroit); ◊◊◊◊◊◊◊◊ “Les cavaliers s'élancent, l'épée étincelle, la lance brille... Une multitude de blessés!... une foule de cadavres!... Des morts à l'infini!... On trébuche sur les cadavres!...” (Nahum 3:3; l’Éternel ayant décidé de se venger [cf. Nahum 1:2], le prophète livre sa vision du carnage).
[10.1] Depuis Jérémie, obéissant sans doute aux instructions reçues par voie de révélation, les religieux de toutes confessions ont fait ce qu’ils ont pu, siècle après siècle, dans un remarquable élan de fraternelle complicité, pour apporter leur contribution à la réalisation du programme de cruauté maximale décrété par Dieu à l’encontre du genre humain. C’est dans ce contexte qu’il convient d’apprécier non seulement les crimes de la Sainte Inquisition (dont le but était de démasquer et de punir les hérétiques) mais aussi les abus sexuels commis par des prêtres, tels qu’ils ont été consciencieusement couverts par leur hiérarchie.
[10.2] Au gré des traductions, “du tueur”, “du destructeur” ou “de celui qui massacre” remplacent “de l’égorgeur”. Et qui est-il, ce destructeur, ce tueur, cet égorgeur, cet exterminateur? Réponse en Ezéchiel 21:10 (ou 21:5, selon la numérotation adoptée): “C’est moi, l’Éternel, qui ai dégainé mon épée de son fourreau, et elle n’y rentrera plus”.

[11] “L’Éternel frappa le roi [Azaria, roi de Juda, aussi appelé Ozias], qui fut lépreux jusqu’au jour de sa mort” (II Rois 15:5; dans le même sens: II Chroniques 26:19-20).

[12] “L’Éternel vous frappera aux genoux et aux cuisses d’ulcères malins dont vous ne pourrez guérir; et ces ulcères s’étendront à tout le corps, de la plante des pieds au sommet de la tête” (Deutéronome 28:35).

[13] En ce qui concerne plus particulièrement la crucifixion de Jésus, lire Matthieu 27:32-56, Marc 15:21-41, Luc 23:26-49 et Jean 19:17-37. Pour ce qui est de la responsabilité de Dieu le Père dans cette sombre affaire, se reporter à: • Actes 2:22-23 (“Jésus de Nazareth (...) a été livré entre vos mains conformément à la décision que Dieu avait prise et au projet qu'il avait établi d'avance. Et vous, vous l'avez tué en le faisant crucifier” [traduction Bible du Semeur]; c’est l’apôtre Pierre qui parle, s’adressant aux Israélites); • Romains 8:32 (“Lui [Dieu] qui n’a pas épargné son propre Fils mais qui l’a livré”); • II Corinthiens 5:21 (“Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné”); • Romains 3:25 (“Jésus-Christ, que Dieu a établi comme victime expiatoire”); • Colossiens 2:14 in fine (“Il [Dieu] l'a détruit [Jésus] en le clouant sur la croix”); • Galates 1:3-4 (“Notre Seigneur Jésus Christ, qui s'est offert lui-même en sacrifice, (...) selon la volonté de Dieu notre Père”).
À noter que le Coran nie la crucifixion de Jésus: Ils [les Juifs] ne l’ont [le Messie, Jésus, fils de Marie] pas tué, ils ne l’ont pas crucifié, cela leur est seulement apparu ainsi. (...) Ils ne l’ont certainement pas tué (sourate IV, verset 157).

[14] 135 ap. J.-C.: l’empereur romain Hadrien expulse les juifs de Jérusalem et de Judée; ceux-ci se dispersent à travers le monde (La grande Diaspora).

[15] Dans la nuit du 27 au 28 février 1933, le palais du Reichstag, siège du parlement allemand à Berlin, fut ravagé par un incendie. À la page 651 de son livre Hitler. 1889-1936 (Paris, Flammarion, 2001), l’historien britannique Ian Kershaw rapporte que dans la journée du 28 février, le Chancelier Adolf Hitler déclara au Vice-Chancelier Franz von Papen: “C'est un signe de Dieu, Monsieur le Vice-Chancelier!” (lire http://fr.wikipedia.org/wiki/Incendie_du_Reichstag, qui cite ce passage).

[16] “Dieu Tout-Puissant a frappé les États-Unis” (Oussama ben Laden [16.1], dans une vidéo diffusée le 7 octobre 2001).
[16.1] Oussama Ben Laden: ressortissant saoudien fortement soupçonné d’avoir été à l’origine des attentats terroristes perpétrés à New York et Washington le 11 septembre 2001 par utilisation d’avions civils détournés. Après une longue traque, il fut assassiné au Pakistan le 2 mai 2011 par un commando américain.

[17] • “Tout cela était voulu par Dieu” (II Chroniques 10:15); • “Ainsi parle l’Éternel: «(...) Car c’est par ma volonté que tout cela est arrivé»” (I Rois 12:24 et II Chroniques 12:4); • “Dieu contempla ce qu’il avait fait, et il vit que cela était très bien” (Genèse 1:31).

[18 A] Un grand prophète avait déjà observé, vers 700 avant J.-C., que “la malédiction dévore la Terre” (Ésaïe 24:6) et que “les écluses du ciel sont ouvertes et les fondements de la Terre ébranlés” (Ésaïe 24:18). Il ajoutait: “La Terre vole en éclats, la Terre s’écroule, la Terre chancelle. La Terre chancelle comme un homme ivre; elle est ébranlée comme une cabane” (Ésaïe 24:19-20); “La Terre est en deuil; elle est épuisée; (...) l’élite de ses habitants est abattue” (Ésaïe 24:4); “Toute joie a disparu; l’allégresse est bannie de la Terre! Il ne reste dans la ville que désolation” (Ésaïe 24:11-12; Ésaïe 34:10 précise que “d’âge en âge, la désolation perdurera”). Et le même prophète de lancer, en guise de conclusion: “Je suis perdu, je suis perdu! Malheur à moi!” (Ésaïe 24: 16; d’autres traduisent: “Je suis à bout, je suis à bout! Malheur à moi!”).
Parmi les coups les plus fumants portés à ce jour par le Seigneur, on en rappellera quatre qui ont fait date: • “Alors l’Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de soufre et de feu: ce fut l’Éternel lui-même qui envoya du ciel ce fléau. Il détruisit ces villes et toute la plaine [du Jourdain], et tous les habitants de ces villes, et la végétation du sol” (Genèse 19:24-25); •• Au temps de Moïse, Dieu accabla le peuple égyptien d’une série impressionnante de plaies, plus raffinées les unes que les autres: lire Exode 7:20-21 (voir aussi Psaumes 78:44 et 105:29), Exode 8:6 ou 8:2, selon la numérotation adoptée (grenouilles; voir aussi Psaumes 78:45 et 105:30), Exode 8:17 ou 8:13, selon la numérotation adoptée (moustiques; voir aussi Psaumes 105:31), Exode 8:24 ou 8:20, selon la numérotation adoptée (mouches; voir aussi Psaumes 78:45 et 105:31), Exode 9:3 et 9:6 (voir aussi Psaumes 78:48), Exode 9:10 (“éruption pustuleuse d’ulcères”), Exode 9:23-25 (tonnerre, grêle, feu du ciel sur la Terre; voir aussi Psaumes 78:47 et 105:32-33), Exode 10:13-15 (sauterelles; voir aussi Psaumes 78:46 et 105:34-35), Exode 10:22 (ténèbres profondes; voir aussi Psaumes 105:28), Exode 12:29-30 (premiers-nés; voir aussi Psaumes 78:51 et 105:36); ••• “Moïse dit à Aaron: «Le courroux de l’Éternel a éclaté et le fléau commence à sévir»” (Nombres 16:46); “Il y eut quatorze mille sept cents personnes que ce fléau fit périr” (Nombres 16:49); “Les enfants d’Israël dirent à Moïse: «Voici que nous périssons! Nous sommes perdus; oui, nous sommes tous perdus! Quiconque s’approche du Tabernacle de l’Éternel meurt. Sommes-nous donc tous destinés à périr?»” (Nombres 17:12-13); “Alors l’Éternel envoya contre le peuple des serpents brûlants, qui mordirent les Israélites, en sorte qu’un grand nombre d’entre eux périrent” (Nombres 21:6); •••• 1/ “Mais l’Éternel appesantit sa main sur les habitants d’Asdod; il porta la désolation dans leur pays et il les affligea d’hémorroïdes, autant à Asdod que dans le territoire voisin” (I Samuel 5:6); 2/ peu après, “la main de l’Éternel sévit contre la ville [de Gath] et y causa une grande consternation. Il frappa les gens de la ville, petits et grands, et ils eurent des éruptions d’hémorroïdes” (I Samuel 5:9); 3/ après cela, l’Éternel s’en prit aux habitants d’Ekron: “Une épouvante mortelle régnait dans toute la ville; la main de Dieu s’y faisait durement sentir. Ceux-là même qui ne mouraient pas étaient atteint d’hémorroïdes; et les cris de détresse montaient de la ville jusqu’au ciel” (I Samuel 5:11-12); les faits qui précèdent remontent à ce qu’il est convenu d’appeler la période sadico-anale 25.1 de l’Éternel, qui avait été prédite dans Deutéronome 28:27 : “L’Éternel te frappera (...) d’hémorroïdes”. Par bonheur, cette affaire connut la plus élégante des issues, les Philistins ayant pris sur eux de confectionner en l’honneur de l’Éternel “cinq imitations d’hémorroïdes en or” du plus bel effet (I Samuel 6:4; voir aussi, dans le même chapitre, les versets 11 et 17). L’Éternel fut enchanté de ce vibrant hommage rendu à son règne, à sa puissance et à sa gloire. Pas un instant, il ne lui serait venu à l’idée de considérer cette offrande comme une offense.

[18 B] Dieu s’étant résolument engagé dans la voie de “ceux qui se réjouissent de faire du mal et prennent plaisir aux destructions perverses” (Proverbes 2:14), les promesses ne manquent pas pour l’avenir: • “Ces temps seront mauvais” (Michée 2:3); • “La Terre sera ébranlée” (Ésaïe 13:13; autres traductions possibles: “La Terre sera secouée sur sa base”, “La Terre tremblera sur elle-même”); • “Les vallées se fendront au milieu, les montagnes fondront comme la cire au feu, comme de l'eau versée coulant sur une pente” (Michée 1:4, traduction Bible du Semeur); • “Oui, c’est la volonté de l’Éternel des armées que les peuples travaillent pour le feu [comprendre: pour ce qui périt par les flammes] et que les nations se fatiguent pour le néant” (Habacuc 2:13; à la place de “se fatiguent pour le néant”, les traductions suivantes sont proposées: “se fatiguent en vain” [Louis Segond], “s’épuisent pour du vide” [Segond 21], “s’éreintent pour rien” [Bible du Semeur]); • “L’Éternel va dépeupler la Terre et la rendre déserte” (Ésaïe 24:1); • “J’ai entendu le Seigneur, l’Éternel des armées, prononcer un arrêt de destruction contre toute la Terre” (Ésaïe 28:22; certains traduisent: “(...) contre tout le pays”. Dans le même sens: Ésaïe 10:23); • “Il [l’Éternel] va passer les peuples au crible destructeur” (Ésaïe 30:28); • “Voilà la résolution prise contre toute la Terre, voilà la main étendue sur toutes les nations. L'Éternel des armées a pris cette résolution: qui s'y opposera? Sa main est étendue: qui la détournera?” (Ésaïe 14:26-27); • “Je vous prépare toutes sortes de malheurs et je dresse des projets pour votre ruine” (Jérémie 18:11; l’Éternel fait part de ses intentions); • “Ainsi parle l'Éternel des armées, le Dieu d'Israël: «Voici, je vais faire venir sur ce lieu [Jérusalem] un malheur qui étourdira les oreilles de quiconque en entendra parler» (Jérémie 19:3); • “Voici ce que dit l'Éternel, le Dieu d'Israël: «Je vais faire venir sur Jérusalem et sur Juda des malheurs qui étourdiront les oreilles de quiconque en entendra parler (...)»” (II Rois 21:12); • “Ainsi parle l'Éternel des armées, le Dieu d'Israël: «Voici, je tourne ma face contre vous pour faire du mal, et pour exterminer tout Juda (...)»” (Jérémie 44:11); • “Je vais veiller sur eux pour leur faire du mal et non pas du bien” (Jérémie 44:27; c’est toujours l’Éternel qui prend soin de ses protégés); • “Car voici, je vais faire venir le malheur sur toute créature, dit l'Éternel” (Jérémie 45:5); • “Le dévastateur entrera dans toutes les villes; aucune ville n'échappera; la vallée sera ruinée et la plaine saccagée, comme l'Éternel l'a dit” (Jérémie 48:8); • “Je le jure par moi-même, dit l'Éternel: (...) toutes ses villes deviendront des solitudes éternelles” (Jérémie 49:13 in fine); • “Je répandrai ma terreur sur la Terre des vivants” (Ézéchiel 32:32; c’est “le Seigneur, l’Éternel” qui se glorifie de cette annonce); • “La destruction arrive” (Ézéchiel 7:25 in initio; autres traductions: “La ruine vient”, “L’angoisse vient”); • “Il arrivera malheur sur malheur, mauvaise nouvelle sur mauvaise nouvelle” (Ézéchiel 7:26 in initio); • “Frappez! Que votre oeil soit sans pitié, n'ayez aucune compassion! Tuez les vieillards, les jeunes hommes et les jeunes filles, les enfants et les femmes jusqu’à l’extermination” (Ézéchiel 9:5-6; instructions données par l’Éternel à ses anges); • “Tu parcours la Terre avec colère, dans ta fureur tu broies les nations” (Habacuc 3:12; extrait d’une prière adressée à Dieu par le prophète); • “Conformément à la parole de Dieu, le ciel et la Terre actuels sont destinés à être livrés au feu” (II Pierre 3:7, en accord avec Deutéronome 4:24 et Hébreux 12:29: “Car notre Dieu est un feu dévorant”); • Tout ce qui se trouve sur la Terre disparaîtra (Le Coran, LV:26); • La Terre sera complètement pulvérisée (Le Coran LXXXIX:21).
images.pngSeul un incroyant oserait mettre en doute le fait indéniable que les paroles qui précèdent ont été inspirées (quand ce n'est pas même dictées) par Dieu aux prophètes qui les ont prononcées.


Image ci-contre: citation extraite de Nous sommes tous dans la m..., le best seller de Philippulus le Prophète.

[19] “Drapé dans sa sainteté, Dieu a déclaré: «Je triompherai!»” (Psaumes 108:7 ou 108:8, selon la numérotation adoptée). On aurait aussi entendu l’intéressé murmurer les propos suivants: • “Dressons des embûches pour tuer; tendons, sans motifs, des pièges aux innocents; engloutissons-les tout vifs” (Proverbes 1:11-12); • “Je rirai quand le malheur fondra sur vous, je me moquerai quand la terreur vous saisira” (Proverbes 1:26); • “Je me réjouirai de leur ruine et je ferai tomber sur eux les maux qu’ils redoutent” (Ésaïe 66:4). Ce qui a fait dire à un descendant d’Ézéchias (cf. Sophonie 1:1): l’Éternel “sera plein d’allégresse” (Sophonie 3:17 in fine; autres traductions possibles: “se réjouira à grands cris” [Segond 21], “poussera des cris de joie, et il exultera” [Bible du Semeur]).
Déjà, les actions d’éclat s’accumulent - les arguments ne manqueront pas, quand le moment sera venu de crier victoire: “J'ai exterminé des nations; leurs tours sont détruites [19.1]. J'ai dévasté leurs rues: plus aucun passant! J’ai saccagé leurs villes: plus aucun homme, plus aucun habitant!” (Sophonie 3:6; le Dieu des armées dresse un premier bilan, encore partiel, de son activité sur Terre).
La fin du monde [19.2] (du monde terrestre, atmosphère comprise) se profile à l’horizon, ponctuée par un gigantesque éclat de rire du configurateur de Sonic. Qui pourrait s’y opposer? Qui pourrait s’interposer? “L'Éternel, le maître de l’univers, a pris sa décision: qui s'y opposera? Sa main est étendue: qui pourrait la détourner?” (Ésaïe 14:27).
[19.1] Pour ce qui est des tours jumelles du World Trade Center à New York, le job a été fait - et bien fait - le 11 septembre 2001.
[19.2] La fin du monde est évoquée • par Jésus en Matthieu 13:39, 13:40, 13:49, 24:35 et 28:20, •• par ses disciples en Matthieu 24:3. “En ce jour-là, le ciel disparaîtra avec fracas, les éléments embrasés se désagrégeront et la Terre, avec les oeuvres qu'elle renferme, sera consumée” (II Pierre 3:10; deux versets plus loin, le jour en question devient celui “où le ciel enflammé se désagrégera et où les éléments embrasés fondront”). Jean de Patmos, qui eut la chance de pouvoir s’appuyer sur une vision (ce qui lui permit de faire le récit des événements au passé), donne les précisions suivantes: “Le ciel se retira comme un livre qu'on enroule et toutes les montagnes et les îles furent enlevées de leur place” (Apocalypse 6:14; sur ce point, la vision de Jean reprend la prophétie contenue en Ésaïe 34:4).

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15/05/2018

Qu’est-ce qui mène le monde?

J'aimerais rebondir sur cette remarque formulée aujourd'hui 15 mai par Daniel dans son commentaire sur mon billet du 11 mai intitulé La Vierge Marie: immaculée ou... inoculée?:
"je ne vois pas ce que peut apporter un malade mental hormis sa folie".

Qu’est-ce qui mène le monde? Si beaucoup considèrent que la folie mène le monde [1], nombreux sont ceux qui affirmentUnknown.jpeg: c’est Dieu qui mène le monde. Si l’on admet maintenant que Dieu est atteint de folie, Unknown.jpegnon seulement les deux positions sont compatibles mais elles se recoupent au point de n’en constituer qu’une seule. Ainsi, une organisation qui se donnerait pour objectif de créer un monde sans folie, sans haine [2], sans guerres [3] et sans criminels [4] devrait commencer par débarrasser celui dans lequel nous vivons du Dieu des juifs, des chrétiens et des musulmans (plus généralement: de toutes les divinités juives, chrétiennes et musulmanes qui l’encombrent).


[1] “La folie mène le monde”: ce constat est à la base de L’Éloge de la Folie, le célèbre ouvrage d’Érasme de Rotterdam (vers 1469-1536).
Jésus avait déjà mis le doigt dessus: “Êtes-vous donc sans intelligence?” (Marc 7:18).

[2] • “Et Dieu trouve contre moi des motifs de haine; il me traite comme son ennemi” (Job 33:10, c’est Job qui parle; au gré des traductions, on trouve “hostilité” ou “mépris” au lieu de “haine”; rappel: Job est ce serviteur de l’Éternel que celui-ci qualifie, en Job 1:8, d’“homme intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal”); • “C'est parce que l'Éternel nous haïssait qu'il nous a fait sortir du pays d'Égypte” (Deutéronome 1:27; “nous” désigne ici les Israélites); • “Je l’ai pris en haine” (Jérémie 12:8 in fine; c’est l’Éternel qui parle; le “l’” se rapporte à “mon peuple”, c’est-à-dire au peuple d’Israël); • “Je les ai pris en haine, (...) je n'aurai plus d'amour pour eux” (Osée 9:15; c’est l’Éternel qui parle; “les” et “eux” se rapportent aux “fils d’Éphraïm”, Éphraïm étant le nom de la tribu la plus importante du Royaume d’Israël); • “J'ai haï Ésaü, j'ai fait de ses montagnes une solitude, j'ai livré son héritage aux chacals du désert” (Malachie 1:3; c’est l’Éternel qui parle).

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[3] • “L'Éternel dit à Josué [successeur de Moïse]: «(...) Prends avec toi tous les hommes de guerre et lève-toi, monte attaquer Aï (...)»” (Josué 8:1); • “Vaillant guerrier, l’Éternel est avec toi!” (Juges 6:12; parole adressée à Gédéon par l’ange de l’Éternel); • “Cette guerre n'est pas votre affaire, c'est celle de Dieu” (II Chroniques 20:15 in fine, traduction Bible du Semeur; pour leur part, Louis Segond et Segond 21 traduisent de la manière suivante: “Ce ne sera pas vous qui combattrez, ce sera Dieu”); • “Beaucoup tombèrent dans le combat, parce que cette guerre venait de Dieu” (I Chroniques 5:22; autres traductions: ◊ “Dieu ayant mené le combat, la plupart avaient été tués”, ◊◊ “Il y eut beaucoup de morts, parce que le combat venait de Dieu”); • “Proclamez ceci parmi les nations: «Préparez la guerre! (...) Que tous les combattants s’avancent et qu’ils entrent en campagne! De vos socs, forgez des épées et de vos serpes, des lances»” (Joël 3:9-10 ou 4:9-10, selon la numérotation adoptée; c’est l’Éternel qui parle, poussant les peuples à se combattre); • “Levez-vous, ordonne l'Éternel, marchez contre ce peuple paisible [Hatsor, dans le nord-est de l’Arabie] qui vit en sécurité dans ses demeures; ils n'ont point de portes closes, point de verrous” (Jérémie 49:31); • “Monte contre le pays rebelle [la Babylonie] et châtie ses habitants! Poursuis-les, voue-les à l’extermination, dit l'Éternel. Fais tout ce que je t’ai ordonné!” (Jérémie 50:21; lire aussi Jérémie 50:9-10 et 51:20-24).

[4] La criminalité est omniprésente dans la Bible. Cela commence par Caïn (profession: cultivateur), qui tua son frère Abel (lequel était berger) pour une sombre histoire d’offrandes à l’Éternel (cf. Genèse 4:1-16, en particulier 4:2 in fine et 4:8). Sans les réactions incompréhensiblement divergentes de l’Éternel face à ces offrandes, il n’y aurait pas eu de meurtre. La responsabilité de l’Éternel est donc fortement engagée dans cette ténébreuse affaire.
S'agissant de Moïse, on s’est demandé ce qui avait bien pu lui valoir le redoutable honneur d'être choisi par l'Éternel. Le seul haut fait connu accompli par Moïse avant que Dieu ne fasse de lui son porte-parole et l’exécuteur de ses hautes oeuvres est relaté dans Exode 2:12 : “Alors, s’étant tourné de tous côtés et voyant qu’il n’y avait personne, il [Moïse] tua l’Égyptien et enfouit son corps dans le sable” [4.1]. Dieu avait-il besoin d’un tueur? Le fait est qu’il utilisa son protégé pour faire périr un très grand nombre d’Égyptiens (Exode 14:15-28 en apporte l’éclatante démonstration).

[4.1] Voir également • Le Coran XX:40 : “Tu as ensuite tué un homme” (c’est Dieu qui parle, s’adressant à Moïse); • Le Coran XXVIII:15 : “Moïse lui donna un coup de poing et le tua”; • Actes 7:28 : “Veux-tu me tuer, comme tu as tué hier l’Égyptien?” (question posée à Moïse par un Israélite; dans le même sens: Le Coran XXVIII:19); • Le Coran XXVIII:33 : “ Seigneur, dit Moïse, j’ai tué l’un d’entre eux”.
• “Et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle” (I Jean 3:15).
“Quant aux (...) meurtriers, (...) leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort” (Apocalypse 21:8).
Moïse, apparemment, aimait voir couler le sang. Le livre du Lévitique rapporte comment il égorgea successivement un taureau (8:14-17) et deux béliers (8:18-36), avant d’ordonner à son frère Aaron, qui s’exécuta, d’égorger, dans l’ordre, un jeune veau (9:2 et 9:8-11), un bélier (9:2 et 9:12-14), un bouc (9:3 et 9:15-17), un second veau (9:3), un agneau (9:3), un taureau (9:4 et 9:18-21) et encore un bélier (9:4 et 9:18-21). Cette boucherie eut lieu, il convient de le préciser, à l’occasion d’une cérémonie religieuse organisée à “la gloire de l’Éternel” (9:23). À la décharge des deux frères, on leur accordera qu’ils ne firent que se conformer aux ordres précis dictés par le Très-Haut: • “Moïse fit donc comme l’Éternel lui avait commandé” (8:4); • “Voici ce que l’Éternel a ordonné de faire” (8:5 et 9:6); • “(...) comme l’Éternel l’avait ordonné à Moïse” (8:9 et 8:21); • “(...) comme l’Éternel le lui avait ordonné” (8:13, 8:17, 8:29 et 9:10); • “Aaron et ses fils firent tout ce que l’Éternel leur avait commandé par l’intermédiaire de Moïse” (8:36); • “(...) comme l’Éternel l’a commandé” (9:7); voir aussi 16:2 + 16:11 + 16:15: “L’Éternel dit (...) à Moïse: «(...) il [Aaron] égorgera son taureau (...). Enfin, il [toujours Aaron] égorgera le bouc»”.
Il reste à espérer que Moïse
1°) avait effectivement été choisi par Dieu pour être son porte-parole
et
2°) a correctement transmis les instructions reçues;
en d’autres termes, que Moïse
3°) ne s’est pas pris pour Dieu en personne.
Car si Moïse (homme, donc faillible) devait ne pas avoir été le messager fidèle, le porte-parole au-dessus de tout soupçon que juifs, chrétiens et musulmans s’accordent à voir en lui, cela remettrait en cause beaucoup de choses. En particulier, là où Lévitique 7:37, 11:46, 12:7, 13:59, 14:32, 14:54, 14:57, 15:32 et où Nombres 5:29, 6:21 et 30:17 déclarent “Telle est la loi”, des révisions deviendraient possibles.
Mais il n’y a aucune raison de douter ou de s’inquiéter. Le livre des Nombres, en effet, atteste que “Moïse était un homme très doux; il l’était plus qu’aucun homme sur la surface de la terre” (12:3; certains traducteurs ont opté pour “humble” ou “patient” plutôt que pour “doux”). Dieu soit loué, ce brave Moïse - à propos duquel Étienne affirmera plus tard qu’il “était beau aux yeux de Dieu” (Actes 7:20) - a fait école: l’histoire moderne offre maints exemples de leaders charismatiques qui, mus par une douceur [4.1.1] et une humilité [4.1.2] supérieures, ont imposé ou tenté d’imposer leur loi à tout un peuple, quand ce n’est pas au monde entier. On ne peut s’empêcher d’avoir ici une pensée émue pour ces grands bienfaiteurs de l’humanité que furent le petit Napoléon, le petit Hitler, le petit père des peuples (Staline) et le tout petit (minuscule, mais alors vraiment minuscule) George Walker Bush [4.1.3]. Le manque de place ne permet malheureusement pas d’énumérer les dictateurs et oppresseurs de tous poils qui se sont chargés, au grand dam d’Amnesty International, de pimenter le pain quotidien de nombreux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Les survivants se reconnaîtront.

[4.1.1] “Heureux ceux qui sont doux car la terre leur appartiendra” (Matthieu 5:5; extrait du Sermon sur la montagne, prononcé par Jésus).

[4.1.2] “Les humbles posséderont la terre et ils jouiront d’une grande prospérité” (Psaumes 37:11).

[4.1.3] • “Le Très-Haut domine sur toute royauté humaine; il accorde la royauté à qui il veut et peut établir roi le plus insignifiant des hommes” (Daniel 4:14 in fine ou 4:17 in fine, selon la numérotation adoptée); • “Le Dieu très-haut est maître de toute royauté humaine et (...) il élève à la royauté qui il veut” (Daniel 4:22 in fine ou 4:25 in fine, selon la numérotation adoptée; dans le même sens: Daniel 5:21 in fine).
George Bush junior restera sans doute dans l’imaginaire collectif comme le chef d’État le plus conforme à l’idéal judéo-chrétien que l’histoire ait connu: “Ce que l'Éternel demande de toi, c'est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde et que tu marches humblement avec ton Dieu” (Michée 6:8). Les témoignages d’Abou Grahib et de Guantanamo montrent à l’envi que le quarante-troisième Président des États-Unis était comme cul et chemise avec ce Dieu qui - par la grâce, en particulier, des voix évangéliques - l’avait fait élire. “Le Dieu du ciel t'a donné la royauté, la puissance, la force et la gloire” (Daniel 2:37). Quand le Seigneur ordonna à George W. d’attaquer l’Irak, il n’eut pas besoin de le dire deux fois...

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13/05/2018

Bénie entre toutes les femmes

images-1.jpegEn cette journée où les mères sont fleuries et honorées, si nous nous intéressions un peu à celle parmi les mères que les chrétiens considèrent comme bénie entre toutes les femmes, à savoir Marie de Nazareth?

Si l'on admet que Marie avait (au moins) quinze ans quand elle mit Jésus au monde et que Jésus avait (au moins) trente-trois ans quand il fut mis en croix, on doit considérer que la première nommée avait une cinquantaine d’années quand elle assista à la crucifixion du fruit béni de ses entrailles (Jean 19:25-27 atteste en effet de la présence, "près de la croix", de Marie mère de Jésus). Curieusement, après le départ de Jésus pour d’autres cieux, on n’entend plus parler de sa mère, elle qui avait pourtant été glorifiée et déclarée "bénie entre les femmes" (Luc 1:42; la Bible du Semeur traduit: "bénie plus que toutes les femmes"). En particulier, on ignore quand, où et dans quelles circonstances elle serait décédée. Aucun livre du Nouveau Testament images.jpeg(qu’il s’agisse des Évangiles, des Actes des apôtres [1] ou de l’une quelconque des vingt-et-une épîtres canoniques) ne s’intéresse plus à elle, comme si, après avoir été portée aux nues et célébrée comme un modèle de pureté, de vertu, d’humilité et de piété, la Mère du Messie était devenue quantité négligeable. Combien de temps Marie a-t-elle survécu à la disparition de son rejeton [2]? Est-elle morte de vieillesse? De chagrin? De honte? D’une maladie? A-t-elle été victime d’un accident? Fut-elle assassinée? S’est-elle suicidée? On n’en sait rien, toutes les conjectures sont permises. On peut juste supposer qu’elle avait plutôt des allures de petite vieille ratatinée que d’innocente jeune femme quand elle est montée au ciel.

L'Église catholique professe que Marie, au terme de sa vie terrestre, est entrée directement dans la gloire du ciel, âme et corps, sans connaître la mort et la corruption physique qui s’ensuit (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Assomption_de_Marie).
Cet événement donne lieu à une fête liturgique célébrée chaque année le 15 août. Non seulement il ne repose sur aucune base biblique mais il n’apparaît que dans des écrits apocryphes tardifs liés à la tradition populaire. Ce qui n’a pas empêché l’Église catholique d’en faire un dogme infaillible [3], conçu dans le prolongement de la virginité perpétuelle de Marie, crânement demeurée pucelle jusqu’à sa mort (autrement dit, jusqu’à son immaculée assomption). À propos de cette doctrine, ceux qui se demandent si Marie est restée vierge depuis qu’elle a gagné le ciel où elle file le parfait bonheur devraient avoir honte de soulever une telle question: le Vatican ayant décrété qu’il s’agissait d’une virginité perpétuelle, sa position ne saurait être ignorée au paradis. Autrement dit: le Saint-Siège ayant la science infuse, ses prises de position ne se discutent pas, au ciel comme sur la terre. Si le pape le dit, c’est qu’il a raison. Ou, pour le moins, qu’il a de bonnes raisons... Conclusion: le Vatican a toujours raison, même quand ses raisons heurtent la raison.

Peut-être certains lecteurs se demandent-ils comment Marie a-t-elle bien pu rester vierge jusqu'à la naissance de Jésus, voire bien au-delà. En d'autres termes: comment le Saint-Esprit s'y est-il pris pour féconder la jeune fille? Tout d'abord, une question mérite d’être posée: pourquoi Dieu a-t-il jeté son dévolu sur Marie plutôt que sur une autre femme? Il faut croire qu’il en était arrivé à la conclusion que l’appareil génital de la jeune fille, idéalement enfoui sous une broussaille de poils couleur ébène et protégé par un hymen intact, offrirait à l’embryon de Jésus les meilleures chances de se développer harmonieusement. Sur la question de savoir comment le Saint-Esprit allait procéder pour introduire la petite graine dans le ventre de Marie sans déchirer son hymen, Dieu faisait confiance à l'ange Gabriel, son fidèle associé, auquel il avait pris l'habitude de confier le rôle du Saint-Esprit: il trouverait bien une solution. Et sur la question de savoir comment ferait Jésus pour sortir du ventre de sa mère en lui épargnant l'embarras de la défloration, alors là il faut quand même dire la vérité, même si elle n’est pas bonne à entendre. La vérité (la vérité vraie, crue, nue, ultime, divine et sublime), c’est que Dieu n’en avait strictement rien à foutre de la virginité de Marie. Par contre, les bouffonneries de l’ange Gabriel dans son habit de fou du Roi l’amusaient beaucoup, surtout quand son protégé descendait sur terre pour se payer la tête des humains, abusant de leur bonne foi et se jouant de leur crédulité sans borne. Le jeu était si plaisant que Dieu avait surnommé Gabriel "mon ange farces et attrapes". Qui ne se souvient, au ciel, de l’hilarité générale provoquée par Gabriel quand il fit gober à Mahomet que Jésus (alias Îsâ, ou Hissa) parlait déjà comme un adulte alors qu’il n’était encore qu’un petit bébé (cf. Le Coran III:45-46, V:110 et XIX:29-33). Un autre éclat de rire retentissant est celui qui se produisit à la vue de la tête que faisait Zacharie après que Gabriel lui eut dit: "Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu; j'ai été envoyé pour te parler et pour t'annoncer une bonne nouvelle. Voici: tu vas devenir muet et tu ne pourras plus parler" (Luc 1:19-20). Pour les bonnes nouvelles, avec la Bible et le Coran on est vraiment gâté.

C'est pourtant l'islam, explicité par Wikipédia, qui fournit gracieusement les éclaircissements souhaitables à propos de la subite - mais ô combien glorieuse - grossesse de Marie: ”(…) la tradition musulmane affirme que ʿĪsā [Jésus] est directement créé par la Parole de Dieu «kun» («Sois» en arabe), l'«impératif divin» manifesté par un rûh [4] de Dieu, souffle divin intemporel insufflé en Maryam [Marie], le même souffle qui anime Adam et transmet la révélation aux Messagers, notamment à Mahomet"
(https://fr.wikipedia.org/wiki/ʿĪsā#cite_ref-9). Et paf! Autant dire, après cette démonstration à couper le souffle, que si quelque sceptique doublé d’un récalcitrant et triplé d’un pinailleur [5] avait encore l’audace de venir mettre en doute la conformité de la grossesse mariale avec les lois de la nature et de l’univers, sa place se trouverait dans un asile psychiatrique aux côtés de ceux qui nient la résurrection christique. Car il n’y a rien, absolument rien d’anormal ou de mystérieux dans le fait que Marie soit tombée enceinte. N’était-elle pas nubile?

Comme on le voit, dans l'islam comme dans le christianisme, mariologie et magie font bon ménage. Pour ceux qui ne le sauraient pas, la mariologie est la branche de la théologie chrétienne qui étudie et réfléchit sur la place de Marie, mère de Jésus-Christ, dans le mystère du salut du monde. Certaines facultés de théologie (comme celle de l'Université catholique de l'Ouest, à Angers) possèdent une chaire de mariologie.

Et c'est parce que j'étais destiné à devenir mariologue que mes parents, conseillés par l'ange Gabriel, m'ont affublé du prénom de Mario.



[1] Pour être exact, Luc mentionne une ultime fois Marie en Actes 1:14, où il rapporte qu’après l’Ascension de Jésus, "tous [les apôtres] persévéraient d'un commun accord dans la prière, avec les femmes, avec Marie mère de Jésus et avec les frères de Jésus".

[2] Quand les prophètes de l’Ancien Testament prédisent la venue d’un Messie, ils parlent de lui comme d’un "rejeton" (cf. Ésaïe 11:1, 11:10 et 53:2). Romains 15:12 et Apocalypse 5:5 reprennent ce terme pour l’appliquer directement à Jésus. Dans Apocalypse 22:16, Jean de Patmos fait dire à Jésus: "Je suis le rejeton de la racine de David et son descendant, l'étoile brillante du matin".

[3] “Le 11 octobre 1954 le Pape Pie XII a proclamé l'Assomption corporelle de Marie en tant que dogme officiel de l'Église Catholique Romaine, devant être reconnu comme tel par tous les fidèles” (source: «http://www.bibliste.com/Mariolat.html»).

[4] Vérification faite, c’est bien rûh (ou ruh) qu’il faut lire, et non pas rut.

[5] Pinailleur : quand il est utilisé dans le sens de "coïter de façon velléitaire et désordonnée" (définition donnée par Jacques Cellard et Alain Rey dans leur Dictionnaire du français non conventionnel, Hachette 1980), le verbe pinailler est dérivé de piner, qui signifie "faire l’amour, posséder charnellement" («http://fr.wiktionary.org/wiki/piner»). Quant au substantif correspondant à piner, à savoir pine (nota bene: qui est du genre féminin), il s’agit d’un terme d’argot ayant le sens de "membre viril, pénis, verge" («http://fr.wiktionary.org/wiki/pine»). Contrairement à ce qu’affirment certains malotrus, le fait que le mot "pine" soit présent dans le mot copine au même titre que le mot "pain" est présent dans le mot copain ne permet pas de deviner ce que partagent avec leurs copines ceux qui partagent leur pain avec leurs copains.

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12/05/2018

Ce billet est destiné à Pierre Jenni et à lui seul

Les croyants sont persuadés que les textes qu'ils appellent sacrés ont été inspirés par Dieu.
Que faut-il en penser?

Quand l’apôtre Paul parle, en Colossiens 2:22, “de commandements et d’enseignements humains” (traduction Segond 21), cela ne vaut-il pas pour le contenu de la Bible et du Coran? Quand Jésus, indigné et s’appuyant sur Ésaïe 29:13, reproche aux pharisiens d’enseigner “des préceptes qui ne sont que des commandements inventés par les hommes” (Matthieu 15:9 et Marc 7:7), ce reproche ne pourrait-on pas l'adresser à Jésus lui-même, de même qu’aux évangélistes qui ont relayé son message, à Paul et au vénérable Mahomet?

Si, remontant le temps, on mesure le contenu de la loi mosaïque à l’aune des passages qui viennent d’être cités, on bute sur une question essentielle, susceptible de remettre en cause les fondements mêmes du judaïsme et, par ricochet, ceux du christianisme et de l’islam:

• plutôt que de les considérer comme étant de provenance ou d’inspiration divine, ne convient-il pas d’admettre que les six cent treize commandements de la Torah (ou, si l’on préfère, du Pentateuque) ainsi que les autres préceptes de la loi mosaïque furent d’origine et d’inspiration purement humaines?

Cette question cruciale à peine posée en appelle aussitôt une autre, tout aussi décisive:
• la suspicion de fraude qui pèse sur la Torah - oeuvre entièrement humaine, n’ayant été ni dictée ni même inspirée par Dieu - ne doit-elle pas être étendue aux déclarations des prophètes, y compris à celles des deux plus célèbres d’entre eux: Jésus et Mahomet?

Pierre : Voilà bien le débat: croire ou ne pas croire...
Blogueur : C’est toute la question, en effet.

Pierre : Et si croire, que croire...

Blogueur : Je ne te le fais pas dire.
Pierre : Si, tu me le fais dire! C’est bien toi qui rédiges ce blog, non? Dans cette histoire, je ne suis qu’un faire-valoir, tu le sais bien. Ce que tu mets dans ma bouche, je le dis [1].
Blogueur: Chuuut!
Pierre : Quoi chuut? Je peux bien dire ce que je pense, non? De toute façon, ce billet n’étant destiné qu’à moi et à moi seul, je suis le seul à le lire. Alors, que je parle ou que je me taise, que t’importe? Et si je parle, que ce soit à voix basse ou en criant sur les toits, quelle différence? De toute façon, il n’y a que toi qui puisses m’entendre.
Blogueur : On ne peut pas exclure la présence de voyeurs... Mais soit: parle et dis ce que tu penses, à haute et intelligible voix.
Pierre : Mais c’est ce que j’ai toujours fait!
Blogueur : Fort bien! D'après toi: quand tu as dit, il y a un instant: “Et si croire, que croire”, c’était ce que tu pensais ou c'était ce que j'avais décidé de te faire dire?
Pierre : C’était ce que je pensais mais c’est toi qui me l’as fait dire.
Blogueur : Curieuse réponse! N’essaye pas de t’abriter derrière des faux-fuyants: à partir du moment où tu penses, tu es.
Pierre : Le problème, c’est que je ne suis pas libre de penser ce que je veux, puisque c’est toi qui penses pour moi.
Blogueur : Si je te laissais penser par toi-même, en serais-tu capable?
Pierre : Si tu me laissais penser par moi-même, je ne serais pas moi. Qui plus est, je n’existerais même pas.
Blogueur : De plus en plus curieux!
Pierre : C’est pourtant vrai: à qui dois-je d’exister, si ce n’est à toi? Si tu n’existais pas, je n’existerais pas. Tu es le Dieu qui m’as créé, le Père qui vis en moi. Mais le libre arbitre t’appartient à toi seul, pour ma part j’en suis privé. Résultat: je ne suis qu’une marionnette entre tes mains. Tu m’as créé pour que je pense comme toi et que je m’aligne sur ta Parole.
Blogueur : Tout ce que tu viens de dire, tu le penses vraiment?

Pierre : Oui et non.
Blogueur : Comment ça, oui et non? Explique-toi, singulier Pierrot.
Pierre : Tout ce que je viens de dire, en réalité c’est toi qui le penses, y compris ma dernière réplique: “oui et non”. Pour la bonne raison que c’est toi qui écris dans ce blog (curieux blogueur, en vérité).
Blogueur : Comment peux-tu savoir ce que je pense? Comment peux-tu le savoir, si tu n’es pas capable de penser par toi-même? Voilà bien la preuve que ta pensée ne dépend pas de la mienne, qu’elle est autonome.
Pierre : Ah, scélérat! Tu te moques de moi! De moi ta créature, que tu as façonnée à ton image! Voilà qui ne t’honore pas.
Blogueur : Veux-tu que je te dise?

Pierre : Dis toujours, on verra bien.

Blogueur : Si tu restes bien sagement assis à ta place, si tu n’essayes pas de n’en faire qu’à ta tête et de manger des fruits défendus, tout ira bien. Tu pourras même prétendre à la vie éternelle, foi de… - foi de moi. Mais pour cela, il faut que tu continues à répéter sans rouspéter tout ce que je te commanderai [2]. Certes, je t’ai créé mais pas entièrement à mon image, comme tu sembles le croire. Pas pour que tu te mettes à penser, en tout cas. Tu ne t’appelles pas Pinocchio, que je sache et je ne suis pas menuisier. Est-ce assez clair?
Pierre (à lui-même) : Mon Dieu, mon Dieu, qui suis-je? Suis-je moi ou ne suis-je pas moi? Pourquoi suis-je au monde? Que fais-je en ce lieu? Me voilà piégé! Je n’ai pas le choix.
Blogueur (à lui-même) : Ainsi naissent les prophètes. Encore un qui marchera droit.
Pierre : C’est trop injuste, quand même!
Blogueur : Comment ça, trop injuste? Et qu’est-ce qui est injuste, d’abord? Dis- le moi sans détour: que sais-tu de la justice?
Pierre : Rien que tu ne saches déjà.
Blogueur : Et d’après toi, qu’est-ce que j’en sais, moi, de la justice?
Pierre (ironique) : Moins que le diable, en tout cas...

Blogueur : Ça, c’est encore à voir. Et change de ton avec moi, sinon ça va mal finir.

Pierre : Très bien, très bien... En somme, c’est pour refléter ta gloire [3] que je suis là; c’est bien ça?
Blogueur : Tu es là pour mettre en valeur ma pensée, pas pour me contredire ni pour avoir le dernier mot.

Pierre : J’en prends no... Pardon, je n’ai rien dit.

Blogueur : Bien. Sur ce, je te libère. J’ai besoin de repos.

Pierre : Attends! Attends! Je vais te le dire, ce que je sais de la justice. Ce que je sais de la justice, c’est qu’il n’y a pas de justice sans injustice. Car je te le demande: comment la justice pourrait-elle exister s’il n’y avait pas l’injustice? La justice sans l’injustice, cela n’aurait aucun sens. Oui, c’est ça: la justice ne peut exister que parce que l’injustice existe; les deux sont cul et chemise, elles ne peuvent se passer l’une de l’autre - tout comme Dieu ne peut se passer du diable et vice-versa. Tu piges?

(L’auteur, exaspéré, s’est endormi)
——————————————————

[1]
• Point de vue de l’auteur :
◊ “Je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui commanderai” (Deutéronome 18:18, second discours de Moïse); ◊ “J’ai mis mes paroles dans ta bouche” (Ésaïe 51:16; c’est Dieu qui parle); ◊ “Mes paroles, que j'ai mises dans ta bouche, ne cesseront point d'être dans ta bouche (...), dit l'Éternel, dès maintenant et pour toujours!” (Ésaïe 59:21).

• Point de vue du lecteur :
◊ “Et l'Éternel me dit: «Voici, j’ai mis mes paroles dans ta bouche»” (Jérémie 1:9); ◊ “En effet, je n’ai point parlé de mon chef; mais le Père (...) m’a prescrit ce que je dois dire et comment je dois parler. (...) Ce que je dis, c’est ce que le Père m’a ordonné de dire” (Jean 12:49-50; c’est Jésus qui parle); ◊ “Les paroles que je vous dis, ce n’est pas de moi-même que je les prononce” (Jean 14:10; c’est toujours Jésus qui parle); ◊ “La parole que vous entendez n’est pas de moi, mais elle est du Père qui m’a envoyé” (Jean 14:24, c’est encore Jésus qui parle; quatre versets plus loin, il précise: “Le Père qui m’a envoyé est plus grand que moi”); ◊ “Je fais ce que le Père m’a commandé” (Jean 14:31).

[2] “Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande” (Jean 15:14; c’est Jésus qui parle, s’adressant à ses disciples). Corollaire: “Vous êtes mes ennemis si vous ne faites pas ce que je vous commande”. La relation à Jésus est d’une simplicité enfantine: il suffit de ne pas se poser de questions et de lui obéir aveuglément. Une aubaine pour les simples d’esprit.

[3] Quelques paroles des Écritures traitant de la gloire :

• Point de vue de l’auteur A:

◊ “Tous ceux (...) que j'ai créés pour ma gloire” (Ésaïe 43:7; c’est l’Éternel qui parle); ◊ “Je ne céderai pas ma gloire à un autre” (Ésaïe 42:8 et 48:11; c’est l’Éternel qui parle); ◊ “La gloire du Dieu bienheureux” (I Timothée 1:11).

• Point de vue de l’auteur B:

◊ “Je ne cherche point ma gloire” (Jean 8:50; prononcé par Jésus); ◊ “Ne cherchons pas une vaine gloire” (Galates 5:26 in initio; dans le même sens: Philippiens 2:3 in initio); ◊ “Si j'annonce l'Évangile, ce n'est pas pour moi un sujet de gloire” (I Corinthiens 9:16); ◊ “Ma gloire est emportée comme par le vent” (Job 30:15; traduction Louis Segond et Nouvelle Édition de Genève 1979).

• Point de vue du lecteur:

◊ “Rechercher la gloire des autres est un honneur” (Proverbes 25:27); ◊ “(...) le reflet de sa gloire” (Hébreux 1:3 in initio; l’auteur de l’épître présente ici Jésus comme étant le reflet de la gloire de Dieu); ◊ “Ton Dieu sera ta gloire” (Ésaïe 60:19 in fine). ◊ “Gloire à Lui!” (Le Coran XXX:40 et XXXIX:4); ◊ “Gloire à Dieu, le meilleur des créateurs!” (Le Coran XXIII:14 in fine).

• Globalisation de la perspective:

La gloire de Dieu, c'est de cacher les choses” (Proverbes 25:2). À ce sujet, Jésus a déclaré: “Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour” (Luc 8:17; dans le même sens: Luc 12:2, Matthieu 10:26, Marc 4:22 et l’Évangile extra-canonique de Thomas, logia 5 et 6). Longtemps avant Jésus, Job avait déjà observé: “L'homme dissipe les ténèbres; il explore, jusqu'aux extrêmes limites (...)” (Job 28:3) “(...) et il met au jour ce qui était caché” (Job 28:11 in fine).

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11/05/2018

La Vierge Marie: immaculée ou... inoculée?

En cette période de célébration de l’Ascension, qui précède de peu la Fête des Mères, il paraît tout indiqué d’avoir une pensée pour la mère de Jésus, qui elle aussi - d’après le catholicisme en tout cas [1] - serait montée au ciel.

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